Le terme biodiversité est un terme « valise » où chacun projette ses représentations du monde vivant et de la nature, en fonction de sa culture, de son expérience, de ses besoins ou de son intérêt immédiat. Il n’en reste pas moins que le thème dominant parait être celui d’une nature assiégée par les activités humaines.
On nous présente le plus souvent une image d’Epinal de la nature harmonieuse, équilibrée, maintenant défigurée par l’homme. On a presque envie de dire : qu’elle serait bien la nature sans l’homme, ce qui n’est pas recevable bien entendu. Il n’empêche que selon cette logique, l’espèce humaine est accusée d’être responsable d’une 6ème extinction de masse (dramatisation), et il est indispensable dit-on de tout mettre en œuvre pour arrêter l’érosion de la biodiversité (déclamation).

Il y a effectivement des espèces et des écosystèmes qui disparaissent sous l’effet des activités humaines. C’est indéniable, et on peut à bon droit s’en émouvoir. Mais que ce soit pour la gestion des ressources vivantes ou la protection d’espèces menacées, les réponses à apporter sont loin d’être simples lorsqu’on se confronte aux réalités du terrain. La biodiversité en effet, est une des facettes du développement durable. C’est dans nos modes de développement, dans les systèmes économiques et politiques mis en place, que l’on doit rechercher des solutions éventuelles aux processus d’érosion de la biodiversité.
Dans le « prêt à penser » qui structure actuellement beaucoup de discours sur la biodiversité, l’idéologie est fortement sous-jacente. Certains trouvent néanmoins leur intérêt dans les discours alarmistes et populistes. On peut pourtant s’interroger sur la pertinence et l’objectivité de certaines idées colportées tant par des ONG de protection de la nature que par quelques scientifiques. Et il est un fait que les discours le plus souvent globalisateurs et réducteurs cachent l’existence de situations très contrastées : les actions de l’homme n’affectent pas de la même manière les vertébrés et les micro-organismes, et la diversité biologique du lac Léman qui a moins de 15 000 ans d’existence, n’a rien à voir avec celle du lac Tanganyika qui a plus de 10 millions d’années d’existence.
La définition classique selon laquelle il s’agit de la diversité des espèces vivant sur la terre, celle de leurs gènes, et celle des écosystèmes dans lesquelles vivent ces espèces est juste, mais réductrice.

Car la biodiversité c’est aussi le grand ensemble des ressources génétiques (les gènes des parents sauvages des espèces domestiques), des molécules à usages pharmaceutiques ou industriels, des brevets sur le vivant. C’est ce que l’on a appelé « l’or vert » lors des discussions autour de la Convention sur la Biodiversité en 1992 à Rio de Janeiro. En réalité, c’est surtout cette perspective de valorisation de la diversité biologique qui a intéressé les pays du sud à Rio, pas la protection de la nature.
La biodiversité c’est aussi l’ensemble des ressources vivantes naturelles exploitées par l’homme : poissons, champignons, baies, bois, gibier, etc.. Ces ressources jouent un rôle important dans notre économie alimentaire. On parle beaucoup actuellement des pêches marines et de la surexploitation des stocks de poissons par la pêche industrielle. Simultanément, de nombreuses espèces animales ou végétales sont également surexploitées pour les pharmacopées traditionnelles, notamment en Asie.

Mais on peut parler aussi de tous les usages de nature affective ou ludiques de la diversité biologique : nouveaux animaux de compagnie (NAC), horticulture, aquariologie, etc.. Il s’agit là d’un marché très actif. Sans oublier que la biodiversité fait partie intégrante de notre imaginaire, par les contes, les films, les totems, etc...
La biodiversité ce n’est donc pas seulement la protection de la nature. C’est également tout un ensemble de ressources utilisées par l’homme, pour son usage alimentaire, ou pour son bien être et ses activités ludiques.
Oui, les activités humaines interfèrent avec la dynamique de la biodiversité. Mais il faut se garder de tout globaliser. En effet, tous les groupes végétaux et animaux ne sont pas concernés de la même manière par les activités humaines et les changements globaux. Si l’érosion de la biodiversité est sans aucun doute importante chez les vertébrés, il semble au contraire que les microorganismes profitent de ces activités. Or virus et les bactéries constituent une part très importante et encore très mal évaluée de la biodiversité …! Et leur rôle dans le fonctionnement de la biosphère est particulièrement important.

Pour de nombreux invertébrés, on en est au stade des spéculations. Nous sommes bien loin d’avoir fait l’inventaire de la biodiversité, et les chiffres quelquefois avancés pour quantifier l’érosion de la biodiversité n’ont qu’une valeur anecdotique sur le plan scientifique tant les méthodes utilisées sont rudimentaires. Il faut donc se méfier de leur utilisation. Dans ce contexte, parler de manière globale de sixième extinction, relève plus d’un mode de communication que d’un fait scientifique. La réalité de l’érosion, évidente pour certains groupes, reste en effet à démontrer pour d’autres.

Enfin, on connait mal la vitesse de spéciation chez la plupart des groupes végétaux et animaux. Elle est globalement d’autant plus rapide que les espèces ont des cycles courts. Or la spéciation se poursuit, et certaines actions de l’homme créent des conditions favorables à l’apparition de nouvelles espèces. Un aspect qui est le plus souvent passé sous silence dans les discours médiatiques. Il est vrai que la spéciation pour certains groupes demande du temps, beaucoup plus de temps que l’échelle de la vie humaine. Mais pour d’autres, cette spéciation peut intervenir rapidement. Evitons donc de généraliser hâtivement.
Il faut protéger la biodiversité ? Oui, mais laquelle ? Le discours globalisateur laisse penser qu’il faut protéger toute la biodiversité. Il passe sous silence le fait que l’homme, depuis ses origines, a eu à lutter contre une partie de la biodiversité :

• les parasites, les maladies virales et bactériennes
et leurs vecteurs ; pensons au paludisme ou à la grippe, ainsi qu’à
toutes les maladies des plantes et animaux domestiques
• les
nuisances
d’origine animale ou végétale ;
• les espèces dangereuses pour
l’homme, des prédateurs (ours, loup, etc.), aux serpents ;
• il
faudrait aussi parler des phobies (araignées par
exemple).

Autrefois on parlait d’espèces nuisibles. Mais on nous a appris que ce terme était politiquement incorrect. On continue cependant à faire comme avant (lutter contre ces espèces) mais sans trop de publicité ! Dans la vie quotidienne on voit bien cependant que l’on ne veut pas du loup, que tout le monde est content d’être débarrassé des moustiques, et qu’il n’y a pas de société de protection du ver solitaire (en voie de disparition mais pas sur les listes rouges ?). Ce n’est pas la nature sauvage à laquelle le citoyen aspire, mais à une nature jardinée débarrassée de ses nuisances.
On doit clairement prendre position sur le fait que l’on ne veut pas tout conserver, que nous avons à lutter contre certaines espèces, et que nous devons développer des stratégies pour cela, plutôt que de demander de manière souvent irresponsable le retrait pur et simple des pesticides. Ce n’est pas toujours le produit qui est en cause, mais la manière dont on l’utilise.

La lutte contre les « nuisibles » fait à n’en pas douter des dégâts collatéraux mais on peut minimiser les impacts des pesticides sur les autres espèces en se donnant les moyens de sélectionner les bons insecticides et en mettant en place des stratégies de lutte adaptées. Mais que dit le prêt à penser sur ces questions ?
La plupart des écrits et des discours sur la biodiversité identifient quatre causes factuelles principales : surexploitation, disparition ou transformation des habitats, introductions d’espèces, pollutions. On voit ainsi que la biodiversité est une des victimes du développement non-durable.

Mais on voit moins souvent apparaître les causes ultimes de ce phénomène :
• La démographie : plus il y a
d’hommes, plus la cohabitation est difficile !
• La pauvreté :
quand on a faim on ne se préoccupe pas de conservation. Or, l’aide au
développement des PED est loin d’être une priorité des pays développés ;
• La
corruption : un phénomène assez bien partagé par tous les pays
;
• La course au profit court terme à l’exemple
des pêches marine qui courent à l’extinction ;
• Les
incitations économiques de type subvention.
En conséquence, si l’on veut lutter contre l’érosion de la biodiversité, il faut s’adresser à ces causes ultimes. Autant dire qu’il faut revoir profondément nos systèmes économiques et sociaux ! Ici encore on reste sur le pas de la porte car on ne voit pas très bien comment régler ces questions de fond.
Quels sont les objectifs qui peuvent être mobilisateurs dans les politiques de conservation ? C’est un domaine très complexe où il est difficile de trouver des consensus. Car, il faut se rendre à l’évidence, la biodiversité n’est pas la préoccupation majeure de la majorité des êtres humains.
Une première approche est de nature morale : toutes les espèces ont droit à la vie. Dans la vie quotidienne, cet argument est de peu de poids devant les réalités économiques. Il n’en demeure pas moins un argument légitime.

Une autre est de dire que la biodiversité est indispensable à la vie sur terre. Les arguments utilisés sont plus souvent de nature idéologique que scientifique, et nombre d’entre eux ne sont pas démontrés ou simplement faux. Toute la diversité biologique n’est pas nécessaire au fonctionnement des écosystèmes contrairement à certaines idées reçues.

Une approche qui semble recevoir plus d’écho est de parler de protection des ressources naturelles vivantes, ou des ressources génétiques. On en comprend mieux l’utilité immédiate, même si dans la vie quotidienne la mise en application est difficile. Les pêches marines sont une belle illustration de la difficulté de faire appliquer des régulations.
Dans le même esprit, on peut envisager de protéger une certaine biodiversité pour la valoriser sur le plan touristique. C’est le cas d’un certain nombre de parcs nationaux, notamment dans des pays du sud, où la biodiversité revêt un aspect suffisamment spectaculaire pour attirer les touristes.
Certains ont pensé qu’il fallait utiliser des arguments compréhensibles par tout le monde (notamment les politiques et les gestionnaires) pour protéger la biodiversité. En l’occurrence, on a cherché à traduire la biodiversité en dollars, une unité de compte universelle… Cette approche économique de la biodiversité reste cependant controversée (comment évaluer la valeur monétaire d’une orchidée ou d’un papillon ?) et ne parait pas, plus que les autres, jouer un rôle de levier efficace en matière de prise de décision.

Il est maintenant très à la mode, à la suite de Millenium Ecosystem Assessment, de parler de biens et services rendus par la biodiversité et les écosystèmes. C’est une autre manière, plus large il est vrai, de parler de la biodiversité « utile » (pour l’homme…). Cette approche intéressante sur le plan conceptuel, trouve cependant ses limites lorsqu’on passe à des évaluations monétaires comme évoqué ci-dessus.
Les aires protégées ont été mises en place pour protéger des espèces et des écosystèmes remarquables. Il s’agit de préserver, dans l’urgence, un état de la nature qui va pourtant nécessairement changer, en fonction du climat par exemple. Dans le contexte du changement climatique à quoi vont alors servir les aires protégées ? Comment continuer à protéger les espèces remarquables quand elles sont menacées ?
Dans les systèmes marins, une politique d’aires protégées est en cours de mise en place. Elle est axée sur la protection des habitats. Elle parait donner de bons résultats. Mais comme pour les milieux terrestres, les pollutions et le climat n’ont pas de frontière.

La philosophie de la protection avec l’homme et non pas contre l’homme est intéressante et généreuse (réserves de la biosphère). Elle se heurte pourtant à des problèmes de fond dans les Pays du sud : pauvreté, insécurité, braconnage, etc. Dans de nombreux sites des réseaux d’aires protégées, la situation est souvent des plus précaires…
Mais les aires protégées ne sont qu’un des moyens d’action. Il faut aussi prendre soin de la nature ordinaire. Et dans ce domaine, nous ne pouvons qu’enfourner les bottes du développement durable : réduire les pollutions, réduire les gaspillages, mieux gérer et mieux répartir les ressources naturelles, etc.
Pour protéger la biodiversité il faut aussi souligner qu’il ne suffit pas de demander plus de recherches naturalistes. Si l’érosion de la biodiversité est liée aux activités humaines, il faut rechercher les moyens d’y remédier dans les comportements des sociétés. C'est-à-dire dans les systèmes de valeurs, les systèmes économiques et politiques existants, dans les options en matière de développement.
La biodiversité est le produit du changement, pas du statu quo. Elle est née des changements de l’environnement (climatiques, géologiques, biologiques, etc..) et de l’adaptation des espèces à ces changements. Au moins 99,9 % des espèces qui ont existé sur terre ont disparu. L’histoire de la biodiversité est donc celle d’un champ de ruines… Or, notre vision de la nature est souvent celle d’un système plus ou moins en équilibre que l’on cherche à protéger en l’état. Cette vision quelque peu fixiste et idéologique nous renvoie aux notions « d’équilibre de la nature »… du 18ème siècle.
Quand on lit que le réchauffement climatique va entrainer la destruction de 1,5 millions d’espèces (article paru dans la revue Sciences), que la remontée du niveau marin va entrainer la destruction des milieux côtiers, etc., on ne peut manquer de s’interroger sur la logique de ces scénarios « catastrophes » qui ignorent l’histoire de la biodiversité ! Ou alors, et c’est peut être vrai, nous allons de catastrophe en catastrophe… ? Le niveau marin était 120 m sous le niveau actuel il y a 15 000 ans. Sa remontée a-t-elle été une « catastrophe » pour la biodiversité côtière ? Ce qui est certain c’est que l’homme n’y était pour rien.
Pour les ONG de protection de la nature, les introductions d’espèces sont une des principales causes d’érosion de la diversité biologique. Une affirmation qui mérite pour le moins d’être explicitée.
Il est vrai que sur les îles, les introductions volontaires ou accidentelles d’espèces (rats, animaux domestiques) ont causé la disparition d’espèces autochtones qui avaient évolué sur les îles de manière isolée. La liste des espèces éteintes comprend beaucoup d’espèces insulaires.
La situation est plus complexe pour les systèmes continentaux. Ainsi, l’Europe qui subit depuis des millions d’années des vagues de glaciations, suivies de réchauffements, s’est repeuplée lors du dernier évènement climatique par des espèces qui avaient trouvé refuge dans le sud. Et par des espèces commensales qui ont accompagné les premiers agriculteurs, ou qui ont été importées, certaines depuis fort longtemps, en raison de leur intérêt agricole ou autre. Personne n’a pu prouver que le recolonisation de l’Europe du nord était achevée… ! Et pour cause, c’est un processus continu, qui n’a pas de raison de s’interrompre avant la prochaine glaciation….

On reconnaît en écologie le rôle des animaux dans le transport des espèces et leur dissémination. On a mis l’accent notamment sur la zoochorie. On a montré que l’écureuil et le geai avaient joué un rôle important dans la recolonisation « par sauts de puce » de l’Europe par les chênes, lors du dernier réchauffement climatique. On a démontré que les oiseaux aquatiques transportaient nombre d’espèces d’un système à l’autre, soit dans leur tractus digestif, soit dans leurs plumes… et on s’en félicite. Mais quand l’homme se mêle de transporter des espèces, cette activité est mise en cause.

On utilise vis-à-vis des espèces introduites le langage xénophobe : elles viennent prendre la place des espèces autochtones, sont prolifiques.... Il est vrai que quelques-unes d’entre elles se mettent à proliférer et deviennent envahissantes, créant ainsi des nuisances. Au même titre d’ailleurs que des espèces autochtones qui prolifèrent parfois elles aussi à l’exemple des méduses sur nos côtes. Mais, dans ce cas, on traite les méduses d’envahisseurs. L’idéologie ici encore prime sur l’objectivité scientifique.
Un cas assez emblématique en matière d’introduction d’espèces est celui de la perche du Nil dans le lac Victoria qui aurait entraîné la disparition des petits poissons cichlidés endémiques du lac. Sans nier le rôle prédateur de cette espèce, on a pu montrer que l’une des causes principales de la disparition des Cichlidés et de la prolifération du prédateur était en réalité l’eutrophisation du lac : diminution de la transparence, désoxygénation des eaux du fond sur lequel se reproduisent les Cichlidés, etc.. L’arbre cache la forêt !
Dans le monde réel, nos paysages regorgent d’espèces introduites dont certaines sont considérées maintenant comme patrimoniales (le mimosa ou la carpe par exemple..). Les transferts d’espèces pour l’horticulture ou pour les activités ludiques sont importants. Les espèces voyagent aussi dans les containers et les ballasts des bateaux. Alors ? Bienvenues aux immigrés ? Ou allons nous interdire les transports internationaux ? Ou allons nous barricader les frontières ? La page de garde du supplément hebdomadaire du monde affichait en décembre 2009 une photo d’un ours avec le commentaire « espèces, vos papiers ! ». Quoiqu’il en soit les législations concernant les introductions sont inappliquées et probablement inapplicables…
L’homme entre en concurrence avec les autres espèces c’est indéniable, mais ce n’est pas nouveau... il le fait depuis les origines de l’espèce humaine. Et il n’est pas le seul ! Les rapports des espèces entre elles font état d’un univers impitoyable de prédation.
Le discours de type « prêt à penser » colporté autour de la biodiversité, s’appuie sur une vision de type « Paradis perdu » issue de l’écologie. L’écologie a mis l’accent très longtemps sur les notions d’équilibre, de résilience, de stabilité. Elle évoque des états écologiques idéaux comme le climax, ou le « bon état » qui fait florès avec la directive cadre européenne sur l’eau, sans qu’aucune définition scientifique n’ait été proposée. Or, l’histoire de la biodiversité montre qu’elle est le résultat du changement… elle est jalonnée de ce que nous appelons « catastrophes » qui sont en réalité les évènements aléatoires qui sont à l’origine de cette diversité biologique que nous connaissons. La mutation de l’écologie vers une écologie du changement, et non de l’équilibre, est en cours, mais elle est difficile. Et pour le public, médias, ONG et certains scientifiques, utilisent encore des concepts obsolètes. Il faut du temps pour faire passer des idées nouvelles. Pensons à Wegener et à sa théorie de la dérive des continents qui n’est pas sans rapport, d’ailleurs, avec la biodiversité que nous observons !

Ce qui semble poser problèmes actuellement c’est la démesure des moyens mis en œuvre par l’homme. Nous sommes, de fait, dans la problématique du développement durable. Mais on voit bien les difficultés posées dans le monde réel pour protéger la biodiversité face à des motivations aussi profondes et différentes que la recherche de moyens de subsistance (pauvreté), que la course au profit à court terme (système économique) ou la corruption (système social). Sans oublier le fait que plus nous sommes nombreux, plus nous avons besoin de places et de ressources, et plus nous émettons de déchets.
Il faut bien réaliser que la biodiversité est loin d’être le domaine réservé des naturalistes. Elle nous intéresse dans notre quotidien par ses aspects directement utilitaires (ressources génétiques, ressources vivantes, molécules pharmaceutiques, etc..). Mais elle est aussi indispensable à notre santé mentale, si l’on en croit les nombreuses relations affectives existant entre les hommes et la diversité biologique (animaux de compagnies, contes et films mettant en scènes les animaux, totems, monstres pour se faire peur..). Cette dimension psychologique est rarement abordée, alors qu’elle est probablement fondamentale pour envisager un futur dans les relations des hommes avec le monde vivant.
Enfin, sans tomber d’un extrême à l’autre, il faut avoir un discours plus équilibré, plus réaliste sur la biodiversité. La dramatisation à outrance conduit à la lassitude et à la démobilisation. Les discours déclamatoires répétés à l’envie sur la nécessité de protéger la biodiversité sans être assortis de mesures concrètes conduisent au même effet. Et, comme le dit Michel Serres, si l’on veut faire bouger les frontières, il faut faire de la biodiversité un objet de droit ! Sinon, nous répèterons probablement encore dans quelques décennies qu’il faut stopper l’érosion de la biodiversité avant …2010 !
L'ostéoporose est une maladie qui se caractérise par une perte excessive de la masse osseuse. On la distingue de l'ostéopénie, qui est une perte normale d'os, due au vieillissement. L'ostéoporose touche plus les femmes que les hommes, car les oestrogènes jouent un rôle important dans la construction osseuse.

De plus, la maladie est surtout présente en Europe et en Amérique du Nord, beaucoup moins en Asie et en Afrique. L'ostéoporose engendre des risques de fractures, notamment au niveau du col du fémur. Dans ce dossier seront présentés : quelques éléments sur la biologie de l'os, l'évolution du capital osseux et sa diminution, les causes de l'ostéoporose, les traitements et la prévention, des réponses aux questions que l'on peut se poser sur le traitement hormonal substitutif de la ménopause et l'avis d'une chercheuse sur le rôle de l'alimentation dans la construction du capital osseux.
Les os de notre corps servent au soutien, au mouvement et au stockage des minéraux. Certains, comme les os du crâne ou les vertèbres, ont aussi un rôle protecteur. L'os est un organe vivant constitué de cellules.
1 - Les cellules osseuses

Si on observe un os au microscope, on s'aperçoit qu'il est formé d'unités appelées ostéons ou systèmes de Havers. Un ostéon est un cylindre allongé, parallèle à l'axe de l'os. Au centre de l'ostéon se trouve un canal appelé canal de Havers. Chaque ostéon forme une lamelle ; c'est pourquoi l'os est parfois qualifié d'os lamellaire. A la jonction entre les lamelles se trouvent des lacunes, à l’intérieur desquelles on voit des cellules : les ostéocytes (en forme d'araignée).
Il existe trois types de cellules à l'intérieur de l'os :
• les ostéoblastes qui produisent la matrice de l'os,
• les ostéoclastes qui détruisent la matrice de l'os,
• les
ostéocytes qui sont d'anciens ostéoblastes. Au cours de leur maturation
et de la croissance de l'os, ils se sont trouvés enfermés dans une
lacune. Leur rôle est d'entretenir la matrice osseuse.
2 - La composition chimique de l'os

Il existe deux sortes d'os : l'os compact et l'os spongieux. L'os compact est le plus dense. Il se trouve dans la partie externe des os longs, comme le fémur. Il entoure ainsi l'os spongieux qui contient la moelle osseuse.
L'os spongieux est présent par exemple au niveau des vertèbres.
De manière générale, l'os est composé de matière organique et minérale. La matière organique comprend :
• les cellules osseuses (ostéoblastes, ostéoclastes et ostéocytes),
• les matériaux fabriqués par les ostéoblastes : protéoglycanes, glycoprotéines et collagène. Ces molécules permettent à l'os de résister à la pression et à la torsion.
Les molécules inorganiques représentent les deux tiers de la masse osseuse. Ce sont des sels minéraux comme les phosphates de calcium. Les sels de calcium donnent à l'os sa dureté et sa résistance.
3 - Le développement de l'os
Les hormones et la vitamine
D jouent un rôle important dans le développement osseux. Les os se
développent au cours de la vie embryonnaire, pendant l'enfance et l'adolescence. Ensuite, l'ossification sert à consolider les os. Pendant l'enfance, c'est l'hormone de croissance qui favorise le développement osseux. A la puberté, les hormones sexuelles (testostérone chez le garçon, et oestrogènes
chez la fille) stimulent la croissance de l'os. Chez l'adulte, l'os est
remanié sous l'action conjointe des ostéoblastes et des ostéoclastes.
L'équilibre entre les effets antagonistes de ces deux types de cellules
détermine la croissance ou la destruction de l'os. La concentration
sanguine en calcium joue un rôle dans ces processus, grâce à l'action
de deux hormones (la parthormone, ou PTH, et la calcitonine) :
quand la concentration en calcium dans le sang est élevée, la calcitonine favorise le dépôt de sels de calcium dans l'os,
quand
la concentration en calcium sanguin est trop faible, la parthormone
favorise la dégradation de l'os par les ostéoclastes. Ceci permet de
libérer du calcium dans le sang.
Lorsque le squelette est sollicité, par exemple lors d'exercices physiques, le remaniement du squelette est favorisé. C'est aussi le cas suite à une fracture. A la ménopause, les oestrogènes ne sont plus produits par les ovaires. La disparition d'os est favorisée, d'où une perte de la masse osseuse. Une baisse du taux de testostérone à l'andropause (l'équivalent de la ménopause chez les hommes, mais qui est moins marquée) peut avoir des conséquences comparables.
Le capital osseux se construit pendant les premières décennies de notre vie pour atteindre un maximum, puis il est constamment remanié. Dans la dernière partie de notre vie, la destruction de tissu devient supérieure à la création.
Chez les femmes, la décroissance de la masse osseuse débute quelques années avant la ménopause. La perte osseuse est alors de l'ordre de 1 à 2 % par an, pendant 8 à 10 ans, mais elle peut être plus considérable (5% par an). Passée cette période, la perte osseuse se stabilise autour de l'ordre de 0,5 - 1 % par an ; les rythmes de décroissance osseuse deviennent comparables chez l'homme et la femme. L'os spongieux est le premier touché par l'ostéoporose. Cet os se trouve en particulier au niveau des vertèbres. Lorsque la maladie évolue, les os longs s'amincissent dans leur partie externe, au niveau où l'os compact est plus présent. C'est pourquoi il existe des risques de fracture du col du fémur. L'ensemble du squelette peut être touché par l'ostéoporose, mais certains os sont plus vulnérables. Les conséquences de l'ostéoporose se font surtout sentir pour les os suivants : les vertèbres, les os du poignet, le col du fémur et les os de la mâchoire.
Les conséquences
Si un patient a une faible masse osseuse, il présente plus de risques de fracture. Les trois principales conséquences de l'ostéoporose sont :
L'évaluation de la perte de masse osseuse passe par un examen particulier : l'ostéodensitométrie.

Pour connaître le capital osseux d'un patient, on réalise un examen radiologique : une ostéodensitométrie. Le patient est placé en position allongée. Les os de la hanche, du poignet et des vertèbres sont étudiés. La technique utilisée est proche de la radiographie : c'est en fait de l'absorptiométrie biphotonique. Cette technique consiste à calculer la densité des tissus traversés par des rayons X. La densité minérale osseuse est mesurée et comparée avec des valeurs normales. On peut alors savoir si le patient est atteint d'ostéopénie (une perte d'os normale, due au vieillissement) ou d'ostéoporose (une perte d'os trop importante). Si la perte d'os est supérieure à 30% de la masse osseuse d'un adulte jeune, on parle alors d'ostéoporose. Les mesures permettent aussi d'évaluer le risque de fracture du patient.
Cet examen (indolore) est conseillé aux femmes qui ont des antécédents d'ostéoporose dans leur famille, aux fumeuses, aux femmes qui ont souffert d'anorexie mentale, qui ont eu une puberté tardive ou une ménopause précoce.
L'influence de l'hérédité
Notre capital osseux se fabrique surtout durant les 20 premières années de notre vie, où il atteint son maximum. Certaines personnes semblent prédisposées à fabriquer une quantité d'os plutôt faible. Elles risquent plus de développer une ostéoporose en vieillissant. Il peut également exister des antécédents familiaux d'ostéoporose. Le fait d'avoir une mère ou une grand-mère qui a perdu plusieurs centimètres de taille au cours du vieillissement doit alerter. De même, des fractures chez nos parents et grands-parents âgés peuvent constituer un signe d'antécédents d'ostéoporose.
2 - La ménopause et les troubles hormonaux

Les femmes sont plus sujettes à l'ostéoporose que les hommes, en raison d'une période tout à fait particulière qu'elles traversent vers la cinquantaine : la ménopause. Les oestrogènes et la testostérone ont en effet un rôle bénéfique pour la construction osseuse : ces hormones limitent l'activité des ostéoclastes, les cellules destructrices de l'os. Les oestrogènes sont produits par les ovaires, de la puberté à la ménopause. Par conséquent, si la durée de production d'oestrogènes est raccourcie, le capital osseux peut être affaibli : c'est le cas si une jeune fille est réglée tardivement et si la ménopause est précoce.
La disparition des oestrogènes à la ménopause conduit à une perte osseuse importante, mais progressivement celle-ci se normalise et devient comparable à celle des hommes du même âge. Les jeunes filles qui souffrent d'anorexie mentale peuvent accuser une perte de poids très importante. Celle-ci compromet le fonctionnement de leurs ovaires qui peuvent stopper leur production d'hormones, comme les oestrogènes. Les règles disparaissent pendant plusieurs mois : c'est l'aménorrhée. C'est pourquoi des antécédents d'anorexie peuvent favoriser l'ostéoporose. Les oestrogènes ne sont pas les seules hormones à intervenir dans la construction osseuse. Des traitements prolongés à base de corticoïdes peuvent avoir un effet négatif et favoriser l'ostéoporose. De même, chez l'homme, une baisse du taux de testostérone est néfaste pour l'os.
3 - L’alimentation

Un apport insuffisant en vitamines et en calcium lors de la croissance peut favoriser l'ostéoporose. Notre alimentation actuelle est appauvrie en minéraux et notamment en calcium. La majorité des adolescentes auraient des apports en calcium insuffisants, ce qui compromet leur capital osseux. Contrairement à certaines idées reçues, les produits laitiers ne sont pas les seuls à apporter du calcium. On en trouve aussi dans de nombreux fruits et légumes (cresson, figues, épinards, fenouil, noix, haricots, chou, noisettes...). D'ailleurs, les vaches qui produisent le lait arrivent à trouver leur calcium dans les végétaux qu'elles broutent. D’autre part, les personnes obèses souffrent moins d'ostéoporose que les femmes trop minces. L'obésité ne saurait être encouragée, car elle favorise d'autres maladies, mais lorsqu'une personne est trop maigre, l'os est peu sollicité, il est peu remanié ; le capital osseux est donc réduit. A l'inverse, les os des personnes corpulentes sont plus sollicités et plus remaniés. De plus, les graisses peuvent participer à la fabrication d'oestrogènes ; c'est pourquoi les personnes trop maigres sont plus touchées par l'ostéoporose.
4 - Le tabagisme et l'alcoolisme
La consommation de tabac est néfaste à la construction osseuse. Le tabagisme a des conséquences à différents niveaux : il réduit l'absorption de calcium, le taux d'oestrogènes et le développement des ostéoblastes. C'est pourquoi le remaniement osseux n'est pas suffisamment efficace. Comme le tabagisme s'est développé chez les adolescents, cela pose un problème de santé publique, notamment en terme de capital osseux. Il a été montré que le tabagisme diminue de la masse osseuse chez les adultes fumeurs.
L'alcool semble également être un facteur favorisant l'ostéoporose masculine. Son rôle est moins clair que celui du tabac. Il pourrait y avoir un effet négatif de l'alcool sur les ostéoblastes, sur la vitamine D et sur l'absorption de calcium.
5 - Le rôle de l'exercice physique
Lorsque l'on pratique une activité physique, les os sont sollicités, leur remaniement est favorisé. La sédentarité favorise ainsi l'ostéoporose. Une ostéoporose peut donc se développer si un sujet est immobilisé sur une longue période.
Un exercice physique modéré, pratiqué régulièrement, favorise le développement de la masse osseuse. Cependant, la pratique intensive d'un sport chez les jeunes filles n'est pas forcément bénéfique, car elle peut retarder l'apparition des règles et favoriser l'aménorrhée. C'est par exemple le cas de la pratique du patinage artistique ou de l'athlétisme à un haut niveau. De plus, le sport pratiqué intensément nécessite de mobiliser beaucoup de calcium. Par conséquent, les os non sollicités risquent d'en céder aux os plus sollicités.
Alimentation, calcium et vitamine D
Le traitement et la prévention de l'ostéoporose reposent tout d'abord sur une alimentation équilibrée, permettant des apports suffisants en calcium et en vitamine D. Il est possible d'apporter ces deux éléments sous forme de compléments. La complémentation en vitamine D est généralement conseillée chez les personnes âgées qui vivent en institution, car elles sortent peu à l'extérieur. Or, la vitamine D est produite sous l'action du soleil.
Pendant l'enfance et l'adolescence, il est nécessaire d'assurer au jeune le meilleur capital osseux possible ; pour cela, une alimentation équilibrée, apportant suffisamment de calcium, est indispensable. La vitamine D est généralement prescrite aux bébés et aux jeunes enfants pour prévenir le rachitisme. Mais une bonne exposition quotidienne au soleil peut être suffisante pour fabriquer la vitamine D indispensable à la bonne croissance des os.

2 - L'exercice physique
La pratique d'une activité physique permet de favoriser le remaniement osseux, et donc prévient les risques d'ostéoporose. Les articulations qui portent le corps (hanches, genoux) doivent être sollicitées. Quel que soit l'âge, il est donc important de pratiquer une activité physique régulière. Par exemple, 30 minutes de marche par jour sont conseillées. De même, chez les enfants, la pratique d'un sport favorise leur développement osseux et leur permet d'avoir un capital osseux satisfaisant.
Chez les personnes âgées, cet exercice physique a aussi d'autres effets : il permet de limiter les chutes et les fractures, car il favorise l'équilibre et le maintien de la musculature.
3 - Le traitement hormonal de la ménopause
Pendant des années, le traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS) a été préconisé en prévention ou en traitement de l'ostéoporose. Le THS consiste à administrer de petites doses d'oestradiol, une hormone normalement produite par les ovaires. Différents dosages d'hormones sont possibles. L'oestradiol est généralement associé à de la progestérone ou à un progestatif. Le THS compense la perte des hormones, due à l'arrêt du fonctionnement ovarien. Ce traitement permet de ralentir la perte osseuse mais pas de la compenser.
Le THS permet de maintenir d'une bonne densité osseuse, d'éviter les fractures et les pertes de dents. Cependant, il est apparu au cours des dernières années que le THS pris sur de longues durées augmente le risque de cancer du sein. C'est pourquoi l'AFSSAPS a décidé de ne plus conseiller ce traitement dans le cadre de la prévention de l'ostéoporose.
Quels sont les effets du THS sur l'humeur, les bouffées de chaleur ou la peau ?
Le THS contient des molécules qui peuvent se fixer sur les récepteurs naturels des oestrogènes. Ces récepteurs sont présents sur de nombreux organes : l'os, le cerveau, le coeur, la peau... Comme le THS mime l'action des oestrogènes, il peut supprimer les symptômes de la ménopause. Lors de la ménopause, certaines femmes traversent une période de baisse de moral. Le THS peut alors avoir un effet bénéfique sur l'humeur ; mais en cas de dépression avérée, il ne peut être suffisant.
Le THS est généralement efficace pour éviter les bouffées de chaleur. S'il ne l'est pas, cela peut venir d'un problème au niveau de la glande thyroïde. Enfin, la ménopause conduit à des transformations de la peau : à l'approche de la ménopause, on peut observer un excès de sébum, en raison des variations hormonales ; puis, lorsque la ménopause s'est installée, la peau devient plus sèche. Les hormones contenues dans le THS permettent d'éviter la sécheresse de la peau.

- Le traitement augmente-t-il le risque de cancers ou de maladies cardio-vasculaires ?
Les cancers et les maladies cardio-vasculaires représentent les principales causes de décès en France. Concernant le risque de développer un cancer du sein, il semble augmenté si le THS est pris sur une longue période (plus de 5 ans). Par conséquent, il est préférable de prendre le THS moins de 5 ans, et avec de faibles doses d'hormones. Le traitement est préconisé aux femmes qui souffrent de leur ménopause (bouffées de chaleur affectant la qualité de vie), mais pas si les symptômes de la ménopause sont bien supportés.
Les principaux facteurs de risque des maladies cardio-vasculaires sont le tabagisme, l'hypertension artérielle, l'obésité, le diabète, la sédentarité... Il faut agir en priorité sur ces facteurs de risque. Pendant des années, les médecins pensaient que le THS pouvait être utile pour prévenir les maladies cardio-vasculaires. En effet, avant la ménopause, les femmes sont plutôt protégées vis-à-vis des maladies cardio-vasculaires, en raison des effets bénéfiques de oestrogènes sur la paroi des artères. Cependant, des résultats récents suggèrent que lors du vieillissement, l'ajout d'oestrogènes peut aggraver la situation ; les oestrogènes ne seraient bénéfiques que chez les femmes jeunes.

- Quelles sont les contre-indications au traitement hormonal substitutif ?
Les contre-indications sont plutôt rares. Elles concernent les femmes qui :
• ont
déjà eu un cancer du sein. Le THS est refusé aux femmes qui ont fait un
cancer « hormono-dépendant », c'est-à-dire lié aux hormones,
• ont souffert d'une thrombose veineuse ou ont fait un infarctus du myocarde.
L'état des artères doit être pris en considération dans la
consultation. Le médecin décide au cas par cas si le risque
cardio-vasculaire est important ou non,
• ont une maladie bénigne des seins : les oestrogènes pourraient provoquer la croissance de kystes,
• qui souffrent d'une maladie grave du foie, car il s'agit d'une contre-indication à de nombreux traitements médicamenteux.

Véronique Coxam est directrice de recherche à l'INRA de Clermont-Ferrand. Elle dirige l'équipe « Alimentation, squelette et métabolisme », qui étudie le rôle de l'alimentation dans l'ostéoporose.

1 - Quel rôle l'alimentation peut-elle jouer dans l'ostéoporose ?
L'alimentation a un rôle très important à jouer. Pendant des années, les médecins ont prescrit le traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS) en prévention de l'ostéoporose. Or le THS présente des effets indésirables. L'AFSSAPS a préconisé qu'il ne soit plus prescrit en première intention pour la prévention de l'ostéoporose. Le corps médical se retrouve donc relativement démuni face à cette maladie. Il existe une demande pour d'autres types de prévention. La nutrition a un rôle important à jouer, bien sûr dans une optique de prévention plutôt qu'en curatif.
2 - Que faut-il manger pour éviter l'ostéoporose ?
Jusqu'à présent, nous étions focalisés sur le calcium et la vitamine D. Or, tous les composants de l'alimentation ont un rôle à jouer ! L'os est une trame protéique formée de collagène qui se minéralise. Le squelette a donc également besoin de protéines. En ce qui concerne le calcium, la nature en est très riche. Nos lointains ancêtres avaient ainsi une alimentation riche en calcium et leur organisme devait lutter contre cet excès. C'est pourquoi le calcium n'était pas très bien absorbé.
Aujourd'hui, notre alimentation s'est beaucoup appauvrie en minéraux. Elle est trois fois moins riche en calcium, alors que la barrière intestinale est toujours efficace pour limiter son absorption. La vitamine D est donc indispensable pour l'aider à franchir cette barrière. Il faut donc éviter les fuites de calcium dans l'organisme. Par exemple, les régimes très riches en sel ou en protéines ne permettent pas une bonne fixation du calcium, et les protéines animales génèrent de l'acidité. Comme l'os est plutôt basique, il est mobilisé pour neutraliser le pH sanguin. A l'inverse, les fruits et légumes sont plutôt basiques ; il faut donc un équilibre entre produits d’origine animale et végétale. Notre alimentation peut également apporter des éléments protecteurs pour l'os : vitamines, lipides, minéraux, oligoéléments, antioxydants... Au niveau cellulaire, l'ostéoporose est en effet un problème d'inflammation et de stress oxydant.
3 - Vous avez travaillé sur les polyphénols et les phyto-oestrogènes. Que sont ces molécules ?
Les polyphénols se trouvent dans le règne végétal. Ils interviennent dans les stratégies défensives de la plante. Il existe plusieurs classes de polyphénols. Les phyto-oestrogènes représentent une de ces classes. La structure des phyto-oestrogènes ressemble à celle des oestrogènes humains. Ils peuvent donc leurrer l'organisme. Les mécanismes sont complexes et pas complètement compris. Les phyto-oestrogènes peuvent se comporter comme des oestrogènes ou avoir l'effet opposé ! Les phyto-oestrogènes se fixent sur les récepteurs des oestrogènes et occupent la place. Ils peuvent donc devenir dans certains cas des « anti-oestrogènes », molécules qui ont fait objet d’un certain engouement. Les phyto-oestrogènes peuvent avoir un effet oestrogénique sur l'os et anti-oestrogénique sur le sein !
4 - Quels sont vos projets de recherche actuels ?
Nous continuons à travailler sur les polyphénols pour comprendre les mécanismes moléculaires de leur action. Nous étudions aussi les lipides et le rôle des oméga 3 et des oméga 6. Dans l'organisme, les oméga 3 et les oméga 6 donnent naissance à des cytokines. Ces molécules sont des médiateurs du système immunitaire. Elles ont un rôle soit inflammatoire soit anti-inflammatoire. Les oméga 3 conduisent à la formation de cytokines anti-inflammatoires. C'est pourquoi on parle beaucoup d'eux dans le cadre des maladies cardio-vasculaires.
L'inflammation est le phénomène qui déclenche la résorption osseuse. En fait, nous nous apercevons que toutes les maladies liées à l'âge ont des mécanismes communs... C'est la raison pour laquelle les recommandations nutritionnelles prodiguées par les scientifiques sont protectrices pour l'ensemble des pathologies dégénératives, telles que cancers, maladies cardio-vasculaires, ostéoporose...
L'histoire des cétacés est multiforme. Fin 2006, on a appris l'extinction probable d'une espèce de dauphin de rivière, le Dauphin du Yang-Tsé, plusieurs autres espèces sont menacées et pourraient disparaître dans les 20 prochaines années.

"Afin de mettre en place une protection plus efficace il faut des connaissances scientifiques plus justes". C’est en ces termes que l’association Groupe de Recherche sur les Cétacés (GREC) ouvre son site internet et c’est avec plaisir que je les cite pour ouvrir ce dossier dont le but est justement de vous permettre de mieux connaître, ces animaux magnifiques et attachants. Leur monde est multiple, complexe, relativement difficile d’accès, ce qui ne justifie d’aucune manière leur capture et leur captivité dans les delphinariums…
En tant que simple citoyen, vacancier ou simplement promeneur sur une plage, vous pouvez faire quelque chose pour eux, si peu que ce soit, ne serait-ce que de ne pas jeter de sac en plastique en bord de mer ! Je vous invite donc à faire connaissance avec eux.

Au travers de ce dossier vous pourrez partir à la rencontre des différents types de cétacés (Mysticètes et Odontocètes), découvrir l'extraordinaire Beluga, leur anatomie, leur fameux sonar, les migrations. On ne peut occulter bien sûr la chasse, et pour l'avenir, nous parlerons d'écologie et de protection.
Les Cétacés constituent un ordre de la classe des Mammifères caractérisé par l'apparence pisciforme des animaux et l'absence de membres postérieurs. La taille varie de 2 m à 25 m et plus. Le corps, dépourvu de cou, est terminé en arrière par une queue élargie et aplatie transversalement. La paire de pattes antérieures est transformée en nageoires pectorales dépourvues d'ongles. Il existe souvent une nageoire adipeuse ou cutanée sur le dos.

- La tête est relativement grande : les mâchoires sont pourvues de dents coniques, toutes semblables, remplacées chez les Baleines par des fanons.
L’ évent simple ou double s'ouvre sur le sommet de la tête.
- Il n'y a pas d'oreille externe.
- La peau est nue, doublée d'une épaisse couche de graisse.
- Les os sont plus ou moins spongieux.
- Le cerveau dont les lobes olfactifs sont atrophiés, a des hémisphères pourvus de nombreuses circonvolutions.
- Les mamelles sont placées près de l'anus.
Ces Mammifères sont exclusivement aquatiques. Quand ils s'échouent, ils périssent, non d'asphyxie, car ils respirent l'air par des poumons semblables aux nôtres, mais d’étouffement sous leur propre poids. Si l'on sépare les Siréniens, tous les Cétacés sont carnivores, les espèces munies de dents se nourrissant de poissons et de mollusques, les Baleines de petits crustacés.

1 - La respiration
La respiration aérienne se fait par l’évent, qui s'ouvre au sommet du crâne par un orifice simple ou double. Cette disposition permet à l'animal de respirer sans sortir de l'eau. Les muscles du pharynx forment un véritable sphincter qui interrompt la communication entre la bouche et les fosses nasales pendant la respiration. Il en résulte que c'est un jet de vapeur humide provenant du poumon qui sort par l’évent : le souffle de la baleine. L'eau avalée en mangeant est rejetée par la commissure postérieure de la bouche.
Chez les Baleines, on trouve, entre les cartilages thyroïde et cricoïde des réservoirs d'air. Les cartilages de la trachée continuent jusque dans les bronches de manière à résister à la pression. Les poumons se prolongent loin en arrière.
2 - La circulation
Le coeur est aplati. Le tronc de la veine cave présente une dilatation considérable qui ralentit le retour veineux et permet à l'animal de plonger assez longtemps. Le système artériel est développé et la masse de sang considérable, comme chez les autres Mammifères aquatiques.

3 - Les sens
Les organes des sens sont peu développés. L'odorat paraît absent. L'oeil est petit, sans paupière, et la sclérotique est épaisse. Le cristallin est presque sphérique. L'oreille est un simple orifice fermé par un sphincter mais l'ouïe paraît plus fine que la vue. La peau, nue, présente sous le derme un corps papillaire développé et des glandes sudoripares. Le goût paraît développé et les glandes salivaires font défaut comme chez tous les Mammifères aquatiques. De tous les sens, les plus développés sont le toucher et l'ouïe, qui s'exercent surtout par l'entremise des vibrations du liquide dans lequel ces animaux sont constamment plongés.
4 - La digestion
L'estomac est compliqué, avec cinq cavités séparées par des ouvertures étroites et tubuleuses. L'intestin est court.

5 - Le squelette
Le membre antérieur est transformé en « une simple rame ». Les doigts, cachés sous la peau, ont plus de trois phalanges.

6 - La reproduction
L'organe génital mâle, soutenu par un os du pénis chez les Baleines, fait saillie mais les testicules sont enfermés dans l'abdomen et il n'y a pas de vésicules séminales. Les mamelles sont logées, de chaque côté de la vulve, dans une sorte de sillon pourvu de muscles qui aident à projeter le lait dans l'arrière-bouche du petit. Ce lait est très gras.
Pour les cétacés, le milieu marin est un monde de sons, principal moyen de perception et de communication, faute de lumière. Depuis la conquête du milieu marin, le bruit n'a cessé d'y augmenter.
Le son se propage particulièrement bien sous l'eau, l'atténuation due à l'absorption et à la diffusion est beaucoup plus faible que pour les ondes électromagnétiques. Les ondes acoustiques constituent le meilleur moyen de transmission sous l'eau. Les longueurs d'onde couramment rencontrées dans l'océan s'étendent du millimètre à environ 50 mètres. La vitesse du son dans l'eau étant approximativement égale à 1500 m.s-1, cela correspond à des fréquences de 30 Hz à 1,5 Mhz (la limite audible pour l'homme est de 20 Khz). Ce sonar envoie des sons de 235dB à 100-500 Hertz qui se propagent à des centaines de kilomètres. Par comparaison, une baleine émet des sons de 185 dB et l'oreille humaine supporte un son de 160 dB maximum.
Il n'y a pas que l'US Navy, l'OTAN fait des essais en Méditerranée, mais les USA veulent déployer le système LFAS sur 80% des océans : 4 bateaux suffiraient... Une polémique est ouverte sur le LFAS (Low Frequency Active Sonar) construit par l'US Navy. Associations et scientifiques militent en défaveur de cet outil qui provoque des échouages de cétacés : cette fois-ci c’est certain !

Les mammifères marins utilisent l'écholocation pour le contact, la surveillance des jeunes, le déplacement et la nourriture. Le cachalot chasse le calmar à 1000 mètres de profondeur. Le spectre audible du dauphin s'étend de 100 Hz à 150 kHz (homme 20Hz à 20kHz). L'écholocation implique l'émission de sons de forte puissance et la réception d'échos très affaiblis. Ce qui nécessite un appareil auditif sensible protégé lors de l'émission, nous l’avons vu avec les chauves-souris. Les cétacés ont des sinus aériens et des tissus mous autour de leur tympan fixé par des ligaments amortisseurs.
Quelques exemples d’échouages constatés suite à des essais de LFAS :
Cette dernière fois, un scientifique, Ken Balcomb, de l'Observatoire marin des Bahamas récupère la tête de deux individus et constate une altération du système d'écholocation. Il a montré que la mort des baleines était due à ce phénomène qui a déchiré les tissus situés à proximité des oreilles et du cerveau.
Différents tests effectués par l'US Navy, au large d'Hawaï, montrent une concentration de requins marteaux, une désertion des baleines et la séparation de plusieurs jeunes de leur mère.
Mais la Navy est juge et partie dans cette histoire et (presque) toute la recherche sur les cétacés aux USA est financée par elle, qui ne se gêne pas pour imposer le silence à ses chercheurs en cas de besoin (devoir de réserve!)
Les travaux de Johnson semblent indiquer que les variations de fréquence et de niveaux ne sont pas suffisantes pour provoquer des lésions, certaines baleines bleues ou à bosse émettent des sons équivalents à ceux du sonar à basse fréquence mais un son constant qui engendre un effet de résonance…et ça dépend aussi des espèces sans doute…
Patrick Miller, de l'Institut Océanographique de Woods Hole dans le Massachussets, et son équipe ont coopéré avec l'US Navy (matériel) pour mener leurs recherches. Ils ont suivi seize mâles, sans sonar, puis avec. Pendant la saison de reproduction, seuls les mâles « chantent ». Le comportement des baleines a été transformé quand ils étaient exposés au sonar LFA (basse fréquence). Ces sonars utilisés pour repérer des sous-marins peuvent produire un son semblable à celui d'une explosion quand ils touchent les fonds marins. Or l'altération du « chant » peut altérer la démographie.
Il faut donc s'inquiéter du bruit que fait l'homme dans les eaux sous-marines. Sécurité nationale et respect de l'environnement : est-ce conciliable ? Mais à quel prix ? La Navy a reconnu les faits, mais après le 11 septembre, difficile de remettre en cause la sécurité nationale !
On recense de nombreux problèmes concernant les cétacés, même si on ne peut pas encore prouver que les sonars en sont totalement responsables : dégâts physiques, stress, sensibilité aux maladies, perte ou atteinte, temporaire ou permanente, de l'ouïe (Balcomb), mort par atteinte des tissus et des organes, avec hémorragies internes (poumons, oreilles internes), mort directe à proximité immédiate de la source, perturbations du comportement, problèmes de communication, changements de la route de migration (US Navy), changement des vocalisations chez les baleines bleues et les rorquals communs (US Navy)
Les bancs de poissons sont aussi concernés, voir à ce sujet un site (en allemand et en anglais, mais bien fait) http://www.sounds-of-seas.com
Il y a aussi le transport maritime, les industries minières, la thermométrie acoustique et les pêcheries. Une coopération internationale et des normes devraient être développées. Notre développement doit se réaliser avec la nature sinon, je l’ai déjà dit on va droit dans le mur !
- Les Balaenidae (baleine).
- Les Eschrichtidae (baleine grise)
- Les Balaenopteridae (rorqual, etc).

La dimension varie avec l'espèce. La plus petite est la baleine pygmée qui mesure de 2 à 6 m de long pour une masse de 3 à 3.5 tonnes. Parmi les rorquals, les plus gros, la baleine bleue est la plus grosse des baleines. Elle mesure 27 m à l'âge adulte pour une masse de 150 tonnes. On estime la longévité des baleines de 70 à 90 ans.
Ces mysticètes sont microphages, n’ont pas de dents mais des fanons et capturent leurs aliments par filtration. Leurs proies de petite taille sont du krill, des amphipodes, des copépodes, des polychètes et autres invertébrés.
Cependant, les rorquals chassent des poissons en banc (harengs, maquereaux, capelans et sardines). Ces baleines engloutissent une importante quantité d'eau, exercent ensuite une pression de leur langue qui chasse l'eau engloutie par les fanons et piégent les proies qui sont avalées.

Comme pour tous les grands mammifères, le taux de reproduction est faible. Le temps de gestation est important : 10 à 11 mois pour les baleines franches, 13 pour la baleine grise, 10 à 12 pour les rorquals, les femelles ne se reproduisent au plus que tous les deux ans. Un seul petit par portée mature après plusieurs années : les baleines grises atteignent leur maturité sexuelle entre 5 et 11 ans, et leur maturité physique à 40 ans.
Une particularité commune à tous les mysticètes est la migration saisonnière : de leurs sites alimentaires, aux hautes latitudes jusqu'à l'hiver, vers des latitudes plus tempérées : c’est là que les accouplements et la mise bas ont lieu.
Ce cycle biologique pendant lequel les baleines migrent, s'alimentent et se reproduisent, dure (selon les espèces) deux ans, voire plus.
Exemples :
1 - Baleine Bleue - Balaenoptera Musculus, Famille des balaenoptéridés
Elle vit dans tous les océans du monde.

La baleine bleue également appelé rorqual bleu est le plus grand des animaux, elle mesure entre 21 et 30 mètres, son poids varie jusqu’à 130 tonnes ! La femelle est plus longue que le mâle. Elle a un corps effilé de couleur gris-bleu avec des taches claires. La nageoire dorsale de forme triangulaire ou falciforme mesure 30 cm et située au 3/4 du dos. La nageoire caudale mesure 7m de large. 60 à80 sillons ventraux qui, dilatés, peuvent laisser entrer 30 000 litres d'eau. La gueule comporte 400 fanons d'un mètre de long. Le souffle mesure de 6 à 12 mètres. Le cœur est gros comme une petite voiture.
Elle se nourrit à raison 4 tonnes par jour.
Ce rorqual vit seul ou en petit groupe. Migrateur, il se déplace à des pointes de 40 km/h. Il communique avec des sons de forte intensité et de basse fréquence portant à plusieurs centaines de kilomètres. Les plongées sont de 10 à 30 minutes. C'est une espèce qui se méfie des navires…
Les mères ont tous les 3 ans (gestation de 1 an) un baleineau 2,5 tonnes. Le lait très gras (30 à 50%) permet au petit de prendre de 3 à 4 kg par heure pendant 8 mois d'allaitement, le baleineau mesurera, à la fin, 16 m pour 25 tonnes. Aujourd'hui on en compte environ 9 000 individus.
2 - Baleine franche du Groenland, Eubalaena mysticetus
- longueur : 15 à 20 mètres
- poids : 60 à 100 tonnes
- nourriture : zooplancton et krill
- habitat : océan Arctique
- signes particuliers : pas de nageoire dorsale. Une tache blanche caractéristique sur le menton.

- Espèce presque éteinte : il n'en subsiste que quelques centaines.
3 - Baleine franche australe, Eubalaena australis
Elle est aussi appelée baleine noire australe ou baleine australe. Sa population était estimée à 7000 individus en 2001.
4 - La baleine noire de l’Atlantique Nord (texte d'après "Baleines en direct")
« La baleine noire de l’Atlantique Nord est l’une des grandes baleines les plus menacées du monde. Des milliers d’entre elles peuplaient autrefois les eaux de l’Atlantique Nord. Des chasseurs européens ont même traversé l’Atlantique au cours du XVIe siècle pour venir la chasser jusque dans le golfe du Saint-Laurent. Malheureusement, les quelques épisodes de chasse intensive que cette espèce a connues au cours des cinq derniers siècles ont causé son déclin. Il resterait moins de 325 baleines noires dans l’Atlantique Nord. Aujourd’hui, 50 % des mortalités chez cette espèce (si on exclut les nouveaux-nés) sont dues à des collisions avec les bateaux et 70 % des individus ont des cicatrices imputables aux prises accidentelles dans les engins de pêche. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a évalué le statut de la baleine noire de l’Atlantique Nord en 1980,1985, 1990 et 2003 et lui a chaque fois attribué le statut le plus inquiétant : « en voie de disparition ».
En 2000, une équipe de spécialistes, chapeautée par le ministère des Pêches et Océans du Canada et le Fonds mondial pour la nature Canada (WWF), a publié le plan de rétablissement canadien de cette espèce. On y établit la liste des facteurs limitants et les stratégies pour favoriser son rétablissement.
Facteurs limitants
-- Collision avec des navires
-- Problèmes liés aux engins de pêche
-- Exposition aux contaminants
-- Dégradation et réduction de l’habitat
-- Bruit et autres perturbations d’origine humaine
-- Faible diversité génétique (dépression de consanguinité)
-- Ressources alimentaires inadéquates
-- Mécanisme dépensatoire (effet Allee)
-- Désastres
Stratégies pour la conservation
Parmi les cétacés, les Odontoceti : cétacés à dents.
- Delphinidae (dauphin, etc.)
- Iniidae (dauphin d'eau douce)
- Kogiidae
- Monodontidae (narval, béluga, etc.)
- Phocoenidae (marsouin)
- Physeteridae (cachalot)
- Platanistidae (dauphin d'eau douce)
- Ziphiidae (baleines à bec, hypérodon)
Prés de 90% des espèces de cétacés appartiennent au sous ordre des odontocètes groupés en six familles. On les retrouve dans tous les océans. La majeure partie de ces espèces sont petites : dauphins et marsouins font moins de 4.5 mètres de long ; certaines (baleines à bec, les dauphins pilotes et orques) peuvent atteindre 9 mètres. Le grand cachalot peut mesurer 18 mètres.
- Les Platanistidae, dauphins d'eau douce, ont un long bec et des nageoires courtes et larges, les yeux étant non fonctionnels chez deux espèces (dauphin du Gange et dauphin de l'Indus).

- Les Ziphiidaes (baleine à bec) sont caractérisés par un bec saillant. Ils ont peu de dents, et aucune sur la mâchoire supérieure. La plupart sont difficiles à observer.

Un spécimen très rare de mammifère marin s’échoue, fin 2000, sur une plage de Biscarosse (Landes). Il s’agissait soit vraisemblablement d’un Europaeus (baleine à bec) a affirmé le président du GEFMA. « L'Europaeus est un spécimen très rare dont le seul exemplaire observé à ce jour en France remonte à 1850 », a-t-il précisé. L'animal découvert pesait près d'une tonne pour 4,50 m. Les Ziphiidés, auxquels il appartient, se nourrissent de poulpes, de calmars et plancton et peuvent plonger jusqu'à 1000 mètres. Pour l'heure, les causes du décès de l'animal, qui devait évoluer dans la fosse de Biscarosse, n'ont pas pu être définies.
- Les Monodontidae, les Phocoenidae et les Delphinidae sont proches.
- Les Monodontidae (narvals, bélougas) sont dépourvus d'aileron dorsal. Le narval est caractérisé par une dent modifiée en longue corne saillante devant le museau.
- Les Phocoenidae (marsouins) sont de petites espèces au museau arrondi avec un nombre restreint de dents.
- Les Delphinidae (dauphins, orques) est la plus nombreuse des odontocètes. La plupart sont pourvus de dents fonctionnelles, d'un melon, d'un bec distinct, et d'un aileron dorsal.

- Les Physteridaes (cachalots) comprend trois espèces. Le plus petit, le cachalot nain mesure au maximum 2,7 m de long et le plus grand, le grand cachalot, mesure jusqu'à 20,7 m pour les mâles (femelles jusqu'à 12 m). Le petit cachalot fait 3 à 4 m. Leur durée de vie est de plus de 17 ans pour les petits cachalots, et jusqu'à 70 ans pour les grands cachalots. La longévité des cachalots nains est encore inconnue. Le système d'écholocation est très développé, grâce à un organe à spermaceti situé dans la partie supérieure du crâne. Les cachalots se nourrissent à 80% de calmars, le reste est composé de poulpes, de poissons et de crustacés de grande profondeur : jusqu'à 1200 m. Les jeunes et les femelles restent dans les eaux tropicales alors que les mâles vont dans les régions polaires. Les Petits cachalots et les Cachalots nains résident dans les eaux chaudes. La durée de gestation varie de 9 à 15 mois selon l’espèce.
Exemples :
1 - Marsouin - Phocoena Phocoena, Famille des phocoenidés

Présent dans toutes les eaux côtières de l'hémisphère Nord. Le marsouin commun est petit, 1,8m et d’un poids de 27 à 88 kg.
Dos noir, petite dorsale triangulaire, flancs gris, ventre blanc, pectorales petites et ovales, museau court, sans bec. Il possède une cinquantaine de dents en forme de pelles et mange du poisson, du calmar et des crevettes. Souvent seul ou en petit groupe, les marsouins sont timides. Ils émettent des clics à basse fréquence pour l'écholocation et font de courtes plongées.
Après 11 mois de gestation le petit mesure environ 80 cm. et pèse 5kg à la naissance. Allaité 8 mois, le petit marsouin est ensuite abandonné par sa mère. Cette dernière a un petit tous les 2 ans.
Population inconnue, mais il arrive souvent que les marsouins se prennent dans les filets, comme les dauphins…
2 - Épaulard ou orque - Orcinus Orca, Famille des delphinidés
On le trouve dans tous les océans du monde. L'Épaulard est le plus grand des dauphins : le mâle, 10m et femelle, 7m. Poids entre 4 et 8 tonnes.
Dos noir, tâche blanche derrière l'œil, selle blanche derrière la dorsale. Ventre blanc. Frontières bien délimitées entre noir et blanc. La dorsale au milieu du dos, en triangle, peut atteindre 2m chez les mâles alors que chez la femelle, elle est inclinée et plus petite. Les pectorales, grandes et arrondies, sont noires dessus et blanches dessous comme la caudale.
L'épaulard est au sommet de la chaîne alimentaire, avec 50 dents larges et arrondies, il se nourrit de phoques, otaries, oiseaux, poissons et de calmars. La péninsule de Valdez, en Argentine est célèbre pour voir les orques se lancer sur la plage et attrapent les otaries avant de retourner vers la mer en se tortillant…
Il vit en groupes mixtes (20% de mâles adultes, 20% de jeunes et 60% de femelles et de mâles juvéniles) de 5 à 20 individus dont le chef est souvent une femelle. Chaque individu à sa signature vocale : claquements de haute fréquence pour l'écholocation, sifflement de fréquence plus basse et cris perçants pour la communication. Les plongées durent jusqu’à 10 minutes.
Effectifs : environ 50 000 dans le monde
3 - Cachalot - Physeter macrocephalus, Famille des Physétéridés

Il est dans tous les océans du monde sauf les régions de glaces et eaux peu profondes.
Le cachalot mesure peut atteindre 18 mètres (mâles). Poids jusqu’à 40 tonnes.
De couleur gris, à la peau plissée, le cachalot n'a pas de nageoire dorsale et son évent est placé au bout de sa tête, du côté gauche, son souffle est donc orienté. La tête, carrée, représente 1/3 de la longueur.
Il porte souvent des cicatrices de ventouses de calmars géants. Les 18 à 29 paires de dents de la mâchoire inférieure apparaissent vers la 10 ans et s'imbriquent dans la mâchoire supérieure qui en est dépourvue. Lors de ses longues plongées, jusqu’à 3 000m, il peut descendre jusqu’à 600m par minute et rester 90 minutes sous l'eau utilisant ses clics d'écholocations pour trouver des calmars.
Les cachalots vivent en groupe sauf les vieux mâles, souvent solitaires
La mère met bas un petit de 4,5m pesant 1 tonne, après une gestation de 15 mois et tous les 4 à 6 ans. Les effectifs : 2 millions si on est optimiste ! Moby Dick était un cachalot albinos.

On sait que la population de calmars Architeuthis est importante. On estime le menu d’un cachalot macrocéphale constitué à 80% par l’Architeuthis à raison de 200 kilos en un repas. Il en avale donc près de 2,5 tonnes par jour ! On comprend mieux pourquoi il lui faut de grandes proies.
Petit calcul : la population mondiale de cachalot, à raison de 2 tonnes par jour par tête, doit consommer environ 100 millions de tonnes de calmars par an. Il faut donc une population de 20 à 30 milliards de calmars dans les fonds marins. Mais nous possédons peu de renseignements sur ces créatures…
Espèce arctique, le béluga, ou baleine blanche, représente une ressource alimentaire très importante pour les peuples de l'Arctique canadien, soit les Inuvialuits de l'Arctique canadien occidental et les Inuits du Nunavik (Nord du Québec) et du Nunavut. La présence de bélugas près d'un village ou d'un camp de chasse suscite toujours beaucoup d'excitation. La chasse au béluga est souvent une activité à laquelle collaborent plusieurs chasseurs à bord de plusieurs bateaux ; les chasseurs se partagent la récolte entre eux et avec d'autres membres de la collectivité.

Ces dernières années, le béluga a attiré l'attention du public, surtout en ce qui concerne la contamination par des produits toxiques et les perturbations par des activités humaines dont il est victime. Vivant dans l'extrême sud de l'aire de répartition de l'espèce et isolée des populations de bélugas de l'Arctique, la population de l'estuaire du Saint-Laurent a fait du béluga un symbole pour la conservation des habitats marins du Canada.
Le fait que le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) ait reconnu que certaines populations de bélugas sont en voie de disparition ou menacées dans les eaux canadiennes a également sensibilisé le public. Ces populations ont souffert de la chasse commerciale qu'on pratiquait dans le passé pour exploiter la peau et l'huile de ces animaux. Aujourd'hui, les Inuits ne chassent le béluga qu'à des fins alimentaires.

L'accroissement de la chasse de subsistance et le développement industriel, comme le transport maritime ou le forage pétrolier, pourraient influer sur la santé de certaines populations de bélugas. Celles-ci doivent être gérées prudemment parce que leur forte dépendance à l'égard de certains habitats côtiers l'été les expose davantage aux activités humaines. Des progrès récents dans le règlement de revendications territoriales des Inuits et la cogestion, ainsi qu'en écologie du béluga, sont prometteurs pour la conservation et la protection des populations de bélugas au Canada.
1 - Répartition et migration
Le béluga fréquente les eaux arctiques et subarctiques le long des côtes nordiques du Canada, de l'Alaska, de la Russie, de la Norvège et du Groenland. On estime que de 72 000 à 144 000 bélugas vivent dans les eaux canadiennes. On les trouve dans l'ouest de l'Arctique (mer de Beaufort), l'Extrême-Arctique (détroit de Lancaster et baie de Baffin), l'est de l'Arctique (baie Cumberland et sud-est de l'île de Baffin, baie d'Hudson, baie James et baie d'Ungava) et l'estuaire du Saint-Laurent.

On distingue les diverses populations par leur répartition estivale et, chez certaines d'entre elles, par des analyses génétiques ou chimiques. Par exemple, dans la baie d'Hudson, certaines populations d'été sont génétiquement distinctes d'autres populations, même si elles se retrouvent toutes dans le détroit d'Hudson l'hiver. La population du Saint-Laurent est maintenant considérée comme isolée des autres populations; elle a sans doute eu des échanges avec d'autres populations dans le passé lorsque l'espèce était plus largement répandue.
Pendant plusieurs semaines l'été, les bélugas s'assemblent dans certains estuaires, où une rivière se jette dans la mer, et dans les eaux adjacentes. Leur habitat estival se caractérise par la présence d'eaux peu profondes, saumâtres et relativement chaudes ainsi que de fonds sableux ou boueux. Les bélugas se déplacent aussi pour des périodes variables dans les eaux côtières et vers le large près de ces estuaires, retournant parfois au même estuaire ou à des estuaires adjacents. Par exemple, dans l'ouest de l'Arctique, ils peuvent s'éloigner à 800 kilomètres de l'estuaire du Mackenzie l'été, alors que, dans la baie d'Hudson, ils s'éloignent rarement à plus de 100 ou 200 kilomètres des estuaires des rivières Churchill et Nastapoka.
On comprend moins bien la répartition des bélugas l'hiver. Ces animaux dépendent de zones de glaces en mouvement où des eaux libres leur donnent accès à l'air. Dans certains secteurs appelés polynies, les eaux restent libres de glace d'année en année. À l'occasion, des bélugas peuvent se trouver emprisonnés et mourir lorsque ces eaux gèlent.

Étant donné la distance entre leurs habitats d'été et d'hiver, certaines populations de bélugas doivent migrer sur de grandes distances au printemps et à l'automne. Par exemple, certains bélugas se déplacent sur une distance de plus de 2000 kilomètres, de la mer de Beaufort, où ils passent l'été, à la mer de Béring l'hiver, en passant par l'ouest de la mer des Tchouktches, en Russie. Les bélugas ne nagent pas vite : leur vitesse normale est de 9 à 10 kilomètres/heure (6 nœuds), et les longues migrations peuvent durer quelques mois. Au cours des migrations, ils se frayent un chemin dans l'épaisse banquise en venant respirer à des ouvertures entre les glaces flottantes. Certaines populations, comme celles de l'estuaire du Saint-Laurent et de la baie Cumberland, semblent plutôt sédentaires, ne s'éloignant qu'à quelques centaines de kilomètres de leur aire d'été.

2 - Biologie et physiologie
La couleur blanche et l'absence de nageoire dorsale constituent les principaux traits distinctifs du béluga, comme l'indique son nom scientifique Delphinapterus leucas, qui se traduit par « dauphin blanc sans aile ». Le nom commun béluga signifie « blanc » en russe. En fait, seuls les adultes sont blancs; les baleineaux (communément appelés "veaux") naissants sont bruns ou gris foncé et pâlissent avec le temps pour devenir complètement blancs entre six et huit ans.
D'une longueur de 3,65 à 4, 25 mètres et pesant entre 450 et 1000 kilogrammes, les mâles adultes sont plus grands que les femelles (de 3,05 à 3,65 mètres et de 250 à 700 kilogrammes). Les nouveaux-nés mesurent environ 1,5 mètre et pèsent de 50 à 80 kilogrammes.
3 - Reproduction
Les mâles atteignent la maturité sexuelle à huit ans, et les femelles, à environ cinq ans. Ils s'accouplent en avril-mai. On ignore encore leur type d'accouplement, mais il semblerait que les mâles s'accouplent avec plusieurs femelles.
La gestation dure environ 14 mois, et les jeunes naissent entre la fin de juin et le début d'août. En raison de cette longue période de gestation suivie d'une période d'allaitement de 18 mois, les femelles ne peuvent donner naissance que tous les trois ans environ.
Le lait maternel riche en gras permet aux jeunes de grandir rapidement. Au moment de la naissance, la longueur des veaux est d'environ 40 pour 100 de celle de leur mère, mais ce chiffre atteint 65 pour 100 au bout de la première année. Les veaux sont sevrés dans leur deuxième année, à la fin de laquelle leur longueur dépasse 70 pour 100 de celle des adultes.
4 - Régime alimentaire
Contrairement aux grosses baleines qui sont des filtreurs capturant d'énormes quantités de petits crustacés à l'aide d'un genre de gros peigne formé des fanons qui leur pendent du palais, les bélugas se nourrissent de poissons et d'invertébrés en se servant de leurs dents.
Le béluga a un régime alimentaire diversifié qui varie selon la saison et est constitué de poissons, comme le capelan, la morue polaire et le hareng, et d'invertébrés, comme la crevette, le calmar et des vers marins. Durant son séjour dans les estuaires l'été, le béluga se nourrit à l'occasion de bancs de poissons. Hors des estuaires, il plonge fréquemment, vraisemblablement en quête de nourriture, et souvent jusqu'au fond. On n'a pas identifié les proies qu'il cherche lors de ces plongées. Pendant sa migration automnale vers ses aires d'hiver, le béluga des eaux arctiques mange beaucoup de morues polaires formant des bancs. Il semble que l'automne soit une période très importante pour la formation de l'épaisse couche de graisse qui sert à la fois d'isolant et de grande réserve d'énergie.

5 - La mue !
On sait depuis peu que le béluga subit une mue saisonnière. Sa peau est très épaisse, au moins 10 fois plus que celle du dauphin et 100 fois plus que celle des mammifères terrestres. Elle est un organe très dynamique qui isole contre le froid, stocke de grandes quantités de vitamine C et protège peut-être contre l'abrasion causée par le contact avec la glace. L'élimination de la peau morte et la croissance rapide de nouvelles cellules de peau se produisent lorsque les bélugas occupent les estuaires aux eaux relativement chaudes. Au début de l'été, les bélugas dans les estuaires adoptent des comportements directement reliés aux changements qui touchent leur peau. Les bélugas de toutes les classes d'âge se roulent sur les fonds boueux ou rocheux à l'embouchure des rivières où le courant est fort. Il s'agit peut-être d'une caractéristique particulière aux bélugas de la baie d'Hudson. Il n'est pas clair que la mue présente un caractère saisonnier aussi marqué dans l'estuaire du Saint-Laurent.
6 - Le son, l'ouïe et la communication
Le béluga vocalise beaucoup. Des baleiniers du dix-neuvième siècle ont décrit les sons des bélugas qu'ils entendaient à travers la coque de leurs voiliers en bois. Lors d'une journée sans vent, sur un littoral arctique fréquenté par des bélugas, le campeur peut souvent entendre le souffle des bélugas qui font surface, suivi d'une cacophonie de sons allant de sifflements aigus à des grognements bas répétés. Les chercheurs ont relevé chez les bélugas seize types de vocalisations, qui leur servent sans doute à communiquer, mais dont on ne comprend pas entièrement le rôle exact. On observe que les bélugas poussent plus fréquemment des cris rauques lorsqu'ils sont effrayés.
Le béluga possède une ouïe bien développée et une bonne capacité d'écholocation, c'est-à-dire la détection des objets à l'aide du son, laquelle est importante pour une espèce qui passe une bonne partie de sa vie dans des eaux sombres. Il n'y a quasiment pas de lumière à des profondeurs dépassant 100 mètres, et le béluga plonge souvent à des profondeurs de plusieurs centaines de mètres. Les sédiments charriés dans les estuaires, la couverture de glace et les courtes journées de l'hiver polaire réduisent encore davantage la pénétration de la lumière dans l'eau. Pour se diriger et capturer des proies, le béluga émet des clics d'écholocation qui rebondissent sur ses proies, le fond de la mer ou la surface de la glace. La fine ouïe du béluga lui permet d'entendre ces « échos ». Son ouïe peut aussi lui servir à se protéger contre des prédateurs comme l'ours polaire et l'épaulard.
En termes d'énergie, la migration est un investissement très important pour l’animal quel qu’il soit, ça tombe sous le sens.
Les cétacés à fanons jeûnent pendant la migration, vivant sur leurs réserves de graisse pendant jusqu’à huit mois. Les femelles qui ont des petits peuvent perdre presque 50% de leur poids ce qui, chez une baleine bleue adulte, peut représenter 80 tonnes.
On pense que la nourriture n'est pas assez abondante dans les zones d'alimentation d’hiver pour les petits à naître mais on n’en est pas sur. En effet, les baleines franches boréales, les orques, les bélugas et les narvals restent dans des eaux froides. Les cétacés à fanons évitent-ils la prédation de leurs petits par les orques ? En effet, certains individus qui ne se reproduisent pas ne migrent pas et économisent ainsi une quantité d'énergie. La baleine bleue et les rorquals communs, sont les plus grands voyageurs les plus puissants jusqu’à 17 km à l'heure sur 3700 km.
A l'exception du rorqual de Bryde, dans les eaux chaudes toute l'année, les cétacés à fanons effectuent des migrations, nord-sud, entre les eaux froides d'alimentation, l'été, et les zones de reproduction tropicales, l’hiver.
Voici une carte schématique des parcours des différents cétacés au cours de leurs migrations :

Il est vital, pour la conservation de la vie marine, de protéger les itinéraires des cétacés et autres espèces en danger. Ces voies marines, mises en évidence ces dernières années, l’ont été en suivant les dauphins (et les tortues). Les études montrent que les animaux empruntant ces voies maritimes sont souvent piégés par les bateaux de pêche de plus petites espèces. Pour les tortues c’est tout à fait dramatique, pour les cétacés, certains en tous les cas, ça pourrait le devenir assez rapidement !
Les États-Unis considèrent comme envisageables des modifications des voies de navigation le long de la côte Est pour protéger les baleines noires de l’Atlantique Nord des collisions avec les navires. La stratégie proposée est développée par le NOAA. Pour le moment, il s’agit de Cape Cod, du Great South Channel et du golfe du Maine.
Pour les aires de mises bas au large de la Géorgie et de la Floride, des limites de vitesse sont proposées. Les mesures s’appliqueraient aux navires de plus de 20 mètres. Les autorités espèrent que ceci contribuera à sauver cette espèce en voie de disparition. Depuis 2003 déjà, les navires empruntent une nouvelle route dans la baie de Fundy fréquentée par les baleines noires de l’Atlantique Nord-Ouest. Les collisions causeraient 50 % des morts dans un effectif réduit à 325 individus. Cette année, une collision impliquant une femelle portant un fœtus presque à terme est survenue. Les relevés aériens réalisés en 2004 ont permis de dénombrer 16 nouveau-nés dans les eaux de la Géorgie et de la Floride, une bonne année ! [NOAA, ENN, Aquanews]
Il y a deux aspects au chapitre de la chasse à la baleine : l’histoire et l’actualité.
1 - L’histoire
Les premières traces historiques admises sont des documents qui attestent la chasse des Basques au XIe siècle et un poème japonais du Xe siècle qui évoque la capture de cétacés. Dans les deux cas il s'agit d'une industrie s'appuyant sur la capture d'animaux dans une zone de reproduction ou en cours de migration. Les baleines étaient : Eubalaena glacialis, ou baleine des Basques ou baleine franche de Biscaye ; Eubalaena japonica, ou baleine du Pacifique Nord. Ces animaux nagent lentement et leurs carcasses flottent en surface.
La pêche à la baleine permettait aux Européens d'obtenir des produits pour leurs industries. Les Européens consommaient des millions de gallons d'huile de baleine (lampes, lubrifiant) mais aussi pour la peinture, les vernis et le savon. Pour approvisionner ces marchés les Basques ont tué des milliers de baleines. Le baleinier moyen pouvait transporter 1 250 tonneaux d'huile extraite du lard de 25 baleines. Ces « barricas » étaient entreposées dans la cale. Artisans privilégiés, les tonneliers assemblaient les tonneaux, fabriquaient et réparaient les autres contenants. Les baleiniers transportaient des douves et des fonds de tonneaux ainsi que des branches de saule ou d'aulne destinées aux cerceaux.
La pratique de la chasse à la baleine a connu un très grand essor avec des moyens industriels considérables au XIXe siècle. La guerre russo-japonaise, XIXe et XXe siècle, avait pour enjeu l'accès aux ressources baleinières de la mer du Japon et du Pacifique Nord Ouest.
Dans cette période, on a :
-- Des navires susceptibles de s'attaquer à des baleines de haute mer,
-- La constitution de flottes pour optimiser l'exploitation de zones riches ou de migration,
--
L’utilisation du harpon propulsé puis l’utilisation du harpon à tête
explosive. Et comme les canons ont des lunettes de visée, l’animal n’a
aucune chance !

La chasse à la baleine a plusieurs raisons économiques :
-- la nourriture,
--
l'huile (chauffage, éclairage, cuisine). L'huile de cachalot sert à
lubrifier les machines travaillant à grande vitesse et demandant des
mécanismes de haute précision. L'huile de rorqual était utilisée pour éclairer les villes. Un rorqual bleu de 26 mètres produit 27 tonnes d'huile.
-- les os sont utilisés comme matériau.
-- les fanons sont utilisés pour les baleines de parapluie et les corsets.
-- le cuir est utilisé pour fabriquer des ceintures
-- les intestins séchés utilisés pour réaliser des cordages.
-- les produits cosmétiques dérivés.
-- les produits pharmaceutiques dérivés.
-- l'ambre gris du cachalot sert à fixer les parfums.
-- la spermaceti servait à fabriquer des bougies.
L'augmentation des prises a conduit à une raréfaction de la ressource. La moyenne annuelle d'animaux capturés s'élève à 1 500 dès 1890 et jusqu'à 50 000 dans les années 1930. Dans ces années là aussi on chassait aussi le dauphin, même en France, eh oui le malheureux, il mangeait les sardines !
2 - La Commission Baleinière Internationale (CBI)
Elle a été créée par la Convention de Washington (1946) dans un contexte de surexploitation des grands cétacés. A l’origine destinée à assurer « la conservation judicieuse de l’espèce baleinière et, partant, de rendre possible le développement ordonné de l’industrie baleinière », la CBI s’est progressivement donné pour mission la conservation des baleines.
Toutefois, la CBI connaît depuis quelques années une crise dans sa mission de conservation due notamment :
-
à un texte fondateur souple permettant à ses membres de contourner ses
décisions, y compris les plus importantes telles que le moratoire sur
la chasse commerciale de 1986
- mais aussi à une diplomatie active
du Japon visant à élargir le camp des chasseurs et à obtenir la
majorité simple, actuellement détenue par le camp des protecteurs…
La CBI a pour rôle de :
-- permettre la protection totale de certaines espèces (baleine bleue, baleine à bosse) ;
-- désigner des vastes zones protégées ou sanctuaires pour les baleines ;
-- limiter le nombre et la taille des baleines chassées (hors moratoire) ;
-- fixer les saisons d’ouverture et de fermeture des campagnes de chasse et ----- délimiter les territoires de chasse ;
-- interdire la capture de baleineaux et de femelles accompagnées de baleineaux.
Par ailleurs, la Commission stimule, coordonne et subventionne la recherche sur les baleines, publie des données et des études scientifiques, et encourage la recherche dans des domaines voisins tels que les méthodes de capture non cruelles. De même, le Comité scientifique de la CBI élabore un "état des lieux" général des populations de baleines et entreprend une enquête sur les répercussions du réchauffement climatique et de la pollution sur les cétacés.
Pour de plus amples informations sur la CBI, il faut vous référer au site du Ministère des Affaires étrangères et Européennes.
3 - L’actualité
J’ai choisi quelques dates et quelques articles, il y a une foule d’information à ce sujet, partout et le chapitre n’est pas clos.
Surexploitation, tricherie, épuisement. La cupidité de l'industrie mondiale de la chasse baleinière fait sombrer les diverses populations de baleines les unes après les autres, même après 40 ans de protection.
Les baleines bleues d'Antarctique sont à moins de 1 % de leur effectif d'origine,. Une seule espèce, la baleine grise du Pacifique est revenue à sa population d'origine mais la baleine grise du Pacifique Ouest, est au bord de l'extinction avec 100 animaux vivants…
1993 : La Norvège reprend la chasse à la baleine à but commercial et viole ainsi le moratoire.
2003 : L’Islande reprend la chasse à but scientifique. Les pêcheurs du pays tuent depuis en moyenne 200 baleines par an.
Juin 2006
: Une résolution de la Commission baleinière provoque un tollé : voté à
une voix près , elle considère que le moratoire n’est plus nécessaire.
Ce moratoire reste valide, puisqu’il faut 75% de voix contre pour qu’il
soit abrogé.
Octobre 2006 : L’Islande est le
deuxième pays à reprendre la chasse à la baleine à but commercial.
Cette fois, l’Islande s’inscrit dans l’illégalité. Le pays passe outre
un moratoire mondial qui interdit cette pratique depuis 20 ans (1986).
Le commerce est la justification du ministre des Pêches : l’Islande souhaite relancer les ventes de viande de baleine.
La Nouvelle-Zélande, la Grande-Bretagne, et la France, juge la décision de Reykjavik contraire aux principes de la Commission baleinière. La Norvège et le Japon se félicitent de la position de l’Islande. « Cette décision contribue à normaliser la chasse à la baleine », a commenté Oslo. Du côté des écologistes, Greenpeace se montre le plus virulent, mais tous sont du même avis : c’est un scandale !
-- Le Groenland obtient le droit de poursuivre la chasse à la baleine (résumé d’un article de 7 sur 7)
Le Groenland (Danemark) a obtenu, à une courte majorité, le droit pour ses populations autochtones de poursuivre la chasse à la baleine dans le cadre de la chasse dite "de subsistance".
La CBI avait déjà accepté, à l'unanimité cette fois, de renouveler le quota de 5 ans permettant aux populations autochtones de l'Alaska (Inuits), de Sibérie orientale (Chukotka) et des îles Saint-Vincent et Grenadines de continuer à chasser la baleine dans le cadre de la chasse de subsistance.
Le droit de "chasse de subsistance" est accordé malgré un moratoire sur la chasse à la baleine imposé en 1986. Selon Copenhague, les populations autochtones du Groenland ont besoin de 730 tonnes de viande de baleine par an pour se nourrir. Les populations autochtones du Groenland vont être autorisées à chasser chaque année deux baleines boréales, 200 baleines de Minke (contre 175 auparavant) et 19 rorquals communs (contre 10 auparavant).
-- Pas de dérogation au moratoire pour la chasse à la baleine au Japon (résumé d’un article de 7 sur 7)
Le Japon, chef de file des pays favorables à la reprise de la chasse à la baleine, a renoncé jeudi à obtenir une dérogation au moratoire. Le Japon, qui pratique déjà la chasse dite "scientifique" à la baleine, souhaitait obtenir le droit pour certaines de ses communautés côtières à la chasse dite "de subsistance". Devant les réticences d'une majorité des 75 pays membres de la CBI, il a finalement renoncé à mettre aux voix sa proposition.
Le Japon pourrait entraîner dans son sillage le départ d'une trentaine de pays membres. Le Japon est, avec les Etats-Unis, le principal contributeur de la CBI. L'archipel est à la tête des pays qui font campagne pour une remise en cause du moratoire sur la chasse commerciale à la baleine. Le Japon a entrepris la chasse "scientifique" dès l’entrée en vigueur du moratoire en 1986 et tue environ un millier de baleines par an.
suite du précédent … (résumé d’un article de 7sur7 du 19 août 2007)
Six navires baleiniers japonais ont quitté, mercredi, les côtes de l'Archipel à destination de l'Antarctique pour mener leur campagne de chasse annuelle de cinq mois, au cours desquels ils comptent tuer 860 cétacés.
La saison dernière, les Japonais avaient capturé 853 baleines de Minke de l'Antarctique et dix rorquals communs au cours d'une campagne qui avait viré à la bataille navale avec Greenpeace.
Greeenpeace a exhorté, mercredi, la flotte nippone à rentrer au port, et a dénoncé une nouvelle fois la pêche à la baleine que le Japon assure pratiquer dans le cadre d'un programme "scientifique". "Ce programme n'est qu'une excuse fallacieuse pour pousser à la reprise de la chasse commerciale à la baleine, même si aucune demande de la part du marché ne le justifie au Japon", a déploré Greenpeace.
Arguant que le nombre de cétacés augmente, le Japon a décidé de doubler ses prises de petits rorquals de 440 à 850 par an. Tokyo argue aussi que la chasse et la viande de baleine font partie de ses traditions culturelles et culinaires.
Lors de la conférence de la CBI de juin 2005, le gouvernement japonais a annoncé son intention d'ajouter les rorquals communs et les baleines à bosse de l'Antarctique en voie d'extinction à leur liste grandissante d'espèces de baleines chassées chaque année, ainsi que de doubler ses prises de baleines minke…
4 - Narval : la fin d"un mythe ? Eureka n° 61 – 2000 extraits - Tina Engeln - Pascal Kobeh - Marie Roué
En 1984, un recensement aérien effectué dans la baie de Buffin donnait le chiffre de 18 000 narvals à la surface pour une population évaluée à 36 000 individus avec un taux de croissance de la population de 3 à 4 % par an. Selon les années, entre 250 et 350 individus sont capturés dans l'Arctique Canadien, et 500 à 1000 au Groënland. (...) Notre souci pour une population de narvals dont personne n'a démontré qu'elle était menacée ne tient-il pas du paradoxe, alors que les Inuits sont consultés en tant qu'experts par les scientifiques canadiens ? Gardons-nous d'une attitude qui pourrait être taxée de dernier avatar du colonialisme occidental…
Il y a le birdwatching, il y a aussi le whalewatching ! Il se trouve que l’engouement pour ces observations ne sont pas sans danger pour les cétacés, surtout à cause du bruit des moteurs de bateaux et des observateurs peu scrupuleux qui suivent les animaux de trop près. Je vous donne, à titre indicatif, le résumé d’une étude réalisée par le Ministère canadien de la pêche.

En France certaines agences proposent des croisières d’observations des cétacés, il ne faut pas perdre de vue que le tourisme est globalement une nuisance pour les animaux, même si ceci ne nous fait pas plaisir, il faut se rendre à l’évidence.
A titre indicatif de nouveau je vous donne une liste (légèrement modifiée) des mammifères marins observés dans le Golfe de Gascogne par une des agences qui propose ce type de croisière :

Le tourisme des baleines est estimé à neuf millions de personnes qui voyagent dans plus de 87 pays afin d’observer ces géants des océans. Depuis une dizaine d’années, l’observation des baleines connaît une croissance exponentielle. Une des croissances les plus spectaculaires est celle du Mexique qui a vu son tourisme baleinier croître de 800 % entre 1994 et 1998.
Alors que les impacts de ce tourisme commencent à susciter des inquiétudes dans la communauté internationale, différentes organisations ont développé des règlements et des lignes directrices concernant l’observation des baleines et la navigation à proximité de celles-ci. Ces règles sont adaptées en fonction de chaque espèce de baleine à observer et de chaque lieu d'observation. Elles ont pour but de réduire l’impact négatif sur les baleines et leur environnement, espérons seulement que ces règles soient respectées par les intervenants !
De nombreux endroits dans le monde vous offrent l'opportunité d'observer les baleines à partir d'un site terrestre : ceci ne les dérange pas ! Et vous avez le choix :
-- L’estuaire du St Laurent, au Québec
-- Les côtes de l’Australie de l’ouest et du sud
-- Les côtes de l’Afrique du sud
-- Certaines côtes européennes du nord ouest de l’Europe
-- Certaines îles du Pacifique
Voir à ce propos la carte de migration des baleines dans ce dossier.
1 - Les delphinariums et autres « cirques »
Le concept de delphinarium est né aux USA en 1860, le cirque Barnum met en scène des bélougas, puis en tant que studio de cinéma en Floride en 1948. Le premier dauphin dressé, Flippy, l'a été par un dompteur du cirque Barnum. En 1966, les premiers shows sont exportés d’abord en Europe et aussi les capturés dans le Golfe du Mexique.
L'utilité du delphinarium en tant que laboratoire se termine en 1970. (Samy Samuel et Peter Tyack, 2000) Depuis les années 70, les chercheurs sérieux travaillent sur des animaux libres. Quant aux delphinariums, ils consacrent leurs recherches actuelles aux techniques de dressage, à la prévention des maladies dues à la captivité et au maintien en vie des petits nés captifs…rien qui soit bénéfique pour la nature ! Quant aux maladies infectieuses qui ravagent certaines populations de dauphins libres, les delphinariums sont incapables de les étudier.
2 - Les captures
Le 14 mars 1990, le Gouvernement fédéral américain a pris la décision de suspendre toute capture de Tursiops dans le Golfe du Mexique, du fait des menaces environnementales qui pèsent sur cette population (pollution, morbilivirus, essai soniques sous-marins). La population de la Mer Noire est en voie d'extinction : captures pour les delphinariums et pollution.
Transporté en brancard, sa peau se déshydrate rapidement, sa respiration devient difficile, des escarres apparaissent... La compagnie aérienne Lufthansa a décidé qu'elle ne transporterait plus de dauphins captifs, compte tenu des souffrances infligées à l'animal et des risques trop importants. (WDCS, 2000)

L'arrivée en bassin
-- réduction de son espace vital (confinement préalable d’un mois au moins !)
-- contact étroit et contraint avec l’homme
-- nourriture de cadavres.
53% des dauphins capturés meurent dans les jours qui suivent leur capture(Peta, 2001)
-- manque d'espace,
-- oisiveté forcée,
-- perte de contrôle sur ses activités, sa sexualité et son environnement,
-- vie sociale réduite à quelques individus, perturbation du groupe social
-- restriction de mouvements, sclérose de musculature,
-- stress constant, nervosité, agressivité
-- perte d'appétit par manque d'exercice
-- chlore dans l'eau, manque d'oligo-éléments, d'ensoleillement,
-- prise constante d'antibiotiques,
-- présence constante du goût de fèces en dilution ( même si l’eau est filtrée)
contribuent
à dégrader son état de santé et à le rendre neurasthénique…on le serait
à moins ! « 50% des dauphins nés captifs meurent avant l'âge d'un an,
dont 23% lors du premier mois de leur vie aérienne ». Sweeney (1990)
Les documentaires, les voyages permettent d'assister au spectacle en pleine mer, une simple traversée pour aller sur une île en fournit l’occasion… Alors, à part l’argent, quelle est la raison d’existence des delphinariums ?

3 - Causes de décès les plus fréquentes:
* Broncho-pneumonie.
* Entérite.
* Oedème pulmonaire.
* Trauma (écrasement du bébé contre la paroi par sa mère).
* Ptomaïne (petit mort-né dans l'utérus).
* Hépatite.
* Attaque mortelle par un mâle agressif.
* Nécrose du foie.
* Infection rénale chronique.
* Attaque mortelle d'une femelle agressive pour la garde d'un nouveau-né.
Ces causes avouées ne sont que la pointe visible d'un iceberg de désespoir… Ne pas oublier qu’en liberté il y a des dauphins malades, bien sûr, ils n’ont pas le temps de souffrir longtemps, les requins s’en occupent, et c’est la nature, ça, depuis bien avant l’homme !
Que ressent un dauphin enfermé dans une piscine en béton quand il utilise son sonar par exemple ? Est-il indispensable de présenter des dauphins vivants ? En quoi un numéro de cirque est-il éducatif ? Mystère… Et 60% des enfants interrogés considèrent que les dauphins enfermés comme ça doivent être malheureux, alors pour qui les delphinariums
Voici quelques spots sur le sujet, inspirés d'articles dans la presse de ces dernières années.
1 - Cétacés et pêche au chalut pélagique en Manche ouest

2 - En mer Méditerranée
http://www.4-oceans.com/cetaces-mediterranee.asp
On a pu montrer la présence de 20 espèces, mais seule une dizaine est vue régulièrement, parmi lesquelles : le Dauphin bleu et blanc, le Dauphin commun, le Grand dauphin, le Dauphin de Risso, le Globicéphale noir, la Baleine à bec de Cuvier, le Cachalot et le Rorqual commun. La mer Méditerranée est composée de deux bassins et de plusieurs mers régionales, les peuplements varient donc localement.
3 - L’échouage (un peu partout)
Chaque année, des centaines de dauphins et autres cétacés s'échouent sur les plages. La moitié des dauphins retrouvés sur les côtes françaises et anglaises porte des blessures de capture : becs cassés, nageoires coupées, muscles déchirés. Ces blessures sont une preuve formelle concernant les dauphins qui meurent dans les filets de pêche. C’est une menace grave et des mesures urgentes et concrètes s'imposent.
Les échouages de mammifères marins constituent la principale source de données et de prélèvements biologiques. Il est donc indispensable que tout échouage soit signalé au CRMM ou à l'un des correspondants du Réseau National Echouage.
Le transport et toutes autres interventions sur les mammifères marins sont interdits par la loi. Seuls les personnes mandatées par le CRMM, sous la tutelle du Ministère de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement, sont autorisés à intervenir.
4 - Conduite à tenir en cas d'échouage :
Appeler le CRMM au : 05.46.44.99.10.
-- Ne manipulez surtout pas l'animal afin d'éviter tout risque de transmission de maladie et pour éviter de le blesser
--
Ne pas oublier qu'un animal sauvage va chercher à se défendre
(morsures, coups,...) Eviter les attroupements, l'agitation et le bruit
qui stressent l'animal. Ne pas tenter une remise à l'eau.
Humidifier la peau de l'animal en couvrant son dos et ses flancs de
linges humides. Si les linges font défaut, arrosez prudemment l'animal
-- NE JAMAIS TIRER SUR LES NAGEOIRES
-- NE JAMAIS COUVRIR, NI ARROSER SON EVENT.

5 - Le sanctuaire des cétacés en mer Ligure
Bien sûr, et c'est déjà une prise de conscience, un sanctuaire vient de se créer en Méditerranée pour protéger les cétacés. Mais quelle est la raison d'être d'une zone de protection qui, faute de données scientifiques sur les espèces menacées, n'impose aucune réglementation ?
Le sanctuaire de la mer des Ligures couvre 84 000 km2 de la Côte d'Azur au Golfe de Gênes jusqu'en Sardaigne. Il abrite 7 espèces : dauphin bleu et blanc, rorqual commun, grand dauphin et dauphin commun, globicéphale noir, dauphin de Risso et cachalot, parmi les 17 de la Méditerranée.
6 - En Polynésie Française
Le Mégaptère investit globalement les archipels de juillet à décembre, en revanche les populations d'odontocètes sont distinctes.
A Tahiti et dans l'archipel de la Société, le Dauphin à long bec , le Dauphin à bec étroit , le Mésoplodon de Blainville et le Globicéphale tropical constituent l'essentiel des observations.
Aux Marquises, le Dauphin d'Electre et le Dauphin tacheté sont abondants et l'Orque épaulard est fréquent .
Aux Tuamotu, les bandes de Grand dauphin gardent les passes et le Cachalot est régulier . D'autres espèces telles le Dauphin de Fraser et le Faux orque sont rencontrées.
7 - Le réchauffement climatique fait maigrir les baleines du Pacifique http://www.noaa.gov/
De la Basse-Californie au détroit de Béring, les baleines perdent du poids… le réchauffement climatique comme cause de la raréfaction de la nourriture de ces mammifères géants ?
"Les baleines grises migrent plus tard, ne vont plus aussi loin au Nord, et donnent naissance à moins de baleineaux", explique Steven Swartz, chef d'une unité de recherche au Service national américain de la pêche maritime.
Le professeur Swartz, souligne avoir observé une
forte mortalité, un tiers de l'espèce, en 1999 quand le phénomène El
Nino a fait disparaître le plancton.
"Nous n'avons pas trouvé de preuves d'une épidémie" explique M. Swartz. "Lorsque les temps sont durs et qu'il y a moins de nourriture, les baleines ne se reproduisent pas".
Le lagon de San Ignacio, où les baleines se reproduisent peut servir à extrapoler le taux de reproduction de l'espèce. Dans les années 1980, quelque 350 baleineaux naissaient dans ces eaux en février. En 1999 le nombre n'a pas dépassé cent. A 10.000 km au nord, le bassin de Chirikov ( Béring) est considéré comme le principal lieu de nourriture, mais la hausse de la température fait baisser la croissance du plancton qui nourrit les minuscules crustacés dont les baleines dépendent. Les signes de leur amaigrissement sont clairs : 10% de la population est particulièrement affaiblie, selon M. Swartz.
Les photographies de ces animaux en train de migrer "montrent que l'arrière de leur tête est affaissé, les côtes sont visibles, et il existe des sections de la queue qui sont concaves", alors qu'au terme de l'été, les baleines devraient avoir refait le plein de graisse.
8 - La pollution et ses effets sur les cétacés
http://www.marchaldauphins.com/rapports.htm
Je ne citerai que de tout petits extraits, l’article est long et vous en avez la référence !
« La pollution des eaux est un facteur de destruction bien plus important pour l'écosysthème marin, que la pêche industrielle à outrance, elle-même plus dévastatrice que la petite pêche artisanale. Si les marées noires ont un impact direct sur l'opinion publique elles n'en demeurent pas moins très limitées géographiquement avec des effets à court terme.
Les pollutions les plus néfastes pour l'équilibre fragile de la vie maritime ne sont pas les plus visibles.
-- Les organochlorés : Les cétacés sont en haut de la chaîne alimentaire...
-- Les métaux lourds :
a)Le mercure. La Méditerranée détient à elle seule 65% des ressources mondiales de mercure.
Le cadmium fait également partie des métaux lourds dangereux. Il
provient des piles, batteries, peintures et engrais, ses conséquences
sur l'organisme sont encore inconnues…
b) Le plomb provoque le saturnisme et est présent dans toutes les viscères des animaux contaminés.
c) Le strontium 90 est aussi un des métaux lourds toxique pour les cétacés, il s'infiltre dans leur squelette.
-- Les divers rejets :
Les hydrocarbures …les résidus pétrochimiques des villes et des routes. La Méditerranée reçoit près d'un million de tonnes d'hydrocarbures sur les quatre millions qui sont déversés chaque année dans les mers du globe. Les centrales thermiques, nucléaires et autres industries implantées sur le littoral, réchauffent considérablement la température de l'eau et diminuent ainsi le teneur en oxygène. Si cette lente asphyxie continue, les dix prochaines années risquent de voir mourir tout un pan de la biodiversité marine.
Le tourisme estival (entre autres effets individuels) avec ces sachets plastiques que les individus sans scrupule jettent allègrement sur la voie publique, se retrouvent dans la mer par l'action des vents et des fleuves. De très nombreux odontocètes et tortues marines confondent ces sacs avec leurs proies, leur ingestion conduit à à une occlusion intestinale mortelle.
Les explosions diverses, les essais nucléaires, les ondes à hautes fréquences des sonars et le trafic maritime constituent une véritable pollution acoustique. L'étude toxicologique des cétacés est révélatrice du taux de pollution de notre mer nourricière.
Aujourd'hui les belugas du Saint Laurent sont tellement contaminés que lorsqu'ils décèdent les autorités les considèrent comme « déchets toxiques ».
Ils ont été une attraction majeure pour des milliers de touristes, à 40 minutes de la côte égyptienne, jusqu’à ce que la situation devienne intenable : durant l'été 2003, des centaines de plongeurs déferlaient chaque jour sur Dolphin House, lieu de repos mais aussi de jeux amoureux et d’éducation des petits pour une centaine de Stenella longirostris ; la zone est aujourd’hui une réserve, et les dauphins ont reconquis leur territoire.

La troupe des dauphins est impressionnante. Ils sont plus d’une centaine à évoluer sur le fond de sable clair. Depuis plus d’une heure ce ne sont que pirouettes, courses effrénées, qu’égrènent quelques moments de calme de courte durée. L’un d’entre eux, plus joueur encore que les autres, s’approche du photographe avec un sac en plastique accroché à la nageoire, oublié sans doute par un touriste inconscient du danger qu’il peut représenter pour les animaux. Un peu plus loin, d’autres se régalent à sauter hors de l’eau, à effectuer des vrilles vertigineuses que seule l’espèce pratique aussi bien, des sauts périlleux, en un véritable festival d’acrobaties. La colonie de Samadaï, petite baie abritée dans un récif en forme de croissant de lune, semble pratiquement sédentaire. Chaque jour ou presque, on y trouve des dizaines d’adultes, et presque autant de jeunes, qui semblent faire leur apprentissage sous l’oeil bienveillant de la troupe, les plus jeunes profitant encore du lait maternel.

La tétée fait partie de ces moments magiques auxquels on assiste rarement. Mais à Samadaï, Alexis Rosenfeld va réussir une première mondiale : saisir sur pellicule le petit rostre enfoui sous le ventre de la mère, en train de se régaler du précieux liquide !!
1 - S’accoupler pour consolider les liens du groupe ?
Alexis Rosenfeld est ce matin là, encore une fois, un photographe heureux ! Dans son objectif, un accouplement ! On voit nettement le petit pénis triangulaire dressé, et la femelle qui vient s’installer sur le mâle. La scène est furtive, ne dure que quelques secondes, mais elle est dans la boite. Et s’il est difficile de photographier l’instant, la scène se répète quotidiennement des dizaines de fois. Les jeunes eux aussi s’essaient à la manoeuvre, se frottent, se frôlent.

Apprentissage amoureux nécessaire à l’espèce, jeu ? La sexualité est en tout cas un élément particulièrement important de la vie des dauphins, et plus spécialement semble-t-il des dauphins à long bec. Ils s’accouplent tous les jours, avec des partenaires différents, sans que cela soit pour autant lié à la reproduction, puisque les femelles ne portent en fait un petit que tous les deux ou trois ans. Ces jeux sexuels permanents seraient simplement pour les dauphins une façon de “créer des liens”, d’augmenter la cohésion de la colonie, pour les adultes comme pour les jeunes.

Ces images illustrent le caractère facile des animaux, qui ne refusent pas le contact, et, pour certains d’entre eux, le recherchent. « C’était le cas de deux jeunes mâles, notamment, explique Zoheir Kheireldin, dit Zizo, propriétaire du centre de plongée local mais aussi membre actif de l’HEPCA, qui venaient systématiquement jouer avec les visiteurs ».
2 - Sous la surveillance des rangers
L’exemple de Ras Samadai doit aussi nous donner à réfléchir. Si nous prenons plaisir aux rencontres animalières, il faut trouver des solutions pour que la pression demeure acceptable, avec toute la difficulté d’évaluation que cela représente. Sous peine de nous voir interdire l’accès à des sites de plus en plus nombreux, mesure indispensable pour la sauvegarde des espèces. Depuis fin 2003 l’accès au lagon est en effet interdit, et les rangers veillent. Une ligne de bouées marque la démarcation définitive, et seul un chenal a été maintenu, auquel on peut accéder en PMT mais impérativement équipé d’un gilet de sauvetage. Pour le reste, il faut rester à l’entrée du fameux récif en forme de fer à cheval. Et encore, l’accès n’est autorisé que quelques heures par jour, et en échange de 15 euros par plongeur, dont un tiers va à la gestion des réserves, et deux tiers au gouvernement. « il était devenu impossible de faire autrement, explique Zizo. Certains jours de l’été 2003, poursuit-il, on a compté plus de 40 bateaux, soit 800 personnes dans l’eau avec les dauphins ». Certains partaient d’Hurghada tôt le matin, et après 4 heures de route arrivaient par bus entiers sur la plage. L’horreur, la limite insupportable des rencontres avec les animaux.
3 - Les dauphins commencaient à quiller les lieux

Les autorités ont tranché, la zone a été classée en réserve, et les dauphins ont retrouvé leur quiétude. Si cette décision n’avait pas été prise, on peut imaginer que la colonie aurait fini par déserter les lieux, et abandonner un site de repos sans doute apprécié des longirostris depuis des milliers d’années. Selon le Dr Mahmoud Hanafi, surveillant général des réserves de la mer Rouge, dépendant du Secteur de la Protection de la Nature (SPN), un organe de l'Agence Egyptienne des Affaires de l'environnement, les dauphins sortent pour chercher la nourriture pendant la nuit, mais consacrent la journée aux activités sociales, et c’est là qu’ils ont besoin de quiétude« Au début, il n’y'avait pas de problème, car les centres de plongée organisaient des visites assez chères, entre 60 et 80 dollars par personne », raconte le Dr Hanafi. Mais, après quelques temps, des centres de plongée moins qualifiés ont commencé à organiser des visites moins chères et ce sont des centaines de visiteurs qui affluaient tous les jours. Selon lui, cette présence massive des touristes a poussé les dauphins à déserter le site, et leur nombre a nettement diminué. Alors qu'ils étaient des centaines, en 2003, il n'en restait plus que quelques dizaines.
4 - Protéger et édudier
Dans le rapport préliminaire qui lui avait été commandé par le gouvernement égyptien et qui a conduit à la mise en place des mesures de protection, le chercheur italien Giuseppe Notarbartolo di Sciara insiste aussi sur le fait que « le récif de Samadaï, du fait de la régularité de la présence des dauphins longirostris, offre des possibilités exceptionnelles de faire avancer la connaissance sur des mammifères marins qui sont ailleurs généralement inaccessibles ». Relativement proche de la côte, facilement accessible, le récif en forme de croissant de lune et ses fonds de sable immaculé, est en effet unique en son genre. L’heure est donc aujourd’hui au lancement de programmes d’études sur Samadaï, qui permettront de mieux connaître des animaux menacés dans leur fragile équilibre. Et sans doute de mieux les protéger ailleurs, sous d’autres latitudes. Et Samadai devrait aussi voir se développer un tourisme différent : les dauphins sont aujourd’hui en sécurité, et c’était la priorité, mais rien n’empêche les amoureux des cétacés de venir en lisière de récif, là où maintenant le choix de la rencontre revient aux dauphins, et non plus aux plongeurs.

Le Stenella longirostris, dauphin à long bec, est présent dans toutes les mers chaudes du monde, sous forme en fait de cinq sous-espèces. Ce dauphin est caractérisé par une silhouette fuselée terminée par un long rostre fin. Il mesure entre un mètre soixante et deux mètres vingt, et pèse entre 60 et 90 kilos. Il vit en groupes souvent importants, qui peuvent rassembler plusieurs centaines d’individus. Il se nourrit de poissons et de calmars. C’est un animal qui se montre particulièrement joueur et peu farouche vis à vis de l’homme, dès qu’il en a fait l’expérience. Il vit jusqu’à environ 35 ans.
Formaldéhyde, xylène, benzène, toluène, etc... sont des composés chimiques qui polluent votre habitation à longueur d’années, sans que vous puissiez vous en rendre compte.
On les trouve en effet dans des spécialités du commerce que vous utilisez couramment comme les peintures, les détergents, les cosmétiques et certains produits d’entretien.

Dans un rapport qu’elle a présenté en 2008, la sénatrice Marie-Christine Blandin a qualifié de « bouillon de culture ce cocktail détonnant présent dans les maisons ». Certaines de ces substances seraient responsables, selon certains spécialistes, d’allergies, de maladies respiratoires, de fatigue chronique et on les soupçonnerait même d’être parfois cancérigènes.
Or des travaux très sérieux ont démontré dernièrement que la plupart de nos plantes d’intérieur possèdent la faculté de transformer lesdites substances indésirables en particules propres ! C'est ce que vous allez découvrir dans ce dossier. Cela devrait vous conduire à adopter la culture de quelques-uns de ces végétaux dépolluants qui, bien sûr, apporteront en plus beaucoup de charme à vos différentes pièces…
Plusieurs produits utilisés par le grand public, notamment dans l’entretien des habitations présentent une toxicité préoccupante :
Le benzène
Surtout employé dans les colles, les encres, les plastiques et la cigarette, ce produit est l’un des constituants du pétrole brut. Classé cancérigène par l'Union européenne, son inhalation peut occasionner des somnolences, des vertiges, une accélération du rythme cardiaque, des maux de tête, des tremblements et, au pire, une perte de connaissance.
Le formaldéhyde
Ce gaz incolore est présent dans de nombreuses spécialités comme les peintures, les papiers peints, les détergents, les assouplissants, les colles, les adhésifs, les vernis, les produits cosmétiques et certains tissus infroissables. Il serait à l’origine de cancers de la cavité buccale, des fosses nasales et des sinus.
Incolore et inodore, il est présent dans les habitations du fait de la mauvaise évacuation des produits de combustion, de l’absence de ventilation des pièces et du défaut d’entretien des appareils de chauffage. Maux de tête et nausées sont les premiers symptômes d’une faible exposition à ce produit. Des étourdissements, une somnolence, des vomissements et une baisse des réflexes peuvent aussi se produire à plus forte exposition.
Le toluène
Il sert à la fabrication de teintures, de solvants et de produits cosmétiques. Il est nocif par inhalation et ingestion, ses vapeurs pouvant causer des maux de tête, des nausées, des vertiges, de la somnolence, de la confusion et de l’incoordination.
Le xylène
Dérivé du pétrole, il est utilisé comme solvant de vernis et peintures, dans l’impression, la fabrication du caoutchouc et du cuir, le nettoyage et comme produit de protection des plantes. Les premiers symptômes d’une inhalation des vapeurs de ce produit sont les maux de tête, les étourdissements, la nausée, les vomissements, la perte d’équilibre et à plus forte dose, les irritations de la peau, des yeux, du nez et de la gorge.
En France, des travaux scientifiques très sérieux se poursuivent actuellement pour démontrer la capacité des plantes d’intérieur de dépolluer nos intérieurs, notamment dans le cadre du projet Phytair, en collaboration avec le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment) et la Faculté de pharmacie de Lille, notamment sur la capacité du chlorophytum à réduire la présence de toluène dans l'air dans un environnement clos.

En fait, les végétaux concernés utilisent une bio-épuration reposant sur un échange gazeux. Les polluants de l’air se trouvent absorbés par les feuilles. Ultérieurement, des micro-organismes présents dans les racines convertissent les polluants indésirables en produits organiques. Les plantes émettent alors de la vapeur d’eau par un processus de transpiration, en améliorant le taux d’humidité et d’oxygène. Ce mécanisme semble pouvoir éliminer jusqu’à 96 % des toxines indésirables en 24 heures ! 2 à 3 plantes pourraient ainsi suffire à assainir l’air d’une pièce nouvellement repeinte en évitant 30 % de rhumes, toux et maux de gorge.
Par ailleurs en 1973, pendant la mission du Skylab III, la Nasa a identifié 107 produits composés organiques volatils à l'intérieur du vaisseau spatial. Les scientifiques américains se sont ainsi rendu compte que la pollution de l’air intérieur, dans n'importe quel espace fermé, pouvait présenter des problèmes relatifs à la santé. Ils ont alors placé des plantes d’intérieur dans des espaces nouvellement construits et meublés. Les résultats ont prouvé que la majeure partie des composés organiques volatils indésirables avait pu être enlevée. Bien sûr, la Nasa poursuit ses travaux allant dans ce sens.
Vous découvrirez dans les pages suivantes une sélection de 15 plantes d’intérieur qui pourront vous aider à éliminer la plupart des vapeurs de produits susceptibles de polluer votre logement. Apprenez à les cultiver et à les faire grandir…
L’aglaonema est une plante d’intérieur remarquable par les panachures subtiles de son feuillage. Ce végétal érigé, pouvant atteindre 1m de hauteur, présente en effet des feuilles vert foncé délicatement tachetées de gris et mesurant une vingtaine de centimètres de longueur. Son inflorescence comporte une spathe blanche ou jaune faisant penser à une autre plante, l’arum. En automne, des baies rouges ou orangées apparaissent, ajoutant beaucoup de charme à l’ensemble. La tige des sujets adultes est souvent marquée de cicatrices.

* La lumière
L’aglaonema accepte la présence d’une luminosité moyenne et redoute les rayons directs du soleil.
* Chaleur
Cette plante se développe sans problème à la température normale d’une pièce.
* Arrosage
Pendant sa période de croissance, arrosez modérément votre pied, mais assez pour humidifier la motte. Laissez la terre se dessécher sur quelques centimètres avant d’arroser à nouveau. En hiver, réduisez sensiblement vos apports d’eau.
* Entretien
Au printemps, rempotez vos sujets, puis tous les 2 à 3 ans, en utilisant du terreau.
* Multiplication
Au printemps, coupez un rejeton doté de 3 à 4 feuilles et, si possible, garni de racines et placez-le dans un mélange humide composé de 50 % de tourbe et de 50 % de sable grossier. Enfermez le pot dans un sachet de plastique, à placer à la lumière. Au bout de 2 mois environ, il faudra vous occuper de votre jeune pied comme s’il s’agissait d’un sujet adulte.
* Polluants éliminés par cette plante : benzène et formaldéhyde
L’aloès est une plante grasse à feuilles épaisses et pointues disposées en rosettes. Cette espèce comprend un bon nombre d’espèces cultivées à l’intérieur des habitations. Il en existe sans tige, présentant ou non des feuilles fortement dentées et munies d’épines. Certains aloès disposent de tiges qui, parvenues à une certaine hauteur, se renversent puis continuent de croître ainsi.
Les inflorescences de ces végétaux naissent à l’aisselle des feuilles, de la fin de l’hiver jusqu’au début de l’été. Il s’agit d’épis réunissant de belles fleurs tubuleuses de coloris rouge ou orangé. L’Aloe vera est la variété la plus cultivée.

* Lumière
L’aloès en a beaucoup besoin, surtout ses variétés pourvues de feuilles épineuses.
* Chaleur
Cette plante se développe à une température normale et tolère un air sec. Afin de stimuler sa floraison, il est conseillé de la placer pendant 3 à 4 semaines, durant l’hiver, dans un endroit à 10-12°C.
* Arrosage
Durant sa période de croissance, arrosez abondamment ce végétal, en veillant à ce que sa motte soit bien humide, sauf en hiver.
* Entretien
Si vous comptez rempoter un aloès, offrez-lui un mélange de terreau et de sable, en veillant que ses feuilles basses ne soient pas enterrées.
* Multiplication
Cette pratique est vraiment facile à mettre en œuvre ! En été, prélevez les rejetons ayant tendance à se former à la base. Conservez les quelques racines qui y sont attachées et repiquez vos jeunes plants dans un mélange léger.
* Polluants éliminés par cette plante : formaldéhyde
L’anthurium, surnommé « flamant rose » ou « langue de feu », est une belle plante d’intérieur jouissant d’une grande spathe entourant une sorte de filament recourbé appelé spadice. Cette inflorescence très colorée s’épanouit en général en été, pendant plusieurs semaines et, parfois, durant toute l’année. Il en existe plusieurs espèces dont la plus connue, l’Anthurium andraeanum, se reconnaît par la présence de feuilles coriaces et lancéolées, d’une couleur vert foncé et dont les spathes sont blanches, rouges ou d’un beau coloris saumon.

* Lumière
L’anthurium ne réclame pas beaucoup de lumière pour fleurir. Mieux vaut placer cette plante à côté d’une fenêtre ombragée.
* Chaleur
Ce végétal se développe mieux lorsqu’il est placé dans un local disposant d’une température constante, entre 18 et 21°C. En hiver, il ne risque pas pour autant de souffrir d’une température plus faible, aux alentours de 13-14°C.
* Arrosage
Quand cette plante se trouve en pleine croissance, mieux vaut lui apporter abondamment de l’eau. Pendant sa période hivernale, laissez le ménage terreux se dessécher sur quelques centimètres avant de l’arroser à nouveau.
* Entretien
En cas de rempotage, utilisez un mélange renfermant une forte proportion de tourbe et de sable, avec si possible quelques feuilles en voie de décomposition,
* Multiplication
Effectuez une division de votre touffe, dès le printemps, afin de placer les portions obtenues et comprenant des racines dans de nouveaux pots.
* Polluants éliminés par cette plante : formaldéhyde et xylène
Le chamaedorea est un palmier d’intérieur aux feuilles pennées, c’est-à-dire composées de folioles disposées comme les barbes d’une plume. La hauteur de cette plante ne dépasse pas plus de 80 à 90 cm. Sa culture est particulièrement facile. Sa variété Chamaedorea elegans dispose d’une tige trapue, verte et qui porte des feuilles légèrement arquées, d’une longueur d’une soixantaine de centimètres et dont les folioles, de 2,5 cm de largeur, sont disposées par paires le long d’un pétiole jaunâtre.

* Lumière
Cette espèce apprécie une lumière vive, mais tamisée. En hiver, si vous placez cette plante loin d’une fenêtre, elle aura tendance à grandir.
* Chaleur
Il lui faut une température oscillant entre 18 et 25°C, sans descendre en dessous de 12°C durant la saison froide.
* Arrosage
En période de croissance, arrosez copieusement cette plante, de façon que le mélange terreux soit toujours très humide. En hiver, réduisez vos apports d’eau, en laissant sécher la terre aux deux tiers entre deux arrosages.
* Entretien
Lors de vos rempotages, lorsque les racines remplissent le pot, offrez au chamaedorea un mélange équilibré de terreau et de tourbe.
* Multiplication
Ne tentez pas cette opération car il y a peu de chances pour que vous obteniez un bon résultat à l’intérieur de votre logement !
* Polluants éliminés par cette plante : formaldéhyde et xylène
Le chlorophytum est une belle plante d’intérieur très facile à cultiver. Il produit des touffes de feuilles souples, lancéolées et arquées, d’environ 2 cm de largeur. En période de croissance, des stolons jaune clair, d’une longueur de 50 cm, sortent au niveau du feuillage et portent de petites fleurs blanches assez insignifiantes, auxquelles succèdent des plantules qui ne tardent pas à former des racines et à créer de nouveaux pieds lorsqu’elles prennent contact avec la terre.

* Lumière
Afin de jouir d’un feuillage vivement panaché, le Chlorophytum comosum réclame beaucoup de lumière et un peu d’ensoleillement. Mieux vaut ne pas trop l’exposer aux ardeurs du soleil estival, les feuilles pouvant en souffrir.
* Chaleur
Cette plante s’accommode sans problème de la température de la plupart des logements.
* Arrosage
Apportez de l’eau à ce végétal pour que le mélange terreaux soit constamment très humide. Durant l’hiver, continuez à apporter de l’eau à cette plante, mais d’une façon quand même plus réduite.
* Entretien
Vous allez devoir rempoter votre sujet, en utilisant du terreau, lorsque ses racines auront tendance à le pousser hors du pot.
* Multiplication
Prélevez des plantules ayant formé des racines et placez-les dans un bocal empli d’eau. Quand les racines se seront bien développées, il faudra mettre en terre vos nouveaux sujets.
* Polluants éliminés par cette plante : benzène, formaldéhyde et xylène
Le Chrysalidocarpus lutescens est une belle plante d’intérieur dont les tiges, ressemblant à des roseaux, se développent en touffes denses. Ses feuilles arquées sont portées par des pétioles de 60 cm, orangés et cannelés, Ce feuillage est divisé en en plusieurs segments verdâtres, rigides et luisants, disposés par paires et dont la longueur peut mesurer un peu plus d’un mètre. Cette plante est du plus bel effet dans un salon !

* Lumière
Ce palmier préfère une lumière solaire filtrée derrière un store ou un léger rideau.
* Chaleur
La température d’un appartement lui convient très bien et il n’est pas recommandé de placer cette plante dans une ambiance inférieure à 12°C.
* Arrosage
Il faut apporter beaucoup d’eau au Chrysalidocarpus, afin de lui offrir un mélange terreux en permanence bien humide.
* Entretien
Cette espèce réclame d’être rempotée tous les 2 à 3 ans, au printemps, dans un mélange à base de terreau. Cette opération n’est plus nécessaire au bout de quelques années.
* Multiplication
Mieux vaudra toujours acquérir de nouveaux pieds dans une jardinerie plutôt que d’effectuer vous-même des semis.
* Polluants éliminés par cette plante : formaldéhyde et xylène
Le Chrysanthemum frutescens est un chrysanthème d’intérieur doté d’un élégant port buissonnant et de tiges tendres. Sa hauteur peut atteindre entre 45 et 80 cm. Ses feuilles, très découpées en folioles lobées mesurent de 6 à 10 cm de longueur et 6 à 7 cm de largeur. En été ses fleurs, en forme de capitules et de couleur jaune ou rose, font penser à celles des marguerites.

* Lumière
Cette belle plante réclame d’être exposée plusieurs heures au soleil chaque jour, de façon à permettre une éclosion correcte de ses boutons floraux.
* Chaleur
Ne placez pas le Chrysanthemum frutescens dans une ambiance trop chaude, une température oscillant entre 15 et 20°C lui convenant parfaitement.
* Arrosage
Cette plante doit disposer en permanence d’un mélange terreux humide.
* Entretien
Ne tentez pas de rempoter cette espèce dans un autre pot, les résultats obtenus risquant fort d’être plutôt décevants.
* Multiplication
Vous n’arriverez pas à reproduire ce chrysanthème par bouturage. Préférez donc vous procurer un ou plusieurs pieds de ce végétal dans une jardinerie.
* Polluants éliminés par cette plante : benzène et formaldéhyde
Les dracaenas sont des plantes d’intérieur très appréciées pour leur beau feuillage la plupart du temps panaché. Leurs feuilles, lancéolées et arquées, se développent au sommet de hautes tiges nues, ressemblant un peu à des palmiers. En revanche, leurs fleurs n’offrent aucun intérêt. Une espèce de cette plante, le Dracaena deremensis, peut atteindre 1,20 m de hauteur, avec des feuilles de 40 à 50 cm de longueur, sur 5 cm de largeur, d’une couleur vert foncé et marquées au centre d’une rayure blanche.

* Lumière
Cette plante a besoin d’une lumière vive, mais sans soleil direct. Mieux vaut donc l’installer derrière un rideau tamisé.
* Chaleur
Faute de disposer d’une température comprise entre 18 et 24°C, ce dracaena risque de voir ses feuilles s’alanguir et tomber. Mais si vous le placez dans des conditions ne lui étant pas favorables, rassurez-vous : de nouvelles feuilles apparaîtront à nouveau dès le retour à une température convenable.
* Arrosage
En période de croissance, arrosez bien ce végétal, le mélange terreaux réclamant d’être toujours humide. En période de repos, soyez moins généreux dans vos apports d’eau.
* Entretien
Si nécessaire, rempotez cette plante au printemps dans du terreau.
* Multiplication
Au printemps, vous pouvez prélever des boutures ou des rejets bien tendres, d’une dizaine de centimètres de longueur, afin de les repiquer dans des pots, dans un mélange de sable et de terreau, à recouvrir d’un sachet de plastique translucide.

Le Dracaena marginata
Le Dracaena marginata fait partie de la famille des dracaenas et les conseils de culture indiqués ci-dessus lui conviennent tout à fait. Cette espèce est en tout cas plus tolérante que ses cousins et, par conséquent, plus facile à cultiver en appartement. Elle peut atteindre 2,50 à 3 m de hauteur. Ce dracaena dispose d’une tige droite couronnée d’une trentaine de feuilles de 60 cm, sur 1,5 cm de largeur, de couleur vert foncé et bordées d’une élégante ligne pourpre. Au bout d’un certain temps, ces feuilles finissent par tomber, en laissant des cicatrices.
* Polluants éliminés par cette plante : benzène, formaldéhyde, xylène et toluène
Le ficus est une plante d’intérieur surnommée « caoutchouc » et dont il existe un grand nombre d’espèces. Le plus connu, le Ficus benjamina, peut atteindre 1,80 m de hauteur et parfois plus pour aller toucher le plafond de certains appartements. Avec le temps, ses branches ont tendance à se plier, d’où l’appellation de « figuier pleureur » donnée à cette plante. Les feuilles de ce végétal, légèrement ondulées, mesurent 8 à 10 cm. Ce feuillage, qui a tendance à jaunir et à tomber en fin d’hiver, pour renaître ensuite, peut attirer des insectes parasites amateurs de sève, les cochenilles.

* Lumière
Le Ficus benjamina apprécie une luminosité moyenne, tout en ne rechignant pas en présence de soleil direct.
* Chaleur
Cette plante d’intérieur se plaît dans l’atmosphère habituelle des appartements.
* Arrosage
Imbibez bien le support terreux à chaque apport d’eau, en le laissant sécher sur 1 à 2 cm entre chaque arrosage.
* Entretien
Lors du rempotage printanier de ce ficus, seulement lorsque des racines s’échappent du trou d’évacuation du pot, utilisez un mélange de terreau et de terre de jardin.
* Multiplication
Pratiquez un marcottage aérien, avec l’apparition de racines au niveau d’un sachet de plastique contenant du terreau humide, à placer autour d’une blessure annulaire provoquée autour d’un rameau.
* Polluants éliminés par cette plante : formaldéhyde et xylène
L’Hedera canariensis est une espèce de lierre à grand développement. Ses feuilles triangulaires mesurent dans les 13 à 15 cm et sont de couleur sombre, sillonnées de fines veines de couleur plus claire. Ses tiges et ses pétioles offrent un coloris rouge foncé. Certaines de ses variétés sont agrémentées de feuilles panachées du plus bel effet.

* Lumière
Cette plante réclame 2 à 3 heures de soleil par jour, surtout en ce qui concerne ses feuilles panachées. Si vous placez ce végétal à l’ombre, même légère, il aura tendance à voir ses feuilles devenir moins abondantes.
* Chaleur
L’hedera peut se contenter d’une température assez peu élevée, mais il craint les écarts trop prononcés de chaleur. Durant l’hiver, mieux vaut le placer dans un local où la température oscille autour de 10°C.
* Arrosage
Apportez de l’eau modérément à cette espèce, en laissant sécher le mélange terreux sur 1 cm entre deux arrosages. Durant l’hiver, soyez encore plus sévère dans vos apports d’eau.
* Entretien
Rempotez l’Hedera canariensis lorsque ses racines apparaissent par le trou de drainage de votre pot. Utilisez pour cela un terreau de qualité.
* Multiplication
Cette opération est très simple à réussir ! Il va vous suffire de mettre des boutures de 10 cm environ dans un verre d’eau et d’attendre que des racines se développent. Attendez qu’elles atteignent 4 à 5 cm de longueur pour les grouper et les mettre en pot.
* Polluants éliminés par cette plante : benzène, formaldéhyde, xylène et toluène
Il existe un grand nombre de philodendrons dans les pays tropicaux, tous grimpants et offrant un feuillage coriace. L’une de ses espèces, le Philodendron erubescens, encore appelé « philodendron roux », constitue une fort belle plante d’intérieur sous nos climats tempérés. Il s’agit d’un végétal grimpant particulièrement vigoureux et donc capable d’atteindre une hauteur de 1,80 m s’il dispose d’un solide tuteur. Ses feuilles sagittées, de 20 à 25 cm de longueur, sont brillantes sur le dessus et présentent une couleur vert sombre avec des reflets cuivrés en dessous.

* Lumière
N’offrez surtout pas le soleil direct à cette plante, mais plutôt une lumière tamisée. Si vous la placez à l’ombre, ses tiges deviendront grêles et son feuillage prendra une couleur maussade.
* Chaleur
La température moyenne de votre logement suffira à cette espèce
* Arrosage
En période de croissance, pratiquez des apports modérés d’eau, en laissant sécher la terre sur 1 cm entre deux arrosages. Durant l’hiver, contentez-vous de mouiller de temps en temps le support terreux.
* Entretien
Un philodendron doit se rempoter lorsque ses racines deviennent vraiment encombrantes, dans un mélange de terreau et de tourbe.
* Multiplication
Au printemps, prélevez des boutures terminales d’une dizaine de cm de longueur, qu’il faudra regrouper et planter dans un mélange à parties égales de terreau et de sable.
* Polluants éliminés par cette plante : formaldéhyde
Plusieurs phoenix, qui appartiennent à la famille des palmiers, peuvent se cultiver en appartement, dont le Phoenix roebelenii. Cette élégante plante de 0,90 m de hauteur et d’un étalement de 1,20 m à l’âge adulte, ne dispose pas de tiges, mais porte une couronne de frondes étroites et arquées, de couleur vert sombre et recouvertes d’une fine couche d’écailles blanches.

* Lumière
Ce palmier préfère une lumière vive tamisée, un soleil direct ne pouvant cependant pas lui déplaire.
* Chaleur
Tous les phoenix apprécient l’atmosphère tempérée d’une pièce. Mais vous aurez intérêt à disposer ces plantes en hiver dans un local où la température ne dépassera pas 10 à 12°C.
* Arrosage
Faites preuve de générosité en matière d’apports d’eau, surtout pour vos jeunes sujets. Toutefois, ne laissez pas vos pots baigner dans une soucoupe pleine d’eau. En hiver, diminuez sensiblement vos arrosages.
* Entretien
Tous les 4 à 5 ans, le Phoenix roebelenii apprécie d’être rempoté dans un pot plus grand, cela dans du terreau.
* Multiplication
Il arrive que ce végétal produise des rejets à sa base. Détachez soigneusement et plantez-les individuellement dans un petit pot empli de terreau.
* Polluants éliminés par cette plante : formaldéhyde et toluène
Le rhododendron est un très bel arbuste qui, dans les jardins bretons, s’épanouit avec splendeur au printemps. Il en existe des variétés capables de se développer à l’intérieur d’un logement, mais sans dépasser 45 cm de hauteur et d’étalement. Leurs feuilles ovoïdes et coriaces mesurent 2 à 3 cm de longueur et leurs fleurs, en forme d’entonnoir, apparaissent au sommet des tiges. Le Rhododendron obtusum offre un feuillage bien vernissé, des tiges couvertes d’un fin duvet brunâtre et des fleurs souvent groupées par 2 ou 3, blanches, magentas ou rouges.

* Lumière
Cette plante apprécie une lumière tamisée, mais absolument pas les rayons trop vifs du soleil. De préférence, exposez-la derrière une fenêtre à l’abri des rayons solaires.
* Chaleur
Le rhododendron aime la fraîcheur, entre 10 et 15°C. Au-dessus de 21°C, ses racines ont tendance à se dessécher et ses fleurs à se faner vite.
* Arrosage
Les racines de cette espèce ne doivent jamais être confrontées à une sécheresse. Apportez-leur donc de l’eau très régulièrement, mais surtout pas de l’eau calcaire ! En effet, le rhododendron est une espèce acidophile, c’est-à-dire ne pouvant pousser qu’en terre dite « de bruyère ». Préférez l’emploi d’eau de pluie.
* Entretien
Si vous désirez rempoter un rhododendron et pour la même raison, utilisez un mélange absolument pas calcaire, à base d’un mélange de terreau et de terre de bruyère.
* Multiplication
Au printemps, repiquez de jeunes pousses, mesurant 5 à 8 cm, dans une terre appropriée mélangée à du sable.
* Polluants éliminés par cette plante : formaldéhyde et xylène
Le spathiphyllum est une plante très appréciée pour son feuillage vernissé et ses inflorescences de couleur crème, ressemblant à celles des arums et qui s’épanouissent au sommet de longues hampes s’élevant au centre de touffes de feuilles très élégantes. Le Spathiphyllum wallisii représente son espèce la plus connue. Sa hauteur de 30 cm n’est pas spectaculaire, tandis que ses feuilles mesurent 15 cm sur 8, à l’extrémité de pétioles de 15 cm.

* Lumière
Attention : le plein soleil a tendance à brûler le feuillage de cette plante ! Placez-la plutôt dans une ambiance de lumière voilée.
* Chaleur
Le Spathiphyllum wallisii préfère la température normale d’une pièce, sans descendre en dessous de 13°C.
* Arrosage
Modérez les apports d’eau, en laissant sécher le support terreux sur 1 cm entre deux interventions. Bassinez le feuillage une fois par semaine.
* Entretien
Lors de vos rempotages annuels au printemps, placez ce végétal dans un mélange de terreau de feuilles et de sable grossier.
* Multiplication
Prévoyez une division printanière des grosses touffes de feuilles. Séparez les rhizomes délicatement, munis de 2 à 3 feuilles chacun, puis placez-les dans des pots de 8 cm de diamètre.
* Polluants éliminés par cette plante : benzène, formaldéhyde, xylène et toluène.
johnnydu51 le 31-01-2010 à 18:11:46 # (site)
bonsoir aelya
vraiment tres interessant ton article
je te souhaite une bonne soiree
JH51
Nano-aliments dont le goût change à volonté, matériaux de construction qui s’auto-réparent, objets qui se constituent à partir de l’air ambiant, microprocesseurs à l’échelle d’un millième de millimètre, membres du corps qui repoussent… La nanotechnologie ne se contente pas de créer à partir de l’atome, elle nous fait miroiter des applications à faire pâlir la science-fiction.

Si certaines d’entre elles sont bel et bien en train de devenir réalité, peut-on accorder crédit à toutes ces prédictions ? Et quels sont les gardes-fous qu’il faudrait mettre en place face à ce plongeon dans une autre dimension ?
La nanotechnologie a généré 147 milliards de dollars sur l’année 2008. Les prévisions sur le milieu de la décennie tablent sur 3 000 milliards de dollars, rien de moins. Autant dire qu’après plusieurs décennies où cette science est demeurée un vœu pieu, l’industrie a intégré cette discipline où le lilliputien est roi.
À l’heure actuelle, un bon millier de produits sont déjà nés des laboratoires et ont été commercialisés ou se préparent à l’être depuis les nappes antibactériennes jusqu’aux chaussettes qui chassent les odeurs. Pourtant, c’est dans un futur proche que la nanotechnologie va véritablement apporter une révolution en permettant de créer des matières aux propriétés innovantes, intelligentes et mieux encore, interactives. Certains des projets envisagés dépassent clairement l’imagination.

Osons le dire : les écrivains de science-fiction de l’âge d’or du domaine n’avaient aucunement prévu des applications comme il s’en trame aujourd’hui dans les laboratoires. Certains des projets que nous allons citer sembleraient ubuesques s’ils n’étaient dirigés par des gens hautement respectables, de par leur statut universitaire ou autre. Quelques exemples ? Que dire d’armures pare-balles construites dans une matière souple et affichant une résistance plusieurs fois supérieure à celles d’aujourd’hui ? Ou de matériaux de constructions qui s’auto-réparent ? D’un membre du corps qui repousse ?
e premier secteur appelé à connaître une révolution en profondeur est celui des aliments. ETC, un institut canadien qui surveille les évolutions technologiques, estime que la nanotechnologie « va changer chaque étape de la production des aliments et aussi changer les intervenants ».

Les « nanofoods » ont droit à une conférence annuelle qui réunit les chercheurs du domaine. La dernière a eu lieu en juin 2008 à Los Angeles et a permis de découvrir que le marché existait bel et bien. Parmi les produits d’ores et déjà commercialisés figure l’huile active de Shemen Industries qui inhibe l’entrée du cholestérol dans le sang, le chocolat de RBC LifeSciences qui a le goût de l’original mais sans excès de sucre, ou le substitut alimentaire Nanotrim de Nanonutra que le corps reconnaît comme de la nourriture et qui brûle les graisses.
Un concombre au goût de tomate
Ce n’est pourtant qu’un début car nous apprenons par ailleurs que les nanofoods devraient permettre de créer des glaces ayant le goût des glaces traditionnelles tout en étant totalement dépourvues de lipides et de sucre, et des sauces dont on pourrait se servir abondamment sans craindre de grossir. Mieux encore, certains nous ont fait miroiter la possibilité de modifier à volonté le goût d’un aliment ! En clair, un concombre pourrait prendre le goût d’une tomate. Mais là n’est pas tout.
On évoque également des emballages appropriés à une longue conservation dans la mesure où ils absorbent les micro-organismes qui entraînent ordinairement le périssement de l’aliment. Les plus audacieux vont jusqu’à entrevoir la possibilité de mettre fin à la faim dans le monde.
Selon la firme allemande Helmut Kaiser Consultancy, le marché des nanofoods pourrait atteindre 20 milliards de dollars dès 2010, l’Amérique étant en tête du marché devant le Japon et la Chine. Cette même firme dénombre par centaines les sociétés alimentaires qui mènent des recherches dans le domaine. Le souci, indique un journaliste américain, Steve Boggan, c’est que la plupart des entreprises en question demeurent fort discrètes quant à de telles recherches en raison de l’opposition du public. De fait, lorsque l’on évoque des nano éléments logés dans les champs et capables d’optimiser les récoltes, comment ne pas trouver là un parallèle avec les OGM tant décriés en Europe ?
On nous affirme que les nanocides (cf. pesticide) seraient intelligents, qu’ils ne causeraient aucun mal aux insectes utiles comme l’abeille, qu’ils nécessiteraient un dosage bien moindre que les pesticides actuels, et qu’ils se dégraderaient plus aisément dans la nature. Pourtant la prudence est de mise. Comment ne pas demeurer sur sa réserve lorsque l’on apprend que parmi les sociétés qui développent des nanocides figurent, aux côté de BASF ou Syngenta des noms comme Monsanto ?
En matière de nanotechnologie, le domaine du bâtiment n’est pas en reste. Daniel Quenard, responsable de la division matériaux du CSTB évoque des matériaux auto-réparants qui intègrent l’équivalent de micro tubes de colles : lors d’une cassure, cette substance s’étale dans le matériau.
Et que dire des vitrages autonettoyants comme Bioclean de Saint-Gobain sous l’effet des rayons ultra-violets, une réaction est engendrée sur le dioxyde de titane qui dégrade les particules de poussière. L’eau de pluie les décroche alors aisément. Et d’évoquer dans un même ordre d’idée des peintures de revêtement de façade sur lesquelles les salissures ne peuvent s’accrocher du fait que des nano aiguilles les rejettent. Les vitrages « électrochromes » pour leur part comportent une couche sensible dont on peut régler la tension : quand la température monte, la fenêtre s’obscurcit pour empêcher le soleil de rentrer !

D’autres types de vitrages permettent de voir ce qui est dehors même si l’on n’est pas devant la fenêtre et d’autres encore empêchent la formation de buée. Ajoutons également à ce lot les mortiers autonettoyants et mieux encore, la peinture Ecopaint de la société britannique Millenium Chemicals qui purifie l’air ambiant !
Quel constructeur d’ordinateurs pourrait demeurer insensible à la promesse de nouvelles puces offrant des vitesses de traitement multipliées par un facteur de plusieurs millions et tout autant pour la capacité des disques durs ? Ou encore la capacité à loger la quasi-totalité des composants d’une carte mère d’aujourd’hui sur une simple puce ?
Telle est pourtant la révolution en cours. La R&D dans ce territoire du lilliputien captive l’attention des constructeurs et l’on ne s’étonnera pas d’apprendre qu’IBM et Intel figurent parmi les deux plus grands dépositaires de brevets.

L’ambition des constructeurs de microprocesseurs serait de pouvoir réaliser des circuits intégrés à l’échelle moléculaire. L’Institut National de Nanotechnologie au Canada affirme avoir déjà réalisé l’expérience. L’équipe de Robert Wolkow dit avoir fabriqué des points quantiques d’une taille inférieure à un nanomètre en exploitant les propriétés d’atomes individuels de silicium. La prouesse réside en partie dans le fait que ces points quantiques opèrent à température ambiante. Elle se situe aussi dans le fait de modifier la charge d’un atome chargé sur une surface de silicium, sans affecter la charge des atomes voisins.
Il pourrait en résulter des ordinateurs d’une consommation énergétique ultra-faible. Il reste toutefois à convertir ce qui demeure une expérience de laboratoire en produit commercialisable et la chose pourrait prendre une bonne décennie.
Autre application qui défie l’imagination : la médecine « régénérative ». Le professeur Alan Russel de l’Université de Pittsburgh travaille sur la régénération de membres du corps avec le soutien des militaires. « Si un triton peut le faire, pourquoi pas nous ? » explique Russell ! D’ores et déjà, des résultats ont obtenus à partie d’une poudre développée à l’université de Pittsburgh composée de diverses substances dont un extrait de vessie de porc.

Grâce à cette technologie, un dénommé Lee Spievak a pu faire repousser en cinq semaine le bout d’un doigt sectionné par accident. À l’Institute for BioNanotechnology in Medicine (IABM), on cherche pareillement à exploiter la nanotechnologie pour amener un organisme à pareillement régénérer des tissus et pourquoi pas à terme des organes !
De façon plus générale, s’il est un matériau qui fascine les chercheurs, c’est le « nanotube de carbone ». Cet élément a des propriétés qui pourraient sembler contradictoires au premier abord. Son élasticité est très élevée : les nanotubes peuvent s’allonger et se contracter aisément. De plus, malgré un poids minime, il s’agit du matériau le plus résistant sur Terre avec un seuil de rupture peut monter jusqu’à 50 giga pascal. Le nanotube de carbone est par ailleurs, un excellent conducteur électrique et thermique, davantage que le diamant.
Outre de nouveaux pneus et textiles, les chercheurs évoquent la possibilité de créer des muscles artificiels avec une force 50 fois plus importante que celle d’un muscle humain.

Jusqu’à présent, le matériau qui avait la meilleure capacité à arrêter un engin en mouvement était le fil d’araignée. Or, le nanotube de carbone fait mieux : « Pour donner un ordre d’idée, si l’on pouvait avoir une toile d’araignée de 1 kg, nous aurions un matériau qui peut arrêter une motocyclette de 300 kg avançant à 100 kilomètres/heure. Avec les fibres que nous fabriquons aujourd’hui à base de nanotubes de carbone, si l’on réaliser cette même toile, l’on pourrait arrêter non plus une moto mais une automobile ! Toute l’énergie du véhicule serait absorbée par les nanotubes de carbone » explique Philippe Poulin qui suit cet axe de recherche au CNRS. Avec un tel exemple, on ne s’étonne pas d’apprendre que l’équipe de Poulin collabore avec la DGA afin de développer des gilets pare-balles qui seraient beaucoup plus efficaces que ceux utilisés actuellement. Mieux encore, après de longues années d’étude en laboratoire, de grands groupes industriels s’intéressent aujourd’hui à ce matériau aux incroyables propriétés : Arkema, Bayer…
T-shirt et soutien-gorge
Si les applications à court terme visent à utiliser les nanotubes de carbone pour améliorer les propriétés mécaniques ou électriques d’autres éléments, l’objectif à plus long terme est de développer de nouvelles fibres capables de capter des mouvements tels que la pression sanguine.
« Ces nouveaux textiles permettraient d’avoir un T-shirt qui surveille la respiration du bébé pendant qu’il dort et qui pourrait émettre une alarme s’il ne respire plus. Ce n’est pas si futuriste que cela. Des techniques de ce genre sont déjà développées avec d’autres matériaux, mais elles n’ont pas les performances et la stabilité chimique des nanotubes de carbone. En clair, elles ne résistent pas à la machine à laver, » explique Poulin.
Poulin évoque d’autres expériences en cours à l’université de Wollongon en Australie comme le soutien-gorge intelligent avec des bretelles et capteurs qui détectent les tensions lors des mouvements et qui pourrait ainsi être mieux adapté au confort de la femme. Idem pour des genouillères.
De toutes les applications que l’on nous fait miroiter, la plus invraisemblable demeure le Brouillard Utilitaire (Utility Fog). Cette substance « intelligente et polymorphe » serait formée d’un ensemble de robots microscopiques, capable de se mouvoir dans toutes les directions pour saisir des doigts d’autres robots microscopiques.
Imaginé par le docteur Hall, rattaché à l’Institute for Molecular Manufacturing, cette machine puiserait ses composants dans l’air ambiant pour manufacturer des matières à la demande… Certes, il ne s’agit que d’une thèse mais elle donne la mesure de l’absence de limites que semble ouvrir la nanotechnologie.

La surprise survient pourtant lorsque l’on apprend qu’à l’université de Carnegie Mellon une équipe de chercheurs menée par Seth Goldstein travaille à créer des essaims de robots microscopiques qui en s’agglutinant les uns aux autres pourraient se métamorphoser en pratiquement n’importe quelle forme. Quand bien même Seth Goldstein reconnaît que la concrétisation d’un tel projet se situe très loin dans le futur, il n’est pas sans rappeler les promesses du Brouillard Utilitaire.
Les zélateurs de la nanotechnologie ont certes parfois semblé excessifs : l’un d’eux a affirmé que les produits de cette science pourraient en venir à recréer des formes de vie animales et végétales disparues. Sans aller aussi loin, Eric Drexler, l’homme dont le livre Engines of Creation (1986) a démarré l’intérêt scientifique sur le domaine a exposé en 2007, à l’occasion d’une nouvelle édition augmentée de son essai, comment cette voie pourrait apporter une solution au réchauffement climatique.
« J’aimerais décrire un type de nano-usine que je n’avais pas mentionné dans Engines of Creation ; une machinerie moléculaire qui trierait les molécules de gaz afin d’extraire le dioxyde de carbone de l’air. Cela demanderait une énergie substantielle, mais cela pourrait être accompli avec une bonne efficacité thermodynamique. »
Drexler évoque la nécessité d’employer plusieurs terawatts d’énergie solaire sur une surface de 200 kilomètres de côté durant 10 ans, pour éliminer l’excès de dioxyde de carbone accumulé depuis la première Révolution Industrielle et le convertir sous forme liquide à des fins de stockage à long terme .
La nanotechnologie suscite toutefois maintes appréhensions car les risques que cette science pourraient entraîner sont à peine mesurables. Et de fait, les opposants à cette nouvelle science sont donc nombreux. Utilisée à des fins belliqueuses, la nanotechnologie permettrait créer des armes d’une nocivité dépassant tout ce qui a été connu jusqu’alors. Or, selon le quotidien Yédiot Aharonot, en novembre 2006 le Premier Ministre Israélien d’alors, Ehud Olmert aurait donné son feu vert à la création d’armes reposant sur la nanotechnologie.
«Il ne faut pas tomber dans l’idée comme quoi, parce qu’une chose serait potentiellement dangereuse il faudrait arrêter toutes les recherches. Il faut juste faire des analyses sérieuses sur le long terme, et prendre le temps de regarder ces études. Dire que les nanotechnologies sont dangereuses, c’est comme si l’on disait que la nourriture est dangereuse. Les particules peuvent être différentes, leur toxicité peut être très variable.» estime pour sa part Philippe Poulin.
Pourtant, lorsque l’on creuse le sujet afin de repérer ce qui constitue la base de l’opposition à la nanotechnologie, l’on découvre un fait étonnant : c’est le fait que l’Homme joue avec les éléments de la Nature qui constitue le fait inacceptable pour une partie de la population. De fait, à la fin de l’année 2008, l’université de Wisconsin Madison a mené une enquête afin d’évaluer la perception du public. Il en est ressorti que les pays à tendance laïcs tels que la France étaient plutôt bien inclinés à l’écart des nanotechnologies alors que dans les contrées dans lesquelles la religion occupe une place importante comme les USA, l’Italie ou l’Irlande, la perception était plus négative.
Il est clair que la nanotechnologie invente des produits et solutions qui n’ont pas été testés sur le long terme. Les tomates au goût de concombre seront-elles bien acceptées par notre organisme ? Les parties du corps régénérées pourraient-elles avoir des effets secondaires imprévus ?
L’apparition de nanomatériaux redéfinit la façon même de concevoir les objets et appelle l’édification de nouveaux codes, de nouvelles règles de sécurité et de nouvelles structures de contrôle des entreprises opérant dans le secteur des nanotechnologies.
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