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posté le 09-10-2008 à 23:09:06

Encore des histoires de Fées




ou

                                                                                   



 

*** DES TEMOIGNAGES D’APPARITIONS ***

 

 

L’un des ouvrages les plus fameux sur le folklore des fées, incluant même des témoignages de première main, fut rédigé au XX ème siècle par l’érudit américain W.Y.Evans Wentz. On y trouve ainsi ce récit d’un incident survenu en Irlande : « Je n’ai jamais vu une fée, mâle ou femelle, mais ma mère en a vu une troupe. Elle-même et d’autres jeunes filles étaient en train de traire des vaches au crépuscule quand elles virent un essaim de fées tournoyer et se poser sur la prairie en face de la colline. Et, miracle, c’étaient les fées elles-mêmes qui avaient le droit de danser et non les enfants des humains ! Des casques en cloche de soie bleue coiffaient leurs têtes, des habits de soie verte couvraient leurs corps et des sandales de fin tissu jaune chaussaient leurs pieds. Leur abondante chevelure brune leur descendait jusqu’à la taille, et son lustre était celui du soleil doré de l’été. Leur peau était blanche comme le cygne sur l’onde et leur voix était aussi mélodieuse que celle de la grive des bois, et elles-mêmes étaient aussi belles de visage et fines de corps que des images, tandis que leur démarche était aussi légère et majestueuse et leur expression aussi vive que la petite biche rouge des collines. »

 

 

En septembre 1991, Richard Freeman, passionné par l’univers  féerique, fut invité par un groupe d’amis en vacances dans le comté de Cornouailles, au sud de l’Angleterre. L’invitation était plutôt alléchante : les fées sont attirées par les côtes maritimes mais Freeman savait aussi qu’elles vivent au rythme de la Terre et qu’elles se manifestent donc beaucoup moins en automne. Il décida néanmoins de partir pour les falaises ventées qui surplombent la Manche et il n’eut pas à le regretter… Richard Freeman se souvient : « Un soir, nous sommes allés en voiture à Lizard Point pour voir le phare. Il était a peu près 20 heures lorsque nous arrivâmes ; il commençait déjà à faire très sombre. » Les éclairs du phare illuminaient par intermittence la crête des falaises, ce qui donnait au lieu un aspect étrange. Lorsque la voiture atteignit le haut des falaises, un membre du groupe poussa soudain un cri. Le conducteur freina brutalement et Jamie, un jeune garçon qui était assis à l’avant, cria avoir vu quelque chose apparaître brusquement dans le faisceau des phares. La voiture immobilisée n’éclairait pourtant maintenant qu’une route déserte. Il n’y avait aucun signe d’une quelconque nature mystérieuse. « Habituellement taciturne, Jamie nous décrivit avec enthousiasme le petit personnage qui lui était apparu. Il était brun, humanoïde et d’environ 45 cm de haut. » Le garçon n’avait pu distinguer aucun détail de ses traits, mais il affirmait que la créature, probablement effrayée par la voiture, avait tourné les talons et était partie en courant vers l’escalier de pierre qui dégringolait jusqu’à la plage. Freeman et le garçon empruntèrent donc à leur tour le chemin dans l’espoir d’apercevoir la créature, mais sans résultats ; comme si l’apparition s’était tout bonnement volatilisée. A supposer que Jamie n’ait pas été abusé par une illusion d’optique due au croisement du phare côtier et des phares de voiture dans la demi-obscurité, qu’a-t-il vu ? Richard Freeman, qui a enquêté sur de nombreuses affaires semblables dans la région, est intimement convaincu que le garçon pourrait bien avoir aperçu un membre du grand peuple des légendes celtiques : les fées et les lutins.

 

 

Robert Kirk était exceptionnel : prêtre épiscopalien des monts d’Ecosse, il croyait à la réalité des fées. Dans son ouvrage célèbre de 1691, The Secret Commonwealth ( la Communauté secrète ), Kirk enregistra les histoires de fées de sa région. Il les décrivit comme « de nature intermédiaire entre l’homme et l’ange », avec une apparence physique « comme participant de la nature d’un nuage condensé, qu’on voit le mieux au crépuscule. Leurs corps sont si souples, grâce à la subtilité des esprits qui les habitent, qu’elles peuvent disparaître à volonté ». La légende veut que Robert Kirk ne mourût pas, mais qu’il passât directement dans le royaume des fées lui-même, sur une colline près d’Aberfoyle qui porte toujours son nom. On assure que ce prêtre extraordinaire demeure jusqu’à ce jour disponible pour tous ceux qui ont besoin de lui.

 

 

Edgar Cayce fut l’un des plus célèbres voyants du XXème siècle. On l’appelait « le Prophète endormi » car, au cours d’une carrière de quarante-cinq ans, les quelques 14.000 « enseignements » qu’il donna furent dictés alors qu’il était en état d’hypnose. Plusieurs de ces enseignements étaient adressés à des gens qui souffraient de problèmes de santé, et le total des diagnostics que donna Cayce était tout à fait impressionnant. Quand il mourut, en 1945, sa liste d’attente s’étendait sur deux ans. Ses talents psychiques se manifestèrent dès son enfance, quand il jouait au jardin avec une bande d’amis « imaginaires ». Ces « compagnons de jeu de la nature », comme sa mère les appelait, fut le secret qu’ils partagèrent quand ses camarades d’école le tournèrent en ridicule. Ce fut plusieurs années plus tard que Cayce apprit par ses lectures l’existence du domaine des fées, et il fut convaincu dès lors que c’était l’explication de ses expériences d’enfants.

 

 

*** LES ORIGINES CULTURELLES DES FEES ***

 

 

 

Si les régions côtières anglaises ont toujours été le théâtre privilégié de rencontres inattendues, ce peuple ne connaît pas de frontières terrestres ou temporelles. On trouve en effet des histoires de fées ou de « petits êtres » dans toutes les cultures et sur tous les continents. Car si elles ne sont pas à l’origine du folklore et de la légendes, elles en sont les gardiennes tenaces. Le nom que l’on donne à ces personnages varie selon les époques et les mythologies populaires. Les romains les appelaient Fata ( les Destinées ), les Irlandais les nomment banshees ( êtres doués de magie ), les Scandinaves les imaginent elfes ( génies de l’air ), les Provençaux en font des fadas alors qu’en Gascogne on les surnomme fadets. Bref, qu’ils soient sylphes, lutins ou farfadets, tous ces êtres ont en commun d’être réunis par les anthropologues et les spécialistes du folklore dans la vaste famille du « peuple des fées ». Généralement, on les décrit comme des créatures aux traits humanoïdes, mais plus petites que des êtres humains ordinaires. On dit même que ces êtres ont constitué leurs propres sociétés et qu’ils vivent et meurent exactement comme les humains. On les dote aussi de pouvoirs surnaturels qui, dans bien des pays, les font craindre ou vénérer. On peut parfois avoir la chance d’en croiser un…

 

*** DE PETITS ETRES SURPRENANTS ***

 

 

 

En 1952, Mme C. Woods était en vacances avec des amis près de Newton Abbott dans le comté du Devon, en Angleterre. La chaleur les poussa à monter sur une proche colline pour trouver un peu de fraîcheur. Souhaitant faire une aquarelle du paysage, Mme Woods redescendit chercher ses toiles. En remontant seule, à mi-chemin de son ascension, elle aperçut un petit être adossé contre un rocher qui la regardait gravir la colline. Elle s’approcha lentement et s’arrêta à environ cinq mètres de lui. Là, ils se regardèrent longuement en silence, sans bouger. « Il s’est laissé observer. Au début, je me suis demandé ce que c’était. Je ne me doutais pas que je me sois encore approchée. C’était bel et bien un homme minuscule tout habillé de brun. » Ses notes prises le jour même font état d’un petit homme d’environ un mètre de haut semblant assez âgé. Vêtu d’une sorte de cape et d’une blouse brune serrée à la taille par une corde descendant jusqu’au genou, il était chaussé de simples chaussettes. Après quelques instants, cet « homme » étrange se retira brusquement derrière le rocher. Mme Woods se précipita, fouilla les monticules de pierre alentour, mais la singulière apparition avait disparu. Son récit n’est qu’un exemple de la foule de témoignages recueillis depuis des siècles. Ces récits sont généralement les reflets de légendes perpétuées par les folklores écrits et oraux du monde entier. Mais ces histoires sont-elles le fruit de l’imagination, comme le croient la majorité des gens épris de rationalité, ou bien peuvent-elles décrire une espèce bien réelle d’êtres vivants ?

 

*** UNE RACE EN VOIE D’EXTINCTION ? ***

 

 

 

Tous les continents sont bercés par d’antiques légendes décrivant la race de petits êtres vivant en parfaite harmonie avec les humains, mais qui auraient progressivement disparu des lieux peuplés pour se réfugier dans des sites particulièrement préservés et silencieux. Par exemple, les ruines pré-incas de Sacsahuamàn, au Pérou, portent les preuves de l’existence de ces êtres lilliputiens : dans la cité en ruines, on trouve la trace d’un réseau étonnamment conservé de minuscules passages, si petits que même un enfant ne pourrait y pénétrer. Les tunnels de pierre, profondément usés, portent les marques d’un fréquent passage. Qui utilisait ces tunnels ? Selon les folkloristes et les anthropologues, ces êtres qui avaient édifié des cités prestigieuses ont été peu à peu colonisés par les humains de grande taille. Adoptant l’autarcie comme principe de survie, ils se sont réfugiés au confins de la nature pour ne pas totalement disparaître. Avec le temps, ils se sont faits tellement discrets que lorsque par hasard on en voit un, on le prend pour un être surnaturel. Cette explication pourrait être confirmée par le fait que des peuplades vivent encore actuellement en autarcie, comme par exemple certaines tribus de Bornéo volontairement isolées du monde contemporain, mais on voit mal comment cela serait possible sous nos latitudes et dans les lieux que les fées ont la réputation d’affectionner. Cette hypothèse quelque peu facile ne justifie donc pas vraiment la réalité de ces êtres et il faut trouver d’autres arguments.

 

 

 

*** UNE VUE DE L’ESPRIT ***

 

 

 

Les fées et les lutins représentent un ancien archétype qui existe dans l’imaginaire humain depuis l’apparition de la conscience. En se fondant sur les écrits du psychiatre et psychologue suisse Carl Gustav Jung ( 1875- 1961 ), des chercheurs, tels que le fameux ufologue français Jacques Vallée, lient le phénomène des fées à celui des OVNIS et à d’autres incidents « inexpliqués », et soutiennent avant tout que tous ces phénomènes sont d’origine psychologique. De ce point de vue, les fées, les extraterrestres et les autres créatures mystérieuses seraient l’expression ponctuelle d’une « image » universelle faisant partie de l’inconscient collectif. Aussi, les rencontres avec des fées pourraient très logiquement survenir lorsque, par exemple, à la suite d’un traumatisme, les témoins naviguent aux frontières de l’esprit conscient et de l’esprit inconscient. De nombreux chercheurs sur les phénomènes paranormaux établissent un parallèle similaire avec les phénomènes ovnis. Pourtant, de nombreuses apparitions d’ovnis, vérifiées par des enquêtes officielles, ont été corroborées par des preuves physiques, alors que, pour autant qu’on en puisse juger, les apparitions de fées restent purement anecdotiques et circonstanciées.

 

*** LES ZONES FENETRES ***

 

 

L’américain John Keel, qui a largement contribué à la vulgarisation de l’ufologie dans les années soixante, s’est efforcé de situer les portes qui relieraient ce monde inconscient des fées à notre réalité. Ce qu’il a appelé des « zones fenêtres » délimitent un espace dans lequel des phénomènes comme les esprits de la nature, les animaux mystérieux, les ovnis et les fantômes viennent d’une autre dimension qui n’est accessible que par le moyen de mystérieux portails transdimentionnels ne s’ouvrant que dans des lieux spécifiques et à des moments donnés. Son expression « zones fenêtres » est aujourd’hui entrée dans le langage courant des passionnés de l’univers des fées. Pourtant, malgré la théorie des archétypes qui rendrait chaque phénomène accessible à tous, cette idée ne parvient justement pas à expliquer pourquoi le monde des fées est accessible à certains « élus » alors que d’autres en sont définitivement exclus. Dans son ouvrage Unexplained ( « Inexpliqué » ), Jerome Clark rapporte le cas de Sabine Baring-Gould ( 1834-1924 ), historienne anglaise de l’époque victorienne, qui, à l’âge de quatre ans, aurait été constamment accompagnée par des « légions de nains d’environ deux pieds ( 50 cm ) de haut » que ses parents ne pouvaient pas voir. Theo Brown, une sociologue spécialiste du folklore, s’est attachée, jusqu’à sa mort au milieu des années 1980, à recueillir les récits de rencontres avec des fées et des lutins. Elle a beaucoup écrit sur le sujet et échafaudé des hypothèses sur la véritable nature de ces phénomènes : « Personne ne voit plus les lutins maintenant ; il en est ainsi depuis l’époque du poète anglais Chaucer ( 1340-1400 ) qui rappelle dans ses Contes de Canterbury que très peu de personnes peuvent avoir la chance de contempler les fées. C’est un don qui ne peut pas s’acquérir par l’éducation. »

Pourtant, de toutes ces explications, aucune n’est vraiment satisfaisantes car le phénomènes des fées reste un mystère au sens propre du terme. Comme pour d’autres phénomènes « inexpliqués », la question de savoir s’il s’agit d’une énigme de l’esprit humain ou d’une mystérieuse réalité extérieure reste ouverte.

 

 

 

*** A LA RENCONTRE DES FEES ***

 

 

 

Après une trentaine d’ouvrages traitant successivement de la Kabbale ou de l’astrologie lunaire, l’écrivain français Haziel est l’auteur d’un livre sur les fées, les reines de la nature, et leurs messagers ( elfes, gnomes, ondines, sylphes, salamandres, lutins, etc. ) Rencontrer la nature vivante, les Fées, paru aux Editions Bussière. Il dénombre notamment les douze fées principales qui ont chacune un pouvoir spécifiques : Mélusine ( la pluie ), Paradis ( l’embrasement ), Viviane ( le diamant ), Melior ( le vent doux ), Morgane ( la chaleur ), Urgania ( le quartz ), Holda ( le vent fort ), Esterella ( le fleuve ), Glasting ( l’élévation ), Mab ( la roche ), Aril ( le vent porteur ), et Selkie ( la mer ). Autant de prénoms fascinants qui ont charmé écrivains ou musiciens. D’ailleurs, la liste d’artistes qui revendiquent fièrement avoir été en relation avec les fées est longue. Citons au hasard Conan Doyle, les frères Grimm, Goethe, Wagner ou surtout l’architecte espagnol Antonio Gaudi qui a construit l’étonnante cathédrale de Barcelone sur les conseils, affirmait-il, de la fée Aril, qui lui aurait indiqué l’emplacement idéal, à égale distance des ondines des eaux ( mer Méditerranée ) et des gnomes des montagnes qui entourent la capitale de la Catalogne.

 

*** LA FACE CACHEE DES FEES ***

 

 

 

Les contes pour enfants pourraient laisser croire que les fées sont bonnes par essence. Pourtant, certaines d’entre-elles malignes persécutent les humains. Leurs agissements seraient-ils à rapprocher des phénomènes extraterrestres ? Déesses merveilleuses émergeant des eaux ou de l’air, d’une douceur et d’une beauté surnaturelles ; minuscules créatures ailées et inoffensives, voletant de fleur en fleur et dansant gaiement dans les clairières… Nos souvenirs semblent n’avoir conservé que cette image rassurante, protectrice, du monde des fées. Une image romantique héritée du XIXème siècle, très éloignée des descriptions populaires anciennes dont s’inspirent les contes qui ont marqué notre enfance. Si l’on examine d’un peu plus près le folklore et la mythologie des différents continents, on s’aperçoit rapidement que, si les fées pouvaient parfois être inoffensives, voire bienveillantes, elles étaient assez souvent hostiles à l’espèce humaine. Ainsi en allait-il de ces femmes capricieuses et cruelles, d’autant plus malveillantes que leur beauté séduisait les hommes et les conduisait à leur perte ! Telles étaient les sirènes, qui attiraient les marins par leurs chants ensorcelants et faisaient sombrer les navires en provoquant des tempêtes effroyables. Et elles ne sont pas seules à peupler cet univers fantastique.

 

*** DES ESPRITS RETORS, VOIRE ASSASSINS ***

 

 

 

Les histoires populaires ont représenté un monde parallèle d’esprits retors, taquins, voire assassins, un monde invisible dont quelques-uns ont pu percevoir le souffle, l’odeur, le murmure… mais dont on ne pouvait trahir les secrets par crainte des représailles. Autrefois, on attribuait aux elfes les décès inexpliqués, les disparitions, les enlèvements d’enfants, les infirmités ; les rhumatismes étaient provoqués par les pincements des esprits fâchés contre les humains ; si, en cas de paralysie, on parle encore d’« attaque », c’est qu’il s’agissait d’une « attaque des elfes ». On croyait alors que les têtes de flèches en silex, datées aujourd’hui de l’âge de pierre, appartenaient aux esprits : leurs blessures étaient mortelles et invisibles. Pour ceux qui croyaient à l’existence de ces créatures surnaturelles, le monde était rempli d’une diversité incroyable d’êtres, qui reflétaient l’imagination et la prédisposition des humains à l’égard du bien ou du mal. De nos jours, occultistes et spécialistes des phénomènes inexpliqués ont tendance à regrouper les fées, gnomes, elfes, korrigans et autres génies sous une appellation commune : esprits de la terre, ou des éléments.

 

 

Dans ce contexte, les personnages décrits dans le folklore et la mythologie seraient des manifestations diverses des mêmes champs d’énergie cosmique. D’après certains chercheurs spécialisés dans l’étude des OVNIS, les apparitions d’êtres surnaturels, d’animaux mystérieux, de fantômes, voire d’extraterrestres, seraient des manifestations différentes d’un même phénomène, à savoir la libération d’une énergie universelle à l’état inerte, qui prendrait une apparence pouvant être appréhendée par la conscience humaine. Le psychanalyste américain d’origine autrichienne, Wilhelm Reich, a acquis la conviction qu’il existe une énergie cosmique primordiale et inerte qui permettrait de guérir toutes les maladies. Cette énergie se diviserait en deux grands types : l’orgone Or ( Orgone Radiation ), force positive et vitale, et l’orgone Dor ( Deadly Orgone Radiation ), rayonnement négatif et destructeur. En 1948, Reich fonde l’Orgone Institute à Rangeley, dans le Maine, aux Etats-Unis. Il y réalise des expériences dans le domaine de l’orgone et de l’électromagnétisme et construit un « accumulateur à orgone », machine dont il espérait qu’elle serait capable de concentrer l’énergie cosmique positive sur les êtres humains. On raconte que, pendant le déroulement de ces expériences, des nuages menaçants se seraient formés au-dessus de l’institut, des personnes travaillant dans le laboratoire et des visiteurs seraient tombés malades, et il se serait dégagé de cette zone une sensation d’oppression, de malheur imminent. Les arbres et les buissons des environs auraient noirci et auraient fini par périr. C’est alors que Reich affirma avoir réussi à produire de l’orgone « négative », à l’origine selon lui des maladies et de la mort des végétaux. Après avoir commercialisé ses « accumulateurs à orgone », Wilhelm Reich fut poursuivi pour exercice illégal de la médecine. Passant outre l’interdiction, il fut condamné à deux ans de prison. Cette idée d’orgone « positive » ou « négative » rejoint l’opposition entre les apparitions supposées inoffensives et celles censées être maléfiques. Quel processus est-il en œuvre dans la manifestation d’une forme d’énergie ou de l’autre ? La réponse serait à chercher du côté des préjugés et des attitudes individuelles qui, en s’associant à cette « force cosmique », donneraient aux créatures la forme et le caractère que veulent bien leur conférer ceux qui disent en avoir vu.

 

*** UNE CHAUVE-SOURIS A VISAGE HUMAIN ***

 

 

 

Un exemple illustre clairement le fonctionnement de ce processus dans un ouvrage du mystique britannique Geoffrey Hodson datant de 1925, Fairies at Work and Play. Il y est question d’un esprit protecteur que l’auteur aurait « vu » dans une forêt de conifères de la région des lacs, au nord de l’Angleterre : « J’eus l’impression d’avoir devant les yeux une créature énorme, rouge vif, qui ressemblait à une chauve-souris ( mothman ? ) et dont le regard intense était fixé sur moi. Je ne peux pas dire qu’elle ressemblait à un être humain ; elle semblait plutôt s’être déployée en chauve-souris à visage humain. Dès qu’elle se sentit observée, elle reprit instantanément sa forme originale et sembla nous défier en plongeant son regard dans le nôtre, puis elle s’enfonça dans le flanc de la colline et disparut. » Si l’on envisage les apparitions de fées comme la manifestation d’énergies pouvant emprunter des formes distinctes, on peut alors découvrir des parallèles troublants entre les récits folkloriques sur ces êtres malveillants d’autrefois et de nombreux témoignages récents d’activité paranormale. Dans un ouvrage sur les mystérieux animaux de Bretagne et d’Irlande, Graham McEwan raconte l’histoire d’une créature particulièrement déplaisante qui aurait été vue dans l’école du village de Goodhurst, dans le comté de Kent. Cela se déroule dans les années 1950. L’institutrice et écrivain Joan Forman décide de passer les premiers jours de ses vacances d’été dans son école. Elle s’installe dans une chambre située dans la partie la plus ancienne de l’édifice et se réveille une nuit en découvrant une « chose » qui rampe à gauche de son lit : « Elle mesurait environ soixante centimètres de long et avait la taille d’un grand chat ou d’un petit chien. Pourtant, elle ne ressemblait à aucun de ces deux animaux. La créature avait deux énormes yeux adaptés à la vision nocturne, comme ceux d’un lémurien, et ce sont surtout ces yeux dont je me souviens. Ils m’ont frappé par la fixité de leur regard posé sur moi. Il s’agit sans doute du regard le plus dégoûtant que j’aie jamais eu à subir ; il émanait de cette chose une sensation de malignité et d’obscénité extrêmes. » Dans la chambre, un froid glacial règne pendant toute la nuit ; la chaleur revient avec les premières lueurs de l’aube. En quelques minutes, la vision a complètement disparu. L’histoire ne s’arrête pas là. Quelque temps plus tard, le successeur de Joan Forman dans cette école fait une expérience similaire, mais dans une autre chambre.

 

*** ENLEVEMENTS COSMIQUES ***

 

 

 

Si le parallèle est évident entre certains récits faisant intervenir des fées et les témoignages actuels de phénomènes paranormaux, les ressemblances avec les apparitions d’ovnis relatées aujourd’hui sont encore plus frappantes. Pendant des siècles, on a parlé d’enfants subtilisés par les fées, les gnomes ou les elfes, qui les remplaçaient par d’autres qui, s’ils ne mouraient pas, pouvaient prendre l’aspect d’un être desséché ou déformé, maladif, irritable ou d’un appétit vorace. S’il s’agit là d’un moyen commode pour expliquer des malformations ou des handicaps chez un enfant, il n’en demeure pas moins que, dans le monde entier, les témoignages de personnages ayant vécu ce type d’expérience sont fréquents, et ce dans des cultures parfois très différentes.

 

 

 Voici ce que l’on peut lire dans l’Encyclopédie des Celtes : « Depuis les périodes les plus lointaines, on raconte que des mortels sont enlevés pour être emmenés dans le pays des fées. Les petits captifs, nourris dès leur plus jeune âge comme les fées et soignés par ces entités, finissaient probablement par faire partie intégrante de la communauté. Une autre raison, plus terrible, a également été avancée pour expliquer ces enlèvements. En Ecosse et en Irlande, il semblerait que les fées devaient payer un tribut à l’Enfer tous les sept ans et qu’elles préfèreraient sacrifier des mortels plutôt que des représentants de leur espèce. »

Certains spécialistes ont comparé les traces laissées sur le sol par l’atterrissage d’une soucoupe volante avec les « cercles des fées », rondes ensorcelantes non sans danger pour celui qui passe par là. Si l’humain y pénètre, attiré par une musique sauvage et une danse folle, il risque de devenir à jamais esclave du monde des esprits.

 

*** NIDS DE SOUCOUPES ET CERCLES DE FEES ***

 

 

 

Le spécialiste français des ovnis Jacques Vallée a publié, en 1972, un ouvrage étonnant, aujourd’hui introuvable : Chroniques des apparitions extraterrestres ( Editions Denoël ), en anglais Passport to Magonia. La Magonie est un pays légendaire très populaire au Moyen Age, censé être entre La Terre et le Ciel, où vogueraient des « vaisseaux de nuages » chargés de porter les récoltes ruinées par la tempête ou la grêle et dans lequel résideraient fées, elfes et lutins. Dans ce livre très documenté, Jacques Vallée souligne que, si l’on extrait les archétypes fondamentaux des récits des témoins de manifestations d’ovnis, le mythe de la soucoupe volante paraît coïncider avec la croyance relative aux fées et aux gnomes des pays celtiques. C’est pourquoi il fait le parallèle entre les nids de soucoupes ( ou crop-circles ) aperçus sur le sol après l’atterrissage d’un ovni et les cercles des fées du folklore populaire, traces qu’elles laissent après avoir dansé dans les champs ; ou entre les descriptions des « passagers des ovnis », venus d’on ne sait où, et celles des sylphes du Moyen Age ou des elfes des contes de fées : mêmes traits humains, même petite taille ( un mètre en moyenne ), même tête ( plus volumineuse que la moyenne ), même voix cristalline…

 

*** UNE METAPHORE DU BIEN ET DU MAL ***

 

 

 

Aussi tentant soit-il d’établir un parallèle entre les enlèvements par des fées et ceux effectués par des extraterrestres, les arguments ne résistent pas à l’épreuve du réel. Selon de nombreux chercheurs, il serait plus opportun de considérer les rencontres avec des êtres surnaturels comme ayant un lien avec les mystères de l’esprit humain. Dans ce contexte, peut-on accorder un certain crédit aux théories de Wilhelm Reich, si l’on considère que la forme que prend l’énergie cosmique dépend largement de l’état d’esprit de celui qui fait l’expérience de cette rencontre ? Ces apparitions de créatures bienfaisantes ou maléfiques doivent s’interpréter comme une métaphore des notions de bien et de mal, qui ont de tout temps taraudé l’esprit humain.

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Photo envoyée par Marie

 

...quand vous agrandissez la photo qui est sur mon blog, l'on voit les " fées", elles semblent être juste sur le rebord du pont, c'est ce que je distingue sur cette photo et j'ai justement fait ce dessin  pour montrer ce que je vois sur le cliché.

 

http://mariemanue.canalblog.com

 

 


Commentaires

 
 
 
posté le 09-10-2008 à 23:06:54

les mysteres de la foret de Brocéliande

                                                                                         
                                                                               

               


                                                                              




 

 

La forêt magique de brocéliande

Jadis peuplée de chevaliers, de fées et de magiciens, la forêt de brocéliande attire aujourd’hui touristes et illuminés en tout genre. Lieu emblématique des légendes celtiques, brocéliande catalyse les mythes anciens et modernes. Visite guidée de la forêt de merlin…

 

 

Huit mille hectares de bois épars au sein desquels les voies forestières sont autant de coupes claires, voilà ce qu’il reste aujourd’hui de Brocéliande. Bien peu, sans doute, en comparaison de l’ancienne forêt où furent inscrites, comme on le raconte, les plus belles pages de la légende des chevaliers de la Table ronde. L’origine de cette célèbre saga est incertaine. Elle appartient aux légendes du Saint-Graal- la coupe qu’utilisa Jésus lors de la Cène et qui devait ensuite servir à recueillir son propre sang lors de la mise en croix. C’est à sa recherche que le roi Arthur aurait envoyé les chevaliers de la Table ronde. La quête du Graal connaît seize versions peu ou beaucoup divergentes, toutes rédigées entre 1180 et 1230. La légende pourrait cacher un parcours initiatique. Peut-être le récit symbolique d’une initiation druidique, christianisée lors de ses transcriptions au Moyen Age.

*** Fées et chevaliers ***


Toujours est-il que le visiteur moderne, en pénétrant dans la forêt de Brocéliande, espère mettre ses pas dans ceux du chevalier Lancelot, de la fée Viviane ou de l’enchanteur Merlin. Les noms des lieux parlent d’eux-mêmes. En pleine forêt, nous voici à la fontaine de Barenton. C’est là que Merlin, conseiller du roi Arthur au royaume de Camelot, rencontra un jour la fée Viviane. Mal lui en prit. Séduit par la créature, Merlin allait apprendre à ses dépens que l’amour d’une fée est sans partage. Ayant soutiré à l’enchanteur ses plus terribles sortilèges, Viviane n’hésita pas à s’en servir contre lui et à enfermer à jamais son amant dans une prison d’air. Il y a un siècle encore, un cromlec’h ( cercle de pierres ), aujourd’hui disparu, indiquait l’emplacement de ce drôle de cachot. Nous avons atteint le tombeau de Merlin. Silence ! Du fond de son sommeil, le magicien pourrait bien nous entendre. Poussons plutôt nos investigations jusqu’au Val sans Retour. Ici encore, c’est affaire de fée, d’amants et de prison. La gardienne des lieux s’appelait Morgane, sœur du roi Arthur. Aux chevaliers égarés, elle offrait tous les délices, tous les plaisirs… les privant en retour de leur liberté ! Un redoutable géant était chargé de veiller sur ce harem. Ceux que Morgane gratifiait de son amour étaient prisonniers à jamais. Et puis un jour apparut un nouveau chevalier. Il se nommait Lancelot du Lac. Lui seul sut affronter les sorts de Morgane. Le géant n’était qu’imaginaire ; brisant le charme, Lancelot libéra ses compagnons d’infortune. Lancelot s’y connaissait en maléfices. Enfant, il avait été enlevé par la fée Viviane, qui l’éleva dans le palais que Merlin lui avait bâti au fond d’un lac. Nous voici ainsi arrivés à l’Etang de Lancelot. Nous pouvons encore remonter dans cette généalogie héroïque. Viviane était née de la couche du seigneur Dymas. Nous avons rejoint le château de Comper. C’est derrière son imposante muraille que la fée aurait vu le jour…

 

Rebroussons chemin pour revenir vers le Tombeau de Merlin. A proximité, nous trouverons un filet d’eau claire serpentant à travers la campagne : la fontaine de Jouvence dont les eaux assurent, dit-on, la jeunesse éternelle… Nous voilà parés pour une longue attente. Pour l’heure, le roi Arthur est encore endormi. La légende raconte qu’après que Merlin s’était retiré du monde pour se jeter dans les bras de Viviane, le royaume de Camelot avait connu bien des vicissitudes. De nombreux chevaliers de la Table ronde étaient morts lors de la quête du Saint-Graal. Arthur, lui-même mortellement blessé à la bataille de Camlan, avait été emporté par les fées sur l’île mythique d’Avallon où il sommeille encore. Mais quand Merlin se réveillera de son sommeil, il fera sonner sa harpe d’or, réveillant à son tour son vieil ami Arthur.

 

*** La forêt magique ***

Quand la légende est si riche, la réalité ne peut en sortir tout à fait indemne. Aujourd’hui, la forêt de Brocéliande n’a pas d’existence administrative. C’est sous le nom de forêt domaniale de Paimpont qu’il faut la chercher sur les cartes, dans le département d’Ille-et-Vilaine ( Bretagne ), non loin de Rennes. A défaut de personnages légendaires, on y croise des êtres étranges au discours surprenants. Parmi eux, les exégètes du lieu, qui savent mieux que quiconque vous dévoiler les prétendus secrets de la forêt magiques. Prenez-vous les pieds dans une racine et, avec le plus grand sérieux, ils vous prétendront que la forêt vous « refuse ». Prenez garde à ne pas la contrarier, vous pourriez vivre d’étranges aventures !  Autre rumeur : il ne ferait pas bon se perdre en Brocéliande… une boussole ne vous serait alors d’aucun secours. A l’approche du Val sans Retour, les meilleurs compas ne s’affolent-ils pas ? Et les mêmes d’ajouter que des militaires du camp de Saint-Cyr Coëtquidan, situé à côté, en auraient fréquemment fait l’expérience au cours de leurs manœuvres…

Pour les sceptiques, il existe même une expérience des plus simples à réaliser. Puisez donc un peu d’eau à la fontaine de Barenton, puis jetez-la sur le perron de Merlin, la pierre plate ou jadis l’enchanteur aimait à rencontrer la fée Viviane. Il ne devrait guère s’écouler plus d’une minute avant que n’éclate un puissant orage ! Prêter des vertus magiques à la forêt de Brocéliande n’est pas l’apanage de quelques initiés. Pour preuve, le visiteur attentif découvrira à l’emplacement du tombeau de Merlin, près d’un houx, deux rochers de schiste rouge. Pendus aux branches ou glissés dans les anfractuosités de la pierre, ce ne sont que breloques- chapelets, couronnes de fougères, pièces d’étoffes, etc.- et petits morceaux de papier. Les premières sont des offrandes. Rien de plus normal puisque les seconds portent les vœux griffonnés par les visiteurs. Aux uns Merlin accorderait la guérison, aux autres une longue vie.

 

*** Le retour de Merlin ***

 

L’enchanteur se préoccuperait-il de simples mortels ? C’est en tout cas ce que suggère une autre légende, contemporaine celle-là, touchant un autre haut lieu de Brocéliande : l’Auberge du Tertre. Il y a plusieurs décennies de cela, l’endroit vivait au rythme des prophéties de sa propriétaire. On l’appelait la « Grande Dame ». Elle portait aux enfants une attention toute particulière. A l’un d’eux ( ses parents avaient fait halte pour la nuit dans son auberge ), elle fit cette étrange prédiction : « Un jour, rappelle-toi, ce lieu t’appartiendra… »

Bien des années plus tard, le hasard conduisit de nouveau les pas de notre jeune visiteur, devenu adulte, jusque dans la forêt bretonne. Là, un panneau signalant une bâtisse à vendre attira son attention. Le lieu lui rappelait vaguement quelque chose. Il s’agissait d’une auberge… A l’intérieur trônait un grand portrait. L’homme comprit enfin. Il avait devant lui la « Grande Dame »- entre-temps décédée-, dont les étranges propos étaient restés jusque-là tapis au fond de sa mémoire… On l’aura deviné, l’enfant de la prophétie devint propriétaire de l’auberge. Mais les choses ne devaient pas en rester là. Un soir, un visiteur inattendu poussa la porte de l’auberge. Quelque client attardé ? Le maître des lieux pressentit immédiatement qu’il n’en était rien. Laconiquement, son visiteur le lui confirma : « Tu sais qui je suis ! » Et l’apparition de s’en repartir comme elle était venue. Car de sa barbe à ses habits, de son port de tête à la profondeur de sa voix, pas de doute, c’est de Merlin qu’il s’agissait !

 

*** Fous de la forêt ***

 

Les rumeurs qui courent sur Brocéliande ne se vérifient pas toujours, loin s’en faut. On peut asperger le perron de Merlin sans provoquer d’averses et se promener au Val sans Retour sans risquer de se perdre ou de détraquer sa boussole. Il n’empêche ! Les légendes ont la vie dure. La magie des lieux, ou au moins celle qu’on lui prête, attire dans la forêt une foule de personnages plus improbables les uns que les autres… Longtemps, on a pu voir une femme mystérieuse aux abords de la fontaine de Barenton. On avait coutume de la présenter comme la gardienne de l’endroit. En plein hiver, il n’était pas rare de l’apercevoir trempant sa longue chevelure noire dans les eaux glacées de la fontaine. Habillé de blanc, la harpe à la main, le personnage pouvait sembler sortir tout droit d’une image d’Epinal… il n’en était pas moins réel. Un jour, sans crier gare, la gardienne déserta Barenton. Depuis, d’autres originaux ont rejoint la forêt. Ceux-là aussi peuvent faire croire au visiteur qu’il vient d’effectuer un bond en arrière dans le temps. Epée ou lance à la main, vêtements moyenâgeux et bijoux celtes, ces barbares modernes font souvent résonner Brocéliande du cliquetis de leurs armes. Qu’on ne s’y trompe pas, il ne s’agit pas ici de déguisement ou de « jeu de rôles ». Plutôt d’une forme étrange de retour à la nature mâtiné de mysticisme celte.

 

*** Exigez le druide ***

 

Un endroit étrange où il règne une atmosphère particulière...

En Brocéliande, on peut aussi croiser quelques druides, comme il se doit, surtout depuis que certains se sont installés dans le bourg voisin de Paimpont, où ils tiennent boutique. Mais il serait faux de croire que seuls les nostalgiques de la quête du Graal ou de la cueillette du gui peuplent la forêt. Brocéliande est, en fait, devenu petit à petit le carrefour des spiritualités les plus hétéroclites. Des quatre coins d’Europe on afflue vers la forêt bretonne. Si on la désigne fréquemment comme un lieu où souffle l’Esprit, force est de constater que ce souffle-là prend des allures de tourbillon syncrétique ! D’aucuns ne cherchent-ils pas à Brocéliande l’une des portes de l’Agartha, citée souterraine et magique du Tibet où régnerait le roi du monde ? Et que dire de ceux qui vous tirent les cartes les soirs de pleine lune ? Des cars débarquent aussi de curieux touristes « new age » pour de brèves séances de méditation, sur ces lieux que l’on dit chargés de toutes les énergies. Mais les mystères de Brocéliande ne sont pas uniquement d’ordre spirituel.

 

*** Enterrée vivante ***

 

Depuis fort longtemps, les noires futaies de Brocéliande ont servi de paravent aux affaires les plus étranges. A Trécesson, aux abords de la forêt, se dresse un imposant château fort du XV° siècle. Et c’est là, raconte-on, que fit halte un carrosse un soir de l’année 1750. Il en descendit un étrange équipage composé de deux rudes gaillards encadrant une jeune femme aux allures de mariée. Les hommes entreprirent de creuser ce qu’il faut bien appeler une tombe, où la femme vêtue de blanc s’allongea sans opposer de résistance. Sous les yeux médusés d’un braconnier dissimulé derrière un arbre, les mystérieux fossoyeurs recouvrirent de terre la malheureuse, puis s’en repartirent comme ils étaient venus. Bien que le braconnier ait tout de suite alerté le voisinage, il était trop tard. Déterrée à la hâte, la victime ne put être réanimée. Elle mourut, sans qu’on sache le fin mot de cette étrange histoire. Près de deux siècles et demi plus tard, on peut encore assister en BrocéliandeRambo » retranché dans la forêt. Après une course-poursuite mouvementée, l’homme, portant treillis militaire et le visage camouflé à la façon des commandos, fut arrêté et son refuge investi. A l’abri d’une clôture électrifiée, deux molosses se chargeaient jusque-là de dissuader les curieux. Dans le véhicule du « Rambo de Brocéliande », les gendarmes découvriront un incroyable stock d’armes comprenant des armes de poing, un fusil d’assaut et des poignards. Ce n’est pas la première fois que le nom de Brocéliande est associé à des activités pour le moins martiales. Rappelons-nous qu’un jour Arthur doit revenir, réveillé par la harpe de Merlin. La légende raconte encore que ce jour-là, les Celtes formeront une puissante armée qui, au service du roi, partira à la reconquête de la « Grande Celtie ». Fantasme néo-païen ? Assurément. Mais c’est assez pour que certains nationalistes « panceltes » voient dans la forêt légendaire le point de départ de leur future lutte de « libération ». à des évènements qui ne dépareraient pas dans les meilleurs romans policiers. On a vu récemment la gendarmerie donner la chasse à un « 

En attendant, d’autres dangers guettent Brocéliande. Entre l’incendie qui a dévasté, en 1990, le Val sans Retour et le tracé de la voie express Rennes-Vannes qui a encore rogné sur ce qu’il reste de la forêt, on peut s’interroger sur le devenir du site. D’autant que certains historiens, aujourd’hui, remettent en question son authenticité. Mais un chose est sûre : même réduite en cendres ou partiellement recouverte d’asphalte, ou même déchue de son statut historique, la forêt de Paimpont restera longtemps encore le rendez-vous de ceux pour qui les légendes, parce qu’elles ne meurent jamais, comptent davantage que la réalité.

 

 

 


Commentaires

 

jessyilan  le 10-11-2008 à 06:06:35  #   (site)

Hebergeur d'imagesun petit coucou, ce matin il fait plutot bon a toulouse, bébé dort encore alors j en profite pour venir faire le petit coucou et le gros bisous, mmmoooouuuuaaaaaaakkkkkkkkk!!!!!!!

 
 
posté le 09-10-2008 à 22:59:04

Les habitants de Fantasya


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   Les Habitants de Féerie
Les Kobolds, version germanique des Frappeurs sont moins serviables, au contraire, ils se montrent agaçants, voire malveillants, retardant le travail des mineurs et détruisant leurs œuvres. Et pourtant, ils savent parfois se montrer étonnamment utiles. Un Kobolds.

Gwaenardel, ce vampire sanguinaire de l'île de Man est en Irlande la muse des poètes.
Ceux qu'elle inspire jouissent d'une vie brillante... mais b
Gwaenardel.rève.

Petit et vigoureux, les Nains sont en général barbus, ils ont l'air de vieillards, mais c'est qu'ils atteignent leur maturité à l'âge se 3 ans et que leur barbe est grise dès 7 ans. Ils vivent dans les montagnes d'Allemagne et de Scandinavie d'où ils extraient les métaux précieux pour en faire des armes, des armures et d'autres objets souvent doués de pouvoirs magiques. Ce furent les Nains qui façonnèrent Miolnir (le marteau de Thor).
Il ont une grande répugnance à montrer leurs pieds, toujours déformés: ce sont des pattes d'oie, ou des pattes de corbeau, c'est pourquoi ils portent toujours de très long vêtements. Ils ne peuvent se montrer à la surface de la terre pendant le jour. Un seul rayon de soleil les changerait en pierre.

Les Nains.

Puck, grâce à Shakespeare, c'est le plus célèbre de ces gobelins espiègles capable de changer d'aspect.
Il est très proche des Poucs du Pays de Galles et des Fougres irlandais.

Sur les îles Shetland vivent semblables aux Trolls scandinaves et omme eux nnemis de la lumière du jour.
On les a observés en train de danser un pas bizarre et bancal appelé le Henking.

 

Un Trows.
Le Fougre.

Le Fougre est un Goblin irlandais qui prend diverses formes animales, cheval ou taureau.
Souvent, il est d'un noir de jais et ses yeux sont étincelant.
Un poney barbus, amical, au dos accueillant, offre au voyageur un repos bienvenu, mais sitôt qu'il est en selle, le Fougre l'emporte dans une chevauchée sauvage qui se termine souvent par une chute tête la première dans une mare ou un fossé.
Et on entend glousser le Fougre qui repart au galop.

 

 


 

les dames blanches

Souvent grande et élancée, fuselée, belle et gracieuse, mince et légère, les épaule blanche comme de la neige des montagne et les yeux bleu comme la source des roches. Quel que soit l'habit, le tissu est toujours d'une blancheur éblouissante, même les robes à brocart, richement brodées de bijoux, sont estompées par la blancheur qui les enveloppe.
Les Dames Blanches éparpillent leurs apparition par toute la France. Les Grandes Pucelles se baignent dans la Moselle, les Vierges Sœur de Parameix se rendent mutuellement visite en suivant toujours le même chemin aérien à travers les frondaisons de la forêt. Elle se montrent surtout à proximité des fontaines, des sources, des étangs, des grottes, de très vieux arbres, de dolmens, d'ancien lieux de culte, auprès des calvaires, des cimetières errant parmi les vestiges ronceux de châteaux ruinés, au bord de routes où se sont produits des accidents.
Tantôt fée tantôt fantômes, les Dames Blanches errent sur la fine lisière où viennent se faufiler, s'étirer et se confondre les nuées féeriques aux rives floues de l'au-delà, ces Dames Blanches symbolisent la pureté menacée. Elle errent et se lamentent sur les lieux de leur trépas en houant et rejouant sans cesse le drame qui les a précipitées dans la damnation.
Mais leurs activités ne sont pas toujours aussi tragiques. On les voit danser, batifoler, offrir des feuilles qui se transforment en or. Elle nourrissent les promeneurs égarés, les préviennent des dangers, les guident sur le bon chemin.

 

Ce sont des créatures alchimiques de la matière imaginaire et de l'esprit imaginant, elles sont les alliances subtiles des émanations de la forêt, des soupirs et l'eau et des vapeurs humaines. Saluées par le chant des grenouilles, elle remontent le long des autels sacrées où bruissent encore les échos d'anciennes prières. Accrochées aux fuseaux des rayons, elles s'étirent des limbes de pénitence, d'une roche sanglante, d'un songe. A la garde-robe des fées, elles empruntent des voiles de peine ou des souliers dansant et, l'espace d'un minuit, font et refont les gestes d'une histoire secrètes et enfouie dont se souvient la mémoire d'un hibou.

Lorsque la nuit est sombre la Dame Blanche Belle d'Elven se promène sur les landes et dans les plaines aux environ du château, de nombreuses taches de sang souillent sa robe. Souvent on aperçoit aussi un fantôme drapé dans un suaire qui vient à sa rencontre. Tous deux échangent des paroles d'amour et l'on se garde bien de les troubler. Ce sont les âmes de la dame d'Elven et d'un chevalier qui périt en la défendant; quand il fut mort, elle l'embrassa, puis s'enfonça un poignard dans le cœur.

L'ombre blanche de Midone, frappée par son père un jour qu'elle s'interposait entre lui et son époux, revient chaque nuit prier et pleurer sur les vestiges du château de Montaigle. Elle erre en silence en le cherchant désespérément; mais tous les 10 ans, au coup de minuit, elle l'appelle en poussant un seul cri: «Gilles !».

Les habitants de Pouancé voient régulièrement une femme vêtue de blanc qui s'élève comme une vapeur légère, un doigt posé sur les lèvres. Elle soupire et plane au-dessus des remparts ruinés du château. C'est le spectre d'une noble dame séquestrée et emmurée par un mari jaloux dans une des salles souterraines de la forteresse. On y a mis à  jours une chambre secrète où se trouvait la dépouille desséchée d'une femme assise devant une table garnie d'une assiette et d'un couvert d'argent. Dans la bouche grande ouverte du cadavre encore lié à son fauteuil, étincelait une pièce d'or.

 

Certaines de ces pâles créatures gardent des trésors comme des pénitences.

Une femme blanche se penche, la nuit, au-dessus des créneaux du château de Montafilant, près de Corseul, en Haute Bretagne, avant de disparaître dans les souterrains d'où on l'entend compter des pièces d'or et pleurer. Cette ombre diaphane est celle d'une dame de la maison de Dinan que son écuyer vendit pour une forte récompense, et elle revient ainsi réclamer à ce serviteur félon le prix qu'il a reçu pour sa trahison.

Il y a de cela bien longtemps, des nones enfouirent un énorme coffre rempli d'or et d'objets précieux dans une caverne près du village de Haselbourg. Depuis leurs âmes errent la nuit dans la compagne jusqu'au jour où un humain découvrira le trésor et en prendra possession. De temps à autre elles apparaissent à des promeneurs solitaires. Une fois un jeune homme vit dans un verger une dame vêtue de blanc. Elle tenait en main un trousseau de clefs et le lui tendait avec insistance. Mais le garçon s'enfuit, épouvanté, poursuivit par les cris désespérés de la «conjurée». Elle se montra ensuite à une jeune fille qui refusa aussi les clefs. La religieuse fondit en larme et disparut. 

Tous les 100 ans une Dame Blanche se montre au bord de l'étang d'Offémont. Elle tient, serrée entre les dents une clef de feu. Si on acceptait de s'en servir, elle serait délivrée de sa damnation.

Au pays de Galles, dans la vallée d'Ogmore, les luits de pleine lune, on entend des chants lugubres venir des ruines du château voisin. C'est la voix de la Dame Blanche, Y Lady Wen, qui veille un «noir trésor». On s'enferme, on se terre, on éteint de peur qu'elle ne vienne frapper à la porte pour en proposer l'accès. Hélas toujours le passant demeure sourd à ses supplication. Un fois encore il s'enfuit, dédaignant la caresse d'un corps astral sous une robe de lune; refusant l'or des Fées - car toutes leurs actions, lorsqu'elles se montrent aux hommes, n'ont d'autre but que de se libérer de la malédiction qui les condamne à la hantise et les empêche d'accéder au repos.

 

La Demoiselle Blanche de Tonneville règne sur les landes depuis qu'elle s'était écriée:«Si après ma mort j'avais un pied dans le ciel et l'autre en enfer, je retirerais le premier pour avoir toute la lande à moi». Un homme qui traversait son lieu de hantise entendit une voix féminine très douce qui demandait:«Où coucherai-je cette nuit ?». Le cavalier, apercevant une belle demoiselle en blanc, répondit:«Avec moi.» Aussitôt la jeune fille sauta en croupe derrière lui. Mais quand il voulut l'embrasser, elle lui montra des dents q'une longueur démesurée et s'évanouit. Il s'aperçut alors qu'elle l'avait conduit au milieu des marais pour le voir s'y noyer.

Dans la forêt de Serre, et les bois de la Faux, en Jura, les Dames Blanches attirent les garçons par des chants mélodieux et des gestes amoureux, puis se transforment en Goules pour les dévorer.
La Dame Blanche de la cathédrale de Strasbourg conduit vers les hauteurs le visiteur imprudent jusqu'à ce que le vertige le pousse dans le vide.
La Demoiselle Blanche au miroir étourdit et fait tournoyer sa victime dans les airs avant de la laisser retomber sans mémoire.

Les Dames Blanches sont aussi messagères de mort et de catastrophes: il y avait autrefois à Mortaille-sur-Sèvre une fontaine qui inspirait la terreur. Après avoir fait 5 fois le tour du dallage, on voyait apparaître une forme blanche ressemblant à une statue de neige qui soupirait et s'agitait. Les formes se précisaient et l'on pouvait voir une grande femme aux cheveux clairs, vêtue d'une robe blanche. Rempli d'effroi, on voulait s'enfuir. Mais sans cesse l'ombre rattrapait le fuyard et ne retournait à ses fumées qu'après lui avoir prédit peines et deuils qui toujours se réalisaient.

 

La Dame Blanche est une des rares fées qui ne s'est pas fanée, qui s'est toujours adaptée aux modes du temps jusqu'à troubler des ses voiles brumeux les techniques de l'audiovisuel. La petite Blanquette des fontaines fait régulièrement la une des journaux. Un peu partout la même histoire se répète: il fait nuit, il pleut, les phares de la voitures éclairent brusquement au coin d'un carrefour de campagne la forme mince d'une jeune fille vêtue de blanc. Elle fait signe de la main et le conducteur s'arrête, pour la conduire plus loin. Elle paraît si fragile dans sa robe trempée qu'il lui propose son manteau. Après quelques kilomètres, elle lui montre où l'arrêter; et avant même qu'il ne ralentisse et se gare, elle disparaît comme ça, tout à coup sans bruit, sans ouvrir la portière. Il aimerait récupérer son manteau que, dans la hâte, elle a emporté. La porte d'une maison s'ouvre, une dame le fait entrer et se trouble à son récit, sanglote à la description de l'inconnue dont il reconnaît les traits sur la photographie qu'elle lui tend: c'est celle de sa fille, tuée dans un accident il y a 5 ans. Une voiture l'a renversée justement à ce carrefour. Ce n'est pas la première fois qu'elle «revient»; d'autres automobilistes sont déjà venu lui raconter leur étrange aventure. A chaque fois «la blanche passagère» s'évanouit devant son ancienne demeure et regagne le cimetière.
Sur la pierre tombale de la jeune défunte, qu'il est allé visiter sans trop y croire, son manteau est posé... 

Dames Noires et Dames Rouges

 

Dame Noire. Dame Rouge.

Les Noires et Rouges se ressemblent très fort. Si la noire se montre certaines nuits «hideuse et affreusement dentue» elle est le plus souvent pareillement à la Rouge, «d'une irrésistible beauté» offrant les appas sournois d'une «daymone et louve de luxure». MOnstre de perversité, elles s'ingénient au mal. Volent et dévorent les enfants, obligent leurs amants d'une nuit à se soumettre au plus démoniaques débauches. Elles redoutent les miroirs et ne supporte la vue de leur image que dans le reflet des eaux corrompues.

Les Dames Noires et les Dames Rouges qui ont mal tourné, et sont devenues méchantes le jour où elle ont toqué leurs belles vêtures de lumière contre des robes aux couleurs des ténèbres.
A Chateaugay (Puy-de-Dôme), des Dames habillées de noir, dont la vue et très redoutée, dansent en rond au clair de lune sur un monticule. Dans le Beaujolais les Dames noires et hideuses frôlent par les nuits obscures ceux qui se trouvent dans le voisinage des mares. La châtelaine de Montanges apparaît en Dame Noire au Rieu d'Enfer. Elle précipitait dans le torrent ses amants dont elle avait épuisé les charmes.
La demoiselle Noire de Gruchy était magicienne et connaissait le moyen de se transformer en toutes sortes d'animaux. Insatiable maîtresse, elle faisait entrer les jeunes gens dans sa tour, ouis quand elle en était lassée, les changeait en bêtes ou en plantes. Ceux qui osaient lui résister étaient éventrés, leurs intestins mis à sécher sur les haies d'aubépines.
Margot la Noire mangeait les enfants. Les mères avaient bien soin de les garder cachés car, dès qu'elle en connaissait un gras à point, l'ogresse envoyait ses gardes le quérir.

La robe des Dames Rouges est aussi rouge que leur peau est blanche. Elles sont «comme le sang sur la neige», et ce contraste évoque parfaitement leur appétit de luxure et de chair vive. Elles capturent les hommes en ouvrant leur manteau écarlate, offrant à la vue un corps que nulle autre Fée ne peut égaler non par perfection de beauté mais par le sortilège érotique qui l'anime»
Celui qui tombe entre leur griffes au milieu de la nuit n'est plus qu'uns peau vide et rêche au matin, tant les belles l'ont vidé de toute vie. Elles collectionnent les âmes piquées sur des aiguilles à chapeau.

Les Enchanteresses

 

Les Enchanteresses.

 

On les représente toujours merveilleusement belles. Elle n'hésite pas à employer toutes sortes de magies -la «rouge» celle d' l'amour  de préfèrence_ pour arriver à leurs fins. Elle se changent parfois en d'hideuses sorcières et se plaisent à resurgir plus plaisantes encore l'instant d'après. Les Enchanteresses -quoiqu'elles y prétendent- ne sont pas des Fées, mais des mortelles qui, par études, par initiation, ont acquis certains arts des Fées et puissances d'enchantements. Peu d'entre elles peuvent s'enorgueillir d'une lointaine parenté avec le royaume de Féerie. Ou bien comme Viviane, elles ont obtenu d'un mage la science d'enchantement. On dit qu'elles ne sont pas toujours bonne, jalouses, capricieuses et que leur part mortelle les rend fort dangereuses.
Grâce à leurs pouvoirs, elles agissent pareillement aux fées et Parques sur le destin des hommes. Quelques fois par amour, par profit ou perfidie.

 

Le chevalier entra par aventure au-dedans de la forêt. De longue errances le menèrent à la clairière du bois. C'était un feuillage de nœud de plusieurs chemins. Le feuillage après s'être serré au point que les ramures s'enlaçaient à lui, s'éclaircit, et le preux entra au-dedans d'un cercle de lande verdoyante. Là il vit la vieille dame hideuse. Si laide, groin de porc et crocs au-dehors. Tachelée et naine, bosselée des membres, un œil crevé, l'autre chassieux qui le regardait derrière des cheveux en paillasse tombant jusqu'à terre.
Elle prit un air mielleux pour l'appeler et à sa voix qui semblait un chant d'oiseau il se sentit faillir. Elle lui dit: «Beau sire, me voulez-vous épouser?» En d'autres lieux, hors de là, sans doute en aurait-il été autrement. Il aurait ri, ou se serait fâché et aurait poursuivi sa route plus loin, la délaissant.Mais il ne bougea pas. Il lui tendit même la main pour l'aider à monter en selle.

Cette fois il n'eut plus à lutter pour se frayer un passage au milieu des taillis, car ceux-ci s'écartaient avant qu'il n'en franchisse les murs et derrière eux se refermaient. Bientôt un château se montra à la fin d'une allée magnifiquement bordée de vergers.
De belles dames parées les aidèrent à descendre et à traverser maints jardins jusqu'à une salle immense où se dressait un autel apprêté pour la cérémonie. Il y eut banquet et bal et moult autres festivités et, à minuit, les époux furent conviés à se rejoindre dans la chambre nuptiale.
Comme le mari hésitait, elle dit de sa voix douce: «Ne voulez-vous pas vous coucher beau sire ?» Et ouvrant les yeux comme si il s'agissait de la première fois, il découvrit la plus belle femme qu'il ait jamais vu. «Je suis bien votre épouse, doux sire, dit-elle, en m'épousant vous m'avez à moitié délivrée de mon sort. Cependant au matin je devrais reprendre ma triste apparence, et ce la moitié de chaque jours, à moin que vous ne puissiez répondre à une question.»

«Préférez-vous me voir belle le jour et hideuse la nuit, ou préférez-vous me voir la nuit aussi belle qu'à cette heure et me laisser dans la journée recouvrer cette monstrueuse figure dans laquelle vous me vîtes ?»
Après un moment de réflexion le chevalier lui dit: «Je suis incapable de répondre à votre question. C'est à vous de choisir ce que vous préférez.»
«Voilà la bonne réponse à ma question, s'écria-t-elle. Car vous m<'avez offert ce que toutes les femmes désirent: la liberté de choisir sa propre vie. Désormais le sort est à jamais rompu. Jamais plus vous ne verrez la dame hideuse. A vous je serais pour toujours.
Et il en fut ainsi.

Les Goblins

Les Goblins sont une race de petit êtres noirauds et taquins- c'est aussi un terme générique utilisé parfois pour désigner les plus laids des habitants de Féerie, ceux qui prennent souvent un aspect animal; témoin de leur nature bestiale. Ce sont les voleurs et les bandits de Féerie, les compagnons des morts, surtout le jour du Sabbat.
De plus, ce sont des tentateurs; ils font souvent miroiter les fruits interdits de Féerie aux malheureux qu'ils mènent à la ruine.

Tous les Goblins ne sont pas d'essence diabolique. Ceux qui hantent les mines sont généralement bien disposés envers les humains.

Les Frappeurs dans les mines d'étain des Cornouailles et du Devon indiquent les veines les plus riches en minerai en donnant des coups sur le roche, d'où leur nom.
Tout en se montrant amicaux envers les mineurs, ils aiment bien les farces. Le Frappeur est un exhibitionniste, il n'aime rien tant que provoquer les ouvriers en accomplissant d'horribles grimaces et des danses grotesques.

Au travail sous terre le mineur doit laisser au Frappeur un fragment de son repas traditionnel, la galette, sinon la colère du petit être pourra lui porter malheur. Il ne faut ni siffler ni jurer, ce qui les indispose au point qu'ils répliquent en lançant des cailloux magiques quoique inoffensifs.

Il y a encore dans les Cornouailles des centaines de mines d'étain abandonnées où des Frappeurs attendent de révéler un filon insoupçonné au mineur aventureux.

Mais Les Frappeurs de l'ancienne mine de Chaw Gully, à Dartmoor, surveillent jalousement leurs souterrains. On dit que les profondeurs de la mine recèlent des veines d'or et d'étain, et au-dessus de la mine, sur un piton rocheux, des oiseaux noirs veillent en silence.
Celui qui a le courage de lancer une corde dans le puit obscur pour y descendre voit fondre sur lui, quand il est à mi-chemin, les oiseaux noirs. Les rapaces l'entourent avec des cris rauques, une main décharnée brandit un couteau et coupe la corde en même temps que la vie de l'homme. Le lendemain on retrouve son corps étendu à l'entrée de la mine.

  Les Lutins

 

Ces petits esprits turbulent adorent voler des chevaux et des poneys pour leurs folles chevauchées nocturnes sur la lande, et ils tirent sur les crinières de leurs montures pour les faire courir, tant et si bien qu'on les trouve tout emmêlées. Ceux qui reste à la maison ne sont pas plus à l'abri de leurs farces, car ils s'amusent à lancer pots et marmites aux filles de cuisine.

Les Lutins aiment à s'amuser mais travaillent dur, néanmoins, et souvent, ils battent le grain de nuit en échange de pain et de fromage. Un fermier reconnaissant, ayant remarqué que le Lutin qui battait son blé était vêtu de loques, dit à sa femme de lui faire un habit à sa taille, et le laissa sur son lieu de travail.
Le Lutin,quand il aperçut l'habit neuf, oublia le grain, ravi, il endossa le costume et se mit à chanter.

«Manteau neuf, Gilet neuf,
Un beau pantalon!
Vous êtes fiers, moi content,
Plus jamais je ne travaillerai!»


Ce qu'il fit, laissant le paysan regretter sa gentillesse.

Quand les fées, le jour ou la nuit, s'amusent à modifier subtilement le paysage pour vous égarer, cela s'appelle se faire «LUTINER». En Irlande, on attribue cet «égarement» à une touffe d'herbe ou de gazon enchanté qui ensorcelle celui qui marche dessus. Par exemple, quiconque travers un champ ne trouve plus la sortie qu'il avait si bien repérée de l'entrée, même en examinant systématiquement les haies qui l'entourent. D'autre fois, un promeneur s'apercevra qu'il va dans la direction contraire à elle qu'il avait choisi, et il a beau changer de chemin, rien n'y fait.
On peu annuler le sort de façon traditionnelle, en enlevant son manteau et en le remettant à l'envers.

 

 Les esprits aquatiques

L'eau a toujours été primordiale dans le monde des fées. Ses pouvoirs opposés (elle est celle qui pourvoit à la nourriture, fait croître les moissons, mais aussi celle qui prend la vie), assurent une grande puissance aux divinités qui lui sont associées.
De même que les rivières et les étangs où ils demeurent, les Glésines, Ondines, Lutines, Lorelei, Roussalki, Naïades et autres allient la beauté à la perfidie.

Le Coquillard est un bogou écossais qui hante les torrents d'eau douce. Les coquillages qui le recouvrent s'entrechoquent à chacun de ses mouvements.

Son plaisir est de jouer des tours aux voyageurs à les troubler et à les égarer.

Le Coquillard.

Urisk.

Urisk est un esprit solitaire d'Ecosse qui hante les étangs perdus. Il recherche souvent la compagnie des humains mais son aspect bizarre son aspect terrifie ceux qu'il approche.

La Glésine est un esprit aquatique, chèvre d'un côté, femme et séduisante d' l'autre. Elle tente de cacher ses attributs caprins sous une ample robe.

La Glésine entraîne les hommes à danser avec elle puis se nourrit de leur sang comme un vampire. Elle a la perversité caractéristique des fées, car elle peut aussi se montrer bienveillante et prendre soin des enfants et des vieilles gens avec douceur.

Parfois, encore elle gardera le bétail d'un fermier.

La Glésine


Otarelles.


Les mer qui baignent l'Orkney et le Shetland abritent les timides Otarelles, ou Phoque Enchantés. Une Otarelle femelle peut se dépouiller de sa eau de phoque et gagner le rivage sous la forme d'une belle jeune fille. Lorsqu'un humain arrive à s'emparer de sa peau, l'Otarelle sera pour lui une bonne épouse, quoiqu'un peu mélancolique. Mais, si jamais elle récupère sa peau, elle regagne immédiatement l'océan, laissant son mari mourir. L'Otarelle mâle lève des tempêtes et fait sombrer les navires pour se venger des massacres aveugles qui subissent les habitants des mers.


En Irlande les habitants des mers sont appelés Merriens et on les distingue aisément des autres esprits aquatiques parce qu portent des bonnets de plumes rouges pour plonger dans les gouffres où ils demeurent.
Que leurs bonnets soient dérobés, et ils sont incapables de retrouver leurs autres marins. Les femelles, les Merriennes, sont belles. De même que les autres Sirènes, elle apparaissent comme présage pour annoncer les tempêtes. Par nature elles sont douces et s'éprennent souvent de pêcheurs mortels, ce qui s'explique en partit par l'extrême laideur des Merriens. Malgré leur aspect menaçant les mâles ont des qualités, un tempérament en générale aimable et gai, par exemple. Mâles et femelles viennent parfois sur la terre ferme sous forme de petits bestiaux sans cornes.


Merriens

 




 
 


 


 


 



 

 

 

L’elfe et le papillon

 


 


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posté le 09-10-2008 à 22:47:25

le royaume des fées et des elfes


                                            



        
                  

                             
                                           


                                                                   


 
 


Commentaires

 
 
 
posté le 09-10-2008 à 22:29:34

Les elfes sont-ils partout?




                   
       


                     
                  


                      


                       
             

                                                 

                      


                       

                     
                                       

                                 



 










  
     
 

           

 

                        
              
                                                                              






    
 

 

              

                        
les elfes noirs



leur naissance

"Nous devons frapper nos ennemis par l'acier de nos lames et la haine de nos coeurs. Le faible succombe pour que le fort domine et nul ne doit donc être épargné par nos guerriers, car c'est ainsi que le monde comprendra le vrai sens de la peur."
Malékith, Roi Sorcier de Naggaroth

La race des elfes noirs naquit dans la guerre, un conflit qui dure maintenant depuis plus de cinq mille ans. Les origines de cette terrible guerre reposent sur un seul être, un prince haut elfe du sang le plus noble, mais dont le destin était de devenir le Roi Sorcier des elfes noirs. Cette abomination s'appelait Malekith.
Malekith était le fils d'Aenarion, le premier Roi Phénix, et de la mystérieuse et très belle prophétesse Morathi. II fut élevé pour devenir un redoutable guerrier et un grand sorcier.
A la mort d'Aenarion, nombreux furent ceux qui doutèrent que Malekith puissent faire un bon chef, il fut alors évincé au profit de Bel-Shanaar, qui devint le second Roi Phénix. Cachant son ressentiment et sa frustration, Malekith décida d'attendre son heure pour revendiquer le trone. Personne ne suspectait ses mauvaises intentions ni son inextinguible soif de pouvoir.
Malekith mit à profit cette période. Dans les colonies, il mena avec succès des campagnes contre les orgues et les forces du Chaos. Ses expéditions le conduisirent jusqu'aux territoires glacés, loin au nord du Nouveau Monde. Il y trouva dans les ruines d'une cité préhumaine la Couronne de Fer, un artefact doté d'un puissant pouvoir. Pendant plusieurs dizaines d'années, il intrigua pour se hisser jusqu'à une position surpassée uniquement par le Roi Phénix lui-même, puis, le moment venu,Malekith proclama que Bel Shanaar était un adorateur secret des dieux du Chaos, puis il l'empoisonna. Croyant qu'il ne lui restait plus qu'à se couronner lui même Roi Phénix, Malekith traversa le feu sacré du dieu Asuryan, épreuve que tout Roi Phénix doit subir pour prouver sa légitimité à la couronne. Malekith pensait pouvoir supporter l'épreuve comme son père l'avait fait avant lui, mais il se trompait terriblement. La flamme d'Asuryan ne se laissa pas traverser par cet être corrompu. Horriblement brûlé et mutilé, Malekith fut violemment rejeté vers le coté de la plateforme par lequel il était entré.
Les deux partis étaient d'une force équivalente. Les nombreux disciples de Malekith maîtrisaient la sorcellerie. héritiers de ces elfes errants qui avaient suivit Aenarion après qu'il se fut emparé de l'Epée de Khaine. Il n'y avait pas meilleurs combattants dans toute la race elfe. Leur place forte située dans les montagnes au nord d'Ulthuan était une base quasiment inexpugnable d'où ils pouvaient lancer des attaques. Au début, ils étaient aussi organisés et disciplinés que leurs ennemis étaient désordonnés. Cependant, le nouveau Roi Phénix pouvait faire appel aux redoutables Chevaucheurs de Dragons de Caledor et aux légions des Gardes Phénix.
Malekith recouvra ses forces et fit appeler ses armuriers. Avec l'aide des sorciers qu'il avait initiés à la Magie Noire et d'Hotek, un prêtre renégat de Vaul, il se forgea une armure noire pour contenir et renforcer son corps mutilé par le feu. Sur son casque cornu fut scellée la Couronne de Fer. L'armure fut soudée directement sur son corps le jour où elle fut forgée. La douleur n'était rien à supporter à côté de la chaleur des feux d'Asuryan. Depuis ce jour, ceux qui posent les yeux sur Malekith ne peuvent s'empêcher de frissonner, il est devenu une véritable incarnation de la mort et on l'appelle maintenant le Roi Sorcier.
Nombreuses furent ses victoires, mais aucune ne fut décisive. Lentement mais sûrement, la vérité sur ce qui s'était réellement passé apparut au grand jour et lentement mais sûrement les hauts elfes se rallièrent à Caledor. Le nouveau Roi Phénix eut souvent l'occasion de montrer ses talents de général. Il tendit de nombreux pièges et embuscades aux forces du Roi Sorcier. Les Lions Blancs le protégèrent contre de nombreuses tentatives d'assassinat et son entourage personnel de sorciers saphériens contrèrent tous les sorts mortels lancés contre lui. Finalement Caledor se retrouva face au Roi Sorcier en personne au cours d'une bataille et défit sa plus puissante armée, la repoussant jusqu'aux marais de Maledor.Le Roi Sorcier mit au point un ultime stratagème. Il rassembla tous ses sorciers et leur révéla un plan aussi fou qu'audacieux : il avait l'intention de dissiper le vortex pour laisser entrer le Chaos par les Désolations Nordiques. Le Roi Sorcier et ses sbires pourraient appeler les dieux du Chaos eux-mêmes pour les aider à battre Caledor. Engagés déjà très loin dans la folie, nombreux furent les elfes noirs à accepter. Au crépuscule, sous un ciel zébré d'éclairs multicolores, le Roi Sorcier et ses disciples tentèrent de mettre à exécution leur plan diabolique.Soudain, une onde de choc mystique frappa en retour le Roi Sorcier et ses disciples dont plusieurs furent foudroyés. Les terres furent ébranlées et se cabrèrent telles un cheval terrifié ; un ouragan d'énergie magique dévasta la contrée. Rien ne pouvait résister aux terribles forces libérées. La terre elle-même fut secouée de convulsions titanesques, et des séismes secouèrent toute l'île, rasant les cités et soulevant des montagnes. Une vague de plusieurs centaines de mètres s'abattit sur l'île et la mer recouvrit une grande partie du nord d'Ulthuan. Des dizaines de milliers d'elfes périrent, emportés par des vagues énormes, engloutis dans des crevasses, foudroyés par des éclairs magiques. L'onde de choc fut ressentie jusqu'aux Montagnes du Bord du Monde.Pendant que les flots se ruaient à l'assaut des terres, le Roi Sorcier et la plupart des siens invoquèrent de terribles sorts. Tandis que les vagues s'abattaient sur les collines alentours, les palais des sorciers se soulevèrent du sol, et se mirent à flotter à la surface des flots déchaînés. Aussi vastes que des icebergs, ils dérivèrent vers le nord transportant le reste des disciples du Roi Sorcier. Ainsi furent créées les sinistres arches noires de Naggaroth.Le royaume félon des elfes noirs était né ils le nommèrent Naggaroth. La mort et la destruction seraient leur héritage, largement distribué à toutes les races du monde de Warhammer.

Les elfes noirs adorent Khaine le dieu aux mains sanglantes, Khaela Mensha Khaine en langage elfique.Il est le dieu de la guerre, du meurtre et de la haine. II est le dieu destructeur, qui représente le fait que pour qu'il y ait la vie, la mort doit exister, pour qu'il y ait la paix il doit y avoir la guerre, pour qu'il y ait la joie il doit y avoir la souffrance et pour qu'il y ait l'amour il faut la haine.II n'existe pour les elfes noirs qu'un dieu, Khaine, car leur vie n'est régie que par la mort, la guerre, la souffrance, la haine et le meurtre. Il n'ont pas le temps de penser à la vie, la paix, la joie ou l'amour et certainement pas aux dieux qui symbolisent ces nobles sentiments. Ils sont totalement voués à Khaine. Leur vie est contrôlée par le côté noir de leur caractère et ils recherchent toute opportunité de semer mort et carnage. Ils ne s'épanouissent que dans leur religion violente et appliquent ses préceptes à la moindre occasion.La société des elfes noirs comprend de nombreux cultes religieux faisant allégeance à leur dieu. Les Furies sont les plus nombreuses et les plus célèbres.Elles sont les épouses de Khaine, aux corps musclés et agiles, beautés fatales, cruelles et malveillantes. Nombreux sont ceux qui donneraient leur vie pour s'abandonner à l'étreinte d'une Furie de Khaine.

Les elfes noirs vivent dans six cités fortifiées dont les innombrables tours noires émergent, comme des pics de glace, de la roche froide et dure de Naggaroth. Toutes ces cités sont des endroits sombres et sinistres, empestant la mort et la souffrance. Leurs lugubres donjons sont remplis de captifs dont les plaintes et les gémissements traversent les murs des hautes tours, propageant un sentiment de douleur et de désespoir. Au sommet de ces tours imprégnées de mal et de fatalité, les sorciers de Naggaroth lancent leurs sorts maléfiques sur le monde.Autour de ces villes, le pays est lugubre et aride. Vers le nord, les terres sont désertiques et soumises aux assauts du vent. Quelques aiguilles de roche dénudée émergent ça et là et des geysers crachent une eau noire et empoisonnée. Vers le sud, la terre devient un peu plus fertile et la température suffisamment élevée pour permettre l'existence de quelques forêts de pins lugubres, ainsi que de vastes plantations où des esclaves travaillent jusqu'à la mort pour approvisionner les cités.Naggarond, la cité la plus sinistre du monde, est la ville principale de Naggaroth. Ses murailles de pierre noire culminent à plusieurs centaines de pieds et sont percées de quatre portes gigantesques fermées par des battants d'acier hauts de cinquante pieds. Les remparts comptent une centaine de tours plus hautes que les murs, l'ensemble semblant émerger directement de la roche. Au sommet de ces tours flottent les bannières noires du Roi Sorcier. Les têtes des victimes sacrifiées sur les autels de Khaine sont empalées sur des piques réparties le long des remparts et la peau des écorchés vifs est suspendue aux murs.

Les hauts elfes
"Notre belle terre est assiégée de toutes parts mais nous résistons comme nos pères l'ont fait avant nous. Nous sortirons victorieux et plus intraitables que jamais de ces temps agités où nos frères corrompus viennent ravager nos rivages. Nous sommes les Asur, les fils d'Ænarion, et jamais Ulthuan ne tombera."
Prince Tyrion, Défenseur d'Ulthuan


Les Hauts Elfes sont un peuple fier et brave. Étant les meilleurs navigateurs ils colonisèrent certaines régions du Vieux Monde et fondèrent des comptoirs un peu partout autour du globe, notamment à la pointe sud de la Lustrie, des Terres du Sud et en lointaine et mystérieuse Cathay.

C'est sur leur île-continent d'Ulthuan qu'ils vécurent la Déchirure, sombre période pendant laquelle le sorcier Malékith tenta de s'emparer du pouvoir afin de satisfaire son ambition. La guerre civile qui s'ensuivit fut terrible, et Ulthuan faillit être engloutie : la magie éventra la terre alors que les mages s'affrontèrent. C'est cette période qui fut à l'origine de la sépararation entre deux nouvelles nations elfiques: Les Hauts Elfes, fidèles aux traditions et à leurs héritage et les Elfes Noirs, suivants de Malékith pervertis par le Chaos.

Bien des siècles plus tard, les Hauts Elfes connurent la guerre de la barbe face aux nains. Après plusieurs sècles de conflit, les Hauts Elfes quittèrent le vieux monde pour rejoindre Ulthuan assailli à nouveau par Malekith. Certains colons choisirent de rester en refusant l'autorité de leur Roi, ils formèrent alors les Elfes Sylvains.

Bien que l'invasion Elfe Noir fut repoussée,les Haut Elfes sont toujours en guerre contre leurs cousins maléfiques 


elfe ailé
Leur apparence se rapprochent plus des fées que de leur cousin les elfes. Selon une légende, leur race serait issue d’une histoire d’amour entre un elfe et une fée. Vivant entre les deux mondes, ils se sont isolé des autres races. De plus, ils sont pourchassés pour leurs ailes qui sont utilisées pour les objets artisanaux et magiques auprès des dames de la haute société.


Les elfes sylvains figurent parmi les races les plus anciennes du Vieux Monde. Leur vaste royaume secret au coeur de la forêt de Loren est resté caché et libre pendant des siècles. Inlassablement, les éclaireurs et les forestiers gardent la forêt et aucun ennemi n'a jamais pu conquérir ce territoire. Ils ont apprivoisés les fauves, les oiseaux de proie géants et se sont liés d'amitié avec les hommes arbres et les Dryades qui hantent les forêts. On prétend que leurs maîtres sont eux-même capables de changer de forme pour se transformer en demi-dieux qui sèment la peur et la confusion dans le coeur de leurs ennemis.
Les elfes sylvains sont physiquement très proches des hauts elfes dont ils descendent directement. Ils sont grands, élancés, élégants et leurs mouvements sont gracieux, ils peuvent être très agiles et rapides en cas de besoin.Les elfes s'adaptèrent rapidement à la vie forestière, vivant et s'établissant parmi les arbres, chassant ou récoltant les ressources disponibles. Ils cessèrent toutes relations avec Ulthuan, se déclarèrent indépendants des rois Phénix et commencèrent à bâtir une nouvelle société, mais ne s'écartèrent jamais des traditions ancestrales des elfes qui restaient gravées dans leurs mémoires. Isolés des ressources d'Ulthuan et de l'enseignement des sages, leur art et leur magie se développèrent différemment. A cause de ce changement de vie, ils évitèrent sans le savoir les tentations de puissance et de luxe qui corrompaient leurs distants cousins et devinrent un peuple rude et simple.La principale source d'inspiration des elfes sylvains est l'intuition plus que l'apprentissage. Ils possèdent un sens inné de communication avec les éléments naturels et se sentent en parfaite harmonie avec les arbres et les animaux. Ainsi, intrigue et ambition leurs sont inconnues et de nombreuses autres passions destructrices existant dans la psyché elfe ne se manifestent pas chez eux.
Les elfes sylvains sont rusés, discrets et instinctivement très méfiants vis à vis des étrangers et de toute rupture de l'équilibre naturel. Ils évitent les contacts avec les autres races et sont sans merci contre ceux qui envahissent leur royaume avec des intentions malveillantes ou qui le ravagent par ignorance ou insouciance. Ils sont devenus les défenseurs de la forêt.
Après leur installation et leur alliance avec les esprits des bois dont ils devinrent les amis, les elfes sylvains devinrent les gardiens de la forêt, la protégeant contre les migrations humaines et orques. Ces tribus furent dissuadées de pénétrer dans la forêt et la considérèrent vite comme un endroit hanté et dangereux à éviter. Partout ailleurs, les hommes défrichèrent pour cultiver la terre et bâtir leurs cités pendant que les orques jetaient les arbres au sol pour construire leurs bastions ou pour faire de gigantesques feux de joie. D'immenses étendues sauvages subsistent pourtant partout dans le Vieux Monde, certaines s'étant même reformées après l'abandon des champs et des villages ravagés par les guerres alors que d'autres régions jusque là vierges étaient traversées par les routes marchandes. De toutes les grandes forêts du Vieux Monde, celle de Loren est la plus sauvage et 1a mieux protégée.
Il est très difficile de rencontrer ou même d'apercevoir un elfe sylvain à moins qu'il ne le veuille vraiment. Si un intrus s'aventurant dans leur royaume arrive à en apercevoir un, même du coin de l'œil, cela risque bien d'être sa toute dernière vision ! Les elfes sylvains sont si difficiles à trouver que le roi bretonnien doit envoyer ses meilleurs chevaliers comme messagers personnels.
En de rares occasions, les elfes sylvains envoient une armée hors du royaume forestier pour combattre le long de ses frontières ou pour aider leurs alliés les bretonniens contre des ennemis communs. De tels événements entrent rapidement dans la légende.
Les elfes sylvains peuvent altérer la forêt et le temps lui-même avec leurs étranges enchantements. Leurs cités sont cachées aux yeux du reste du monde et les voyageurs peuvent errer longtemps à travers la forêt sans être autorisés à retrouver leur chemin, attendant que les forestiers les aient observés et aient deviné leurs intentions.Avec le temps passé dans la forêt, les elfes sylvains s'intéressèrent aux dieux ancestraux. Ces dieux s'appelaient Kurnous et Isha, le Grand Veneur et la Mère Nature. L'esprit de Kurnous se manifeste dans les animaux et dans l'impitoyable sauvagerie de la nature, alors que celui d'Isha habite les plantes et les sources limpides qui jaillissent de la terre. En Ulthuan, leur adoration avait été éclipsée par les cultes plus récents de la civilisation, du pouvoir et de la décadence. Au plein cœur des forêts sauvages, ces anciennes puissances semblaient palpables.

les elfes gris
Les Elfes Gris sont issus d'une souche elfique particulière, qui vivait en Imur avec les kéaris. Au moment du Cataclysme, ils suivirent les kéaris rescapés en exil, et s'installèrent comme eux dans les hautes montagnes.
Leur apparence a été modifiée à la fois par les influences du Chaos et par leur mode de vie et le métissage avec les kéaris.
Les Elfes Gris sont plus grands et robustes que leurs congénères, en fait de taille et de corpulence similaire à un humain mince et musclé. Ils sont de santé solide. Ils sont agiles et adroits, mais malgré la pratique d'activités physiques comme la forge et la mine, ils n'atteignent pas la force d'un humain.
Leurs cheveux sont le plus souvent gris acier, mais peuvent aussi être argentés ou blond cendrés. Leur peau est selon les familles très blanche voire bleutée (ancêtres kéaris) ou bien brune. Leurs yeux en amande sont le plus souvent clairs, de toutes les tonalités de bleu ou gris.
Les Elfes Gris sont depuis toujours fascinés par l'art de la forge et de la métallurgie. Ils travaillent le métal avec talent et passion, et réalisent de splendides objets d'art, des armes et des armures sans égal, et des alliages secrets.
Ils partagent avec les Nains l'amour de la pierre et des gemmes, et la patience qui fait les bons forgerons. Ils ont de ce fait appris la langue naine, la plus riche en vocabulaire dans ce domaine, et ils la parlent couramment entre eux et lors de leurs voyages.
Les Elfes Gris sont peu nombreux, et leur existence reste secrète car ils ne peuvent se révéler sans risquer de révéler aussi leurs frères, les kéaris. Les seuls qui quittent Tananrog régulièrement sont les marchands qui vont commercer avec les Nains, et les maîtres qui vont échanger avec eux des savoirs jalousement gardés. La spécificité de ces échanges assure leur discrétion.
Quelques Elfes Gris deviennent aventuriers. Ils recherchent alors toujours des trésors sous forme de gemmes, de métaux précieux, d'objets en métal ouvragés, d'armes et d'armures en alliages spéciaux ou enchantés.
D'autres aventuriers Elfes Gris sont des prospecteurs. Ils recherchent des richesses minières, et s'en assurent l'exclusivité, quitte à négocier avec des Nains la défense de la mine en échange d'un partage des ressources. Il n'est donc pas rare de rencontrer des petites communautés isolées de Nains et d'Elfes Gris exlpoitant une mine ensemble.
Les Elfes Gris portent des vêtements différents selon qu'ils sont à Tananrog ou ailleurs.
Chez eux, où le climat artificiel est clément, et où la chaleur des forges maintient dans les habitations souterraines une atmosphère sèche et tiède constante, ils portent des vêtements légers. Les hommes portent des pantalons ajustés de toile fine et des tuniques brodées assorties, et des bottes ou des sandales. Les femmes portent des robes longues de tissu flottant léger ceinturées et serrées sous les seins, et des fichus colorés par dessus.
Pour travailler, les deux sexes portent des habits de toile épaisse ou de cuir qui protègent des blessures accidentelles et des brûlures.
Le métal étant leur richesse et leur fierté, les Elfes Gris arborent des bijoux ouvragés ornés de gemmes, des armes de belle facture et pour les plus fortunés des guerriers des armures de grande qualité.
Quand ils quittent leur cité, ils rajoutent à leurs tenues habituelles des vestes de toile épaisse doublées de fourrure, et des capes elfiques grises qui leur permettent de se dissimuler.

les elfes de glaces
Contrairement à la plupart des autres races elfiques, les elfes des glaces aiment la simplicité. La température de leur région les a poussé à préférer des habits chauds aux vêtements luxueux portés par les Haut-Elfes, et leurs bâtisses retiennent plus facilement la chaleur que l'admiration de leurs visiteurs.A travers la simplicité, ils définissent un certain émerveillement face à la nature à "l'état pur" : la neige qui tombe, et les étendues froides présentent pour eux plus d'intérêt que les forêts encombrées.La pureté de la neige et de la glace ont pour eux toute leur dévotion.Ils sont admiratifs devant toutes les formes de vie existant dans ces contrées glaciales (fleurs des neiges par exemple).Les elfes des glaces ont appris à se camoufler dans les régions froides, ils portent souvent des couleurs claires, rappelant la neige ou le froid en général afin de ne pas attirer l'attention des animaux sauvages en mal de nourriture.Cela fait des générations que les arcs ont été abandonnés, car les peaux robustes des animaux de ces contrées rendent leurs flèches quasiment inoffensives et on leur préfère les armes plus efficaces telles que les fines lames ou les fleurets. On ne trouve également quasiment pas de éleveurs ou de cultivateur parmi eux en raison de l'inutilité de ces métiers dans de telles régions.
En revanche, tailleurs et pêcheurs sont très répandus dans ces régions hostiles, car ces métiers sont nécessaires à leur survie.On dit de ces elfes que rien ne les atteint, tout comme la glace, ils paraissent lisses et les problèmes semblent passer près d'eux sans jamais les toucher.
Ainsi, ils paraissent eux-mêmes assez froids voire insensibles dans certaines situations, attitude qui passe souvent pour du dédain, ou de l'indifférence.
Pourtant, ces êtres sont dotés d'une grande sensibilité,le froid semble avoir développé chez eux un état de mélancolie fréquente, voire dépressive chez certain.Les grands espaces, vides, ont fait naître une grande imagination, parfois trop débordante, où les rêves viennent peupler ces étendues qui n'attendent qu'à se remplir.Attirés par les grands espaces, ils se plaisent à imaginer un monde qu'ils ont rarement l'occasion de voir, confiner sur leurs terres glaciales, et qui attise chez eux une grande envie de voyage. Ils aiment raconter des histoires et imaginer les légendes qui les accompagneraient. Ainsi, une âme de conteur, musicien ou artiste les habite souvent. Les elfes des glaces semblent parfois évoluer dans un autre monde, à une autre époque, détachés du temps et de l'espace. Sur leurs terres découpées du monde, les saisons n'existent quasiment pas, et d'un monde statique ils cherchent sans doute à rompre l'immobilisme par leur attitude rêveuse.
Nostalgiques, mélancoliques, rêveurs et instables... il est parfois difficile de définir ces êtres amoureux d'une nature qui semble aux yeux de tous inexistante...
Enfin, on les dit changeants comme la neige. Ils passent d'une idée à l'autre, peu soucieux des problèmes qui semblent n'exister qu'un temps, et fondre une fois au sol.
  

 

les elfes de glaces
Contrairement à la plupart des autres races elfiques, les elfes des glaces aiment la simplicité. La température de leur région les a poussé à préférer des habits chauds aux vêtements luxueux portés par les Haut-Elfes, et leurs bâtisses retiennent plus facilement la chaleur que l'admiration de leurs visiteurs.A travers la simplicité, ils définissent un certain émerveillement face à la nature à "l'état pur" : la neige qui tombe, et les étendues froides présentent pour eux plus d'intérêt que les forêts encombrées.La pureté de la neige et de la glace ont pour eux toute leur dévotion.Ils sont admiratifs devant toutes les formes de vie existant dans ces contrées glaciales (fleurs des neiges par exemple).Les elfes des glaces ont appris à se camoufler dans les régions froides, ils portent souvent des couleurs claires, rappelant la neige ou le froid en général afin de ne pas attirer l'attention des animaux sauvages en mal de nourriture.Cela fait des générations que les arcs ont été abandonnés, car les peaux robustes des animaux de ces contrées rendent leurs flèches quasiment inoffensives et on leur préfère les armes plus efficaces telles que les fines lames ou les fleurets. On ne trouve également quasiment pas de éleveurs ou de cultivateur parmi eux en raison de l'inutilité de ces métiers dans de telles régions.
En revanche, tailleurs et pêcheurs sont très répandus dans ces régions hostiles, car ces métiers sont nécessaires à leur survie.On dit de ces elfes que rien ne les atteint, tout comme la glace, ils paraissent lisses et les problèmes semblent passer près d'eux sans jamais les toucher.
Ainsi, ils paraissent eux-mêmes assez froids voire insensibles dans certaines situations, attitude qui passe souvent pour du dédain, ou de l'indifférence.
Pourtant, ces êtres sont dotés d'une grande sensibilité,le froid semble avoir développé chez eux un état de mélancolie fréquente, voire dépressive chez certain.Les grands espaces, vides, ont fait naître une grande imagination, parfois trop débordante, où les rêves viennent peupler ces étendues qui n'attendent qu'à se remplir.Attirés par les grands espaces, ils se plaisent à imaginer un monde qu'ils ont rarement l'occasion de voir, confiner sur leurs terres glaciales, et qui attise chez eux une grande envie de voyage. Ils aiment raconter des histoires et imaginer les légendes qui les accompagneraient. Ainsi, une âme de conteur, musicien ou artiste les habite souvent. Les elfes des glaces semblent parfois évoluer dans un autre monde, à une autre époque, détachés du temps et de l'espace. Sur leurs terres découpées du monde, les saisons n'existent quasiment pas, et d'un monde statique ils cherchent sans doute à rompre l'immobilisme par leur attitude rêveuse.
Nostalgiques, mélancoliques, rêveurs et instables... il est parfois difficile de définir ces êtres amoureux d'une nature qui semble aux yeux de tous inexistante...
Enfin, on les dit changeants comme la neige. Ils passent d'une idée à l'autre, peu soucieux des problèmes qui semblent n'exister qu'un temps, et fondre une fois au sol.
 
 
 
 
 
 
 
 









































 















































































 

 


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